‹ Types d'architecture gothique, empruntés aux édifices les plus remarquables construits en Angleterre pendant les XII, XIII, XIV, XV, et XVI sièclesChapitre 10 sur 20 · IG · texte numérisé non relu

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suppléer les clianoines au chœur et à l'autel ( 1 ). Cette institution ne fut cependant régulièrement et définitivement organisée qu'à l'époque où Walter de lluUe , sousdoyen de la cathédrale de Wells en 1334 et archidiacre de Bath en 1342 (2), lit don de deux maisons et de terres situées dans le premier de ces deux diocèses, à leffcU d'y faire vivre en connnunauté les treize vicaires choraux alors attachés à la cathédrale.

En 1347, l'évéque Radulphus de Salopià , aussi appelé Ral|)h de Shrewsbury (5), rendit plusieurs statuts et mandements organiques relatifs à celle communauté ( 4 ) ;

(1) Vicarios chorales primus ordinavit, qui canonicorum vices in canendo et sacris opérande

peragerent Vicarios in ecclesiâ singulis prœbendariis ordinavit; tribus exceplis, quiljus

non provisit morte prievenlus. (Voir Godwin , De Prœsulibus Angliœ Commentaritis , in vilâ Jocelini de Wells, pp. 370 et 571, ainsi que Wharton's , Anglia sacra, pars i, p. oGi , et Colunson's , Ilislory of Somerselshire , vol. iii, p. 381.)

(2) Voir Le Neye's , Fasti , pp. 42 and io, ainsi que Dugdale's, Monaslicon , vol. vi , Pt. III, p. 1466. — London 1830.

(5) Radulphus de Salopià, muUum hic à Wellensibus nostris celebratur, quod collegii vicariorum primus extiterit fundator. {De Prœsulibus, p. 376, in vilà Radulphi de Salopiâ. ) Après avoir été, en 1528, gardien du garde-meuble royal et chancelier de l'université d'Oxford, il fut élu, en juin 1529, par les deux chapitres de Bath et de Wells et sacré évoque le 5 décembre même année, avant d'avoir reçu l'investiture du Pape, irrégularité qu'il ne put se faire pardonner, dit Walsingham, qu'au prix d'une énorme somme d'argent qu'il dut envoyer à Rome. Ce prélat se montra d'une ijrande munificence envers sa cathédrale et tout son diocèse ; il réédifia de fond en comble l'église de Winscombe et fit élever sur les terres de sa mense de nombreux édifices , nommément la Maison de Justice de Claverton, la Grande-Chambre de Evcrcreech et ime maison de choraux au coté occidental des cloîtres. C'est lui qui fit entourer le palais épiscopal de Wells d'une forte enceinte en pierre et d'un fossé. Il dépensa une somme énorme pour le défrichement de la forêt de Mendip et fit don aux églises de Bath et de Wells de riches vêtements sacerdotaux et autres ameublements ecclésiastiques dont il ne restait déjà plus rien au temps de Godwin , si ce n'est lin coffre tout bardé de fer qui servait à garder le sceau du chapitre. Ralph mourut en 1563 ù Wiveliscombe, et fut enterré en avant du mailre-autel de l'église de Wells; mais, comme l'emplacement de son tombeau gênait le service divin , on le déplaça plus tard , et c'est ainsi qu'il se trouve aujourd'hui encore situé en arrière de la chaire de vérité , dans le lias côté nord de cette église. (Voir Britton's, fFetls Calhedral, pp. 38, 59 and 109; Anglia sacra, pars i, in vità Radulphi (le Salopia, p 568; Di'gd.\le's , Monaslicon, vol. ii , pp. 278-279.)

( 4 ) Monaslicon , vol. vi , p. 1466 and notes ; voir aussi l'appendix.

t't ayii ni commencé , rannéc d'cnsuiic, In coiislruction d'un nouveau co'li'fjc clioral . il (il confiimor , par icllrcs patentes du roi , cette utile institution (pi'avaienl déjà iipprouvée les eliapilies métropolitains de Baili el de Wells. ( 1 ) Ces lettres patentes avaient pour teneur, d'une part, qu'une partie du territoire de l'église St. -André , ainsi (pic les maisons qu'y avait fait et qu'y ferait encore eonstrnirc le dit Ralpli . serait occupée et tenue en eomminiauté |)erpéluelle jiar les vicaires choraux de réj;lise susdite el par leurs successeurs ; et , d'autre p irl , ([uc le dit évéquc élail autorisé à prélever rcs|)eetivcmcnt une rente annuelle de 100 schellings sur les l)iens de la inense situés à Congrcsbnry cl sur d'autres propriétés de même nature sises à W'ookey ; el ce, ù l'elTit de doter annuelleniincnt el perpétuellcinent , au moyen des 10 livres sterling ù provenir d'ieellcs rentes, les dits vicaires célébrant actuellcmenl et (pii célébreront dorénavant l'oflice divin en l'église précitée , et d'augmenter par là leurs moyens de subsistance. .Nous donnons à l'appendice du présenl volume l'acte de cette donation. Peu de temps après, ce généreux prélat augmenta les ressources du collège clioral en lui donnant une nouvelle rente annuelle de fi livres 13 sous 4 deniers, ainsi que plusieurs propriétés situées sur les territoires de Wellsleigh , Eston et Dulcol , que W'alter de IluHe lui avail léguées en fidéicommis.

Godwin ra|)porle, dans son ouvrage déjà eilé De Prœsulibus, que, pour perpétuer le souvenir de ce niuniOccnt fondateur, on avait placé , sur l'un des nuirs du porche (pii mène au grand escalier du réfectoire de la communauté , un tableau , d'ailleurs pauvrement peint , dont le sujet était révè(iuc Ralph assis sur son trône dans le chœur de la cathédrale et recevant des vicaires agenouillés devant lui la prière que voici , inscrite sur un philactère :

« Per vicos posili villœ, pater aime rogamus, » Ul simul unili , te dante domos maneamus. »

Prière à laquelle répondait le prélat par un autre philactère :

« Veslra petunt mérita , quod sint concessa peiila ; » Ut mœneatis ila, loca fecimus hic stabilita. »

(1 ) Pal. 22, Edward III, p. 5, in. IG. Pro mansio vicarioram cl terris in Conprcsbury cl Woky.

Lors(|ue ce tableau, ajoute le même auteur, vint à tomber de vétusté, on le remplaça par un autre qui fut appcndu dans le réfectoire, et qui, bien ijue représentant le même sujet, faisait en outre allusion à des donations ultérieures dont il sera questio ei-après ( 1 ).

Le temps a tellement ravagé les constructions primitivement élevées par le fondateur qu'il n'en reste plus aujourd'hui que peu de reliques. On remarquera toutefois, à la planche XXIII (laquelle représente une coupe longitudinale du réfectoire, de la cuisine et de leurs dépendances ) , que la pièce de rez-de-chaussée que surmonte le léfcctoire date, ainsi que les fenêtres à deux jours de celle dernière salle isolément reproduites à la planche XXII , d'une époque beaucoup plus ancienne que les autres parties de ce bâtiment , car celles-ci constituent de superbes types du gothique dit style décoré. D'après la disposition symétrique du réfectoire, il est plus que probable que, dans son état primitif, celle salle comportait un plus grand nombre de fenêtres pareilles à celles de la planche XXI, Il n'en existe plus maintenant que trois, dont l'une, donnant sur la rue, est vue à la planche XIV, et les deux autres, prenant jour à l'intérieur du clos, figurent à la planche XXI. Il est permis de supposer que la destruction du fenêlrage primitif a été le résultat des travaux d'agrandissement faits à cet établissement par les successeurs de Ralph. Les fenêtres de la chapelle du clos (rez-de-chaussée, planches VIII et XI) semblent appartenir 5 la même époque ([ue celles précédentes. L'une de ces fenêtres a été convertie en porte, tout en conservant le tympan à réseau. La preuve de celte altération se voit aisément, lorsqu'on examine de près la maçonnerie des pieds droits de la porte : on remarque, en effet, dans le jambage de droite , un joint de rapport qui s'étend depuis la ligne de naissance jusqu'au sol, ainsi qu'une coupure dans la moulure de la base (voir planche VIII). La porte primitive de la chapelle se trouvait très-probablement dans le mur du pignon occidental, ainsi que l'indique une voûte de décharge visible à l'extérieur, et l'on suppose que cette altération remonte à l'époque où furent établis les petits jardins qui sont à l'entrée de chacune des demeures de vicaire.

(1) GoDwiN, De Prœsulitus, in vitâ Radulphi de Salopia , p. 376.

T;iniier fait mention de lettres piitentes des rois Uiciiard II et Henry V nynnl pour objet dos donations faites an collège elioral de Wells ( I ). Les |ireniiércs pourraient bien se rapporter à levèiinc Ralpli Er!,'liuni , ipii l'ut au>si un j^raud bienfaiteur de le"lisc catliédrale df Wells, et (|ui ordonna , par clause testamentaire, la fondation d'un collège dans la rue alors appelée la Mountery (maintenant College-lane ) pour y établir en communauté 1 { prêtres (2) ou eliapclains célébrant journellement dans la calhédralc. Plusieurs auteurs, notainincnl .S. et N. Buek (ô), ont confondu ee collège avec le clos des vicaires fondé par les évéqucs Jocelin et ilalpb de Shrewsbnry ; mais c'est positivement là une erreur, car le collège ecclésiastiiiue de Mountery ou Mounterox fut détruit cl ses revenus confisqués à l'époque de la suppression des monastères (4), et c'est sur son emiilaccmcnt que fut bâti, sous le règne d'Elisabetb . un liolel appelé Moiiittroij-liousc , i\yi\ a été abattu, il y a cinq années environ, pour y établir un jardin d"agrémcnt. Les frères Buek ont commis une autre erreur en attribuant au même évèquc Ralph Erglium la fondation de rcneeinle crénelée du palais épiscopal de Wells, et, aux pages bO et .'il du manuscrit 905 de Lansdowne, le nom de Ralph de Shrewsbury se trouve écrit en interligne, puis raturé, comme si cet écrivain avait reçu plus tard quelque renseignement contraire à sa première version ( îJ ).

(1) Tanner's, I.Yo/ii. monast.,\lU, Somerselshirc. Pal. I, Richard II, p. b, m. 19 pro eccles. de Herict approprianda.

(2) Sacerdotibus porro qualmrdecim coUcgium fundavil Welliœ, ad exilum vici qui inde Colkyelane appellalur (Godwin, De Prces. , p. 378).

(3) Fecit eliam conslrui per execulores suos in vico vocalo La Moiinlerye, mansiones pro XIV capellanis in diclû ecclesiS VVellensi indies celebrantibus. ( Anglia sacra , pars I, p. oTO. ) Voir égalemeul à ce sujet llarl. MSS. C968 , sous la rubrique Nomina Eporum in Somers. On y trouve lill-'ralemenl la môme citation que ci-dessus, laquelle est extraite du registre de Wells.

(i) WiLLis's, Mitrcd Abbeijs , vol. ii, p- 200.

(3) On lit dans le Mus. Brit. Bibl. Lansd. 1-233, LXXIX. G.: «Ralph Erghum fa construire, » tout près du nord de l'église, un joli collège pour les vicaires et chantres, et enceindre d'un » mur le palais épiscopal. Qui ob 10 april die Sabbi, et vallavil mûris et fossis palatm epi apd. >. Wells, et jacel ibm A. D. MCCCC. ira dnical G. l e. on tbe sabbalh day. «-Ibid. 903, PL. LXXIX. F., pp. 49 and 50: « Le palais situé au sud de la cathédrale est une belle construction, et comme >. il a été fortifié de ce même lôté par une enceinte crénelée et par un fossé, il a l'aspect d'un ,, château fort. Ces travaux furent faits par Ralph de Erghum , qui fut élevé à ce siège en 1388.

Quant à la donation faite sous le règne d'Henry V , il est possible qu'elle ait eu pour auteur l'évcque Nicolas Bubwitli , car ses armoiries figurent sur la porte et sur les vitraux peints de la ehopclle.

Ce fut l'évéque Thomas Beckinglon ( 1 ) qui fit construire la galerie qui joint , à travers la rue, le clos des vicaires à la cathédrale. Celte belle construction s'étend depuis le réfectoire du clos jusqu'à la maison du chapitre et communique au transept nord de la cathédrale. Cet éminent personnage , dont Godwin nous a fait un si beau portrait, en disant qu'il était à la fois bon homme d'État, bon homme d'Eglise, bon citoyen, bon sujet, bon parent, bon maître et bon homme, fut pour l'église et pour la ville de Wells un bienfaiteur plein de munificence. Il fit construire , dans les premiers temps de son épiscopat , tout un côté de la |)lace du Marché , ainsi qu'un grand aqueduc partant du puits de St. -André et alimentant par un jet conlinii une belle fontaine située sur cette même place. Il octroya la jouissance perpétuelle de cette fontaine aux maire , frères et bourgeois de la cité , à la charge pour eux de venir prier chaque année sur sa tombe pour le repos de son âme et de celles de fous les fidèles trépassés , et il attacha à l'accomplissement de cet acte pieux une indulgence plénière de 40 jours.

» C'est aussi lui qui fil bàlir le collège pour vicaires et chantres qui se trouve au côté nord » de l'église. »

Ou lit également dans le KS. 905, LXXIX. F., p. 50, de Lansdowne : «Le palais de l'évéque, » situé au sud de la cathédrale, est un édifice admirable par sa grandeur et par l'aspect de

» château fort que lui donnent l'enceinle crénelée et le fossé qu'y fit construire Ralph de Erghum

» De l'autre côté se trouvent les jolies maisons prébcndaires. Le même prélat a également fait » bâtir, au nord de la cathédrale, un beau collège pour les vicaires et chantres. «

Dans la Brilannia de Camden, Ralph de Erghum est aussi cité comme ayant fait construire le collège des vicaires, dont Ralph de Salopiâ avait été le premier fondateur et qui avait été agrandi par Beckinglon. (Voir tome 1, p. 77, Londres 1789, ou p. 187 de l'édition de 1772. — Voir également tome ii des Types de Pugin , p. 78. )

( 1 ) Il occupa le siège de Balh et Wells depuis lii3 jusqu'en 1464. Comme il avait pris nom du lieu de sa naissance (Beckinglon, petite ville près de Frome, Somersetshire ) , on en a induit qu'il était de vulgaire extraction. Suivant l'article biographique publié en 1828 dans le Journal de Beckinglon, par M. Nicolas Harris, Thomas de Beckinglon serait né en 1Ô83 et aurait dû, dans les dernières années de sa vie et à raison de son grand ùge, solliciter du parlement l'autorisation de ne plus prendre pari à ses travaux. Ayant commencé ses éludes au collège de William de

Botkiimlon fit élever, sur l:i i>liice du Marché, deux grandes portes lunnumonlales, dont l'une donnant accès au palais épiscopal et l'autre 5 la calliédrale. Le passage déjà cité ijui joint le elos des vicaires à cette église , est , sans conteste , le elief-doMivre des édifices fondés par ce prélat. Ainsi (pic le font voir les j.lanclies X\'lil d MX, cette porte de jonction se compose, an rez-de-cliausséc , d'un triple passage voùlé, dont la grande arche centrale est destinée aux voitures et celles latérales aux piétons, et , il l'étage , d'une galerie couverte i)ar laquelle les vicaires choraux allaient de leur clos à la cathédrale (1). Le style de cet édifice est aussi reniarquahlc par sa punie

NVikelui.n, à Winchcsicr, il s'y fit teilcmeni remarquer par son excellent caractère et par sa haulc intelligence que cet illustre proiccleur des lettres et des arts l'appela bientôt au nouveau collège qu'il venait de fonder à Oxford, cl où les succès de Thomas lui valurent, dès li08, la position d'agrégé. Bientôt après il prit ses degrés de docteur en droit et obtint plusieurs dignités ecclésiastiques. Les principales charges qu'il occupa successivement furent celles de précepteur du jeune roi Henry VI; de doyen de la cour des Arches (chambre spirituelle ressortissant à l'archevêché de Cantorburv ) ; de chancelier du duc Humphrey de Glocester; d'archidiacre de Buckingham : de prébendier de Liehfield , York et Wells: de recteur du collège Sl.-Léonard , près Hastings, et de celui de Sulton, diocèse de Salisbury. Ayant acquis un gnmd renom h l'occasion d'un Mémoire qu'il avait écrit contre la loi salique pour prouver les droits des rois d'Angleterre à la Couronne de France, il en fui récompensé par les hautes dignités de premier secrétoire-d'Élal ei de garde du sceau privé. En 1-142, Henry YI l'envoya en ambassade pour négocier son mariage avec une des filles du comte d'Armagnac et le fil élire l'année d'après au siège épiscopal de Balh et Wells. (Voir sa biographie, déjà citée, par M. Nicolas Harr.s; God^.n . De Prœ^Uibus ; Bb.ttos's, ^yetls Cathedral; Jngtia ,acra ; W.lus's, Survey of Caihedrais ; (>ssan's , Lives of Ihe Bisclwps of Bail,

and ff'ells , etc.

De nombreux auteurs ont attribué à Thomas Beckington la fondation du clos des vicaires choraux de 'Wells; mais cette assertion est infirmée par le passage suivant de l'un des statuts de cet établissement, révisés par ce prélat lui-même: «Chaque vicaire dira en sortant du clos ou en « y entrant un Pater Noster et un Ave Maria pour l'âme de l'évoque Ralph de Shrewsbury , „ fondateur du dit clos, pour les ûmes de ses prédécesseurs et de leurs pères et mères, amsi „ que pour celles de tous les bienfaiteurs de la communauté.» (Staluls el Charles du clos des vicaires, p. 1-2, MS, mainlenani en la possession de l'évéque actuel de Balh el Wells.)

(1) On lit à cet égard dans Vllenerarium Willelmi de IVorceslre , éd. ]. Nasmilh, 1778, p. 280: „ Item fecit aliam porlam apud le dose, exlendendo de le close usque le cathedrall chyrch per „.ios et voltam sicco pede cooperlo ad mat - - et consiabal in edificiis ultra D marcas. » voir CoLUNso«, vol. iii, p. 403, ainsi que les ouvrages publiés par J. Br.tto. sous les litres de : trells Calkcdral et Picluresque AntiquUies of ingdsh Ciliés. On trouve, dans ces deux dern.er. ouvraiies, diverses vues d'ensemble et de détail de l'édifice ici en question.

que par son élcgnnce, cl IVxéculion de son ornementation en pierre de taille est réeilemenl magnifique. La partie de la galerie qui surmonte l'arche centrale du passage, se compose de deux travées éclairées chacune sur chaque façade p;ir une helle Icnétrc ogivale à deux meneaux et dont le compartiment central est une élégante niche occupée par une statue. Un heau parapet crénelé couronne réJifice , et la séparation des travées est marquée en façade par de riches piliers en application terminés par des pinacles ornés de crochets et de houquets. La planche \X représente l'élévation extérieure de l'une de ces travées, façade du levant. Les parties de la galerie qui correspondent aux |)assages latéraux sont éclairées par des fenêtres à deux jours de même style ornemental que les fenêtres centrales, et l'aile gauche, qui se prolonge jusqu'à sa rcnlontrc avec la cage d'cscaiier de la maison du chapitre, est également percée de fenêtres du même genre , mais à trois jours. Trois ccussons aux armes et au rébus de Bockinglon décorent cet édifice: l'un est pi icé à la clef de la grande arche, et les deux autres occupent dans chaque façade le centre du mur d'appui des fenêtres qui éclairent la petite pièce menant du réfectoire à la galerie de jonction. — (Voir les l)!anclies XIl et XIV, ainsi que la planche double XVIII cl XIX.)

Le généreux prélat , après avoir laissé par son testament divers legs aux églises de Batli, de Wells et d'autres localités du diocèse, ainsi qu'aux personnes attachées à son service , fit un don de 20 livres sterling à chacun de ses trois exécuteurs testamentaires à charge pour eux de vouloir ap|)Iiquer en œuvres pies le résidu de ses biens, mission qui fut consciencieusement remplie, car c'est grâce aux grandes améliorations qui furent alors apportées au clos des vicaires que cet établissement devint le l)lus beau en son genre dans toute l'Angleterre ( 1 ). Ces trois exéeuieurs des dernières libéralités de Beckington furent : Richard Swan (2), précenteur de Wells et recteur

(l)«Opes ab Episcopo reliclas impenderunt isti (les exécuteurs testamentaires) universas in » collegio angendo vicariorum choralium ; quod omnium totius Angliœ ejus generis speciosissimum » reddiderunt. » Godwin, De Prœsutibus , p. 881. — « Les trois exécuteurs testamentaires de l'évêque » Beckington, dit Willis (dans son ouvrage déjà cité sur les Abbayes milrees , tome i i , p. ô7o), « furent enterrés l'un à côlé de l'autre sous trois pierres tombales parallèles entre elles. »

(2) «John Pope cl Rie. Swan, clici, dederunt manerium de Schepliam et advocaoem eccliœ n ejusd. , quœ habuerunl ex dono et feoffamenlo Tho. de Bekynlon , cpi , Willo Wilham , decano » Well. et capitule, ac alrum lotum jus suum in manerio de Ceddre eisdem decano et capitulo , « in usum et suslentacoem vicariorum choralium eccl. cath. Well. 9. E. IV. » ( MSS. 6968, p. 65, de la Bibliothèque harléienne).

tl'Vi'Vi'lloii ; Hiigli Siignr, ;ili:is .Noiris , 1,1,. I). (I). iivsoricr de Wells, cl Jolm l>opo, aliiis Talbot (^2), Dl). , prcbemlier de St.-Deeunians et recteur de Sliyie. On |>résunic que ee soiU eux (\u\ firenl leslaurer, sitioii uièiiie reeonslrniie euliéreuienl, les ([uaranle-deux |Hliles maisons vieaiiales comprises dans le elos, |)résomptioii l'ondée sur ce que , parmi les coites d'armes qui décorent la souche de clien)inée de chacune de CCS maisons, se trouvent alternativement les écussons à armes parlantes de ces trois personnages. (Voir planelies II et 1\'.)

On remarcpie . à coté de la fenéire en eneorheliemenl (|ni se trouve dans le mur sud du rél'eeloire , un écussou portant une croix de saint André et le nom Uifus {Jomerou (planches XV et X\'P. Il est difficile de savoir à qui se rapportent ces armoiries. Celte fenêtre et celle tpii lui fait pendant dans l'autre façade du réfectoire sont, ainsi que la cheminée de celle salle, beaucoup moins anciennes que toutes les autres parties de l'édifice ; ce sont des détails qu'y ont introduits des restaurateurs ultérieurs et pour l'application desquels on a dû altérer les façades primitives, ainsi (pi'on en trouve la trace évidente dans la coupure faite au contre-fort qui avoisine la fenêtre en encorbellement représentée en la planche \\'l. On retrouve le nom du même bienfaiteur inconnu Pomcroy dans l'inscription en banderole qui décore le manteau de la cheminée précitée ilu réfectoire et que voici :

Jii ucsliis prcci l)alicat- comcîialu ^oln UicarîiH jJomroii iiucm salucl

3C)ii. vlmeii

Dans les intervalles de celle inscription se trouvent cinq écussons armoriés. Le premier ressemble beaucoup au blason de sir John Treveliyan , de Xelllecombe-hall ,

(1) Hugh Sugar, arcllidiacre de Balh en 14o9 et Irésotier de Wells en 1460, mourut en IW.i après avoir eu de nombreux démêlés avec le doyen el le chapitre à l'occasion de ces dernières fonclions. Godwin lui attribue la fondation de la magnilique chapelle de chanlrerie qui se trouve dans la nef de la cathédrale, en face de celle érigée par l'évêque Bubwiih, tandis que, suivant le MS. 0968 de Harl., ce ne serait pas Sugar lui-même, mais William Bocal, son exécuteur testamentaire , qui aurait fondé celle chapelle en remplacemenl de celle en bois qui s'y trouvait auparavant. On voit, d'après un autre passage du même manuscrit, que Sugar avait faii construire une lanterne en pierre qui fut enlevée par ordre du doyen el du chapitre.

(2) Voir la note 2 de la page précédente.

Wivcliscombe, vallée du comié de SoiiitTset où est mort Ralph de Shrewsbury ( 1 ) ; le second est aux armoiries de Deckington ; celui central porte les armes royale» d'Angleterre et de France ; le cjunlrième est l'ccusson du siège épiscopal de Balh et Wells ; enfin le cinquième a beaucoup de rapport avec les armoiries attribuées par Edmondstone au nom de Pomeroy (2); il n'en diffère que par une altération de blasonnemcnt qui aura sans doute été commise par un peintre. Le premier gentilliomme qui porta en Angleterre le nom de Ralph Pomeroy (3) fut un Normand, compagnon d'armes de Guillaumc-le-Conquérant. Ce prince , pour récompenser Ralph des grands services qu'il lui avait rendus dans l'œuvre de la conquête , lui donna cinquante-huit seigneuries situées dans le Devonshire , ainsi que d'autres fiefs dans le comté de Somerset. Le premier descendant de la famille Pomeroy ( 4 ) , qui porta le surnom de Richard . était fils aîné d'Henry Pomerai et d'Alice , fille de ^^'alter Raleigh de Fardell. Ce Richard fut nommé chevalier du Bain lors de la création de cet ordre par le prince de Galles , qui régna plus tard sous le nom de Henry VHI ; et il est très-probable , attendu les nombreuses relations de la famille Pomerai dans le comté de .Somerset . que c'est à ce même Richard que se rapportent les éeussons et banderoles ici en question. Le lord irlandais actuel Harberton de Carbery , comté de Kildare, descend de la famille des Pomerai , ainsi que le prouve la grande ressemblance de ses armoiries avec celles que nous venons d'examiner.

Dans le mur d'allégé de la grande fenêtre , maintenant presque détruite , du petit bâtiment qui relie la chapelle à la dernière maison de gauche du clos , se trouvent scellés quatre éeussons , dont le |)rcmier aux armes de Beckington , le deuxième à celles du siège de ^\'ells ; le iroisièmc à celles des sièges réunis de B;itli et '\^\'lls en

(d) D'après Edmonstohe, les armoiries de Trevillian sont: or, six barres onilult'es argent et azur, chargé d'un demi-cheval issant rampant d'argent. Celte dernière pièce est la seule de l'espèce qui figure dans rh(?raldique anglaise. (Voir Ileraldry , vol. II, p. 54, of Ihe Ordinary of Àrms.)

(2) D'après le même auteur, les armes de Pomery ou Pomeroy sont: or, lion rampant d'argent, bordure engrOlée de sable. (Voir ibid. , p. 18, ibid.)

(3) Ce nom s'est successivement (?crit de Pomeiio, de Pomery el Pomeroy. (Voir Loi)i'.e's , Peerage of Ireland , vol. VII, pp. 214 et 216.)

( 4) Les armoiries de ce Richard Pomerai sont: or, bordure engrélée de sable, lion rampant de gueules , tenant une pomme dans sa griffe deMre ( Voir Debrett's, Complète Peerage, p 521. Ed. 1856. ) Cette famille a possédé pendant plusieurs siècles le château de Berry-Pomeroy , dans le Devonshire.

pnrli , et If (lualrièiuc à ces momcs dernières armes écarleiccs avec celles de révi(|uc Stillinglon, qui succéda à Bcckington en l'année 14GG. Ces différents écussons seront blasonnés plus loin dans la description des planches.

A l'époque de la Réformalion , la communauté des vicaires cfioraux de W ells ne partagea pas le triste sort des autres maisons religieuses du pays , bien que ■ quelques » personnages eussent conçu le sacrilège espoir de s'en partager les dépouilles ; ' mais comme il paraissait probable qu'un acte aussi odieux n'eut point été commis impunément , la reine Élisabclli jugea a propos de maintenir cet établissement , mais en le sécularisant et protestanlisant.

La charte de cette transformation date de la vingt-quatrième année du règne d'Elisabeth ; elle fixa à quatorze au moins et à vingt au plus le nombre des membres de la communauté et remplaea l'ancien sceau religieux par un sceau de commune.

On voit encore dans l'ancien réfectoire du clos un tableau représentant les vicaires agenouillés devant l'évcque Ralph de Salopià , lequel , assis sur son tronc , tient un philactère dans ciiaquc main. Sur celui de droite se lit l'inscription suivante :

Pcr vicos potîiti miiat , patcr aime rogamus , Ut simul Mtiiti, te ÎDaulc îiomos moneomua.

A cette pétition que lui adressent les vicaires , le prélat répond dans le philactère de gauche :

Deelra pclunt mérita , (îlXwoî) sint fttfiiessa petita :

l(t manealis ita , Coca fecimua l)ic stabilita.

Ce tableau , sur lequel on remarque l'écusson épiscopal de Bath et >\ ells , est très-probablement celui dont nous avons parlé plus haut d'après Godwin ; mais il a subi des augmentations à la suite de la charte octroyée par Elisabeth. C'est ainsi qu'on y a ajouté de nouvelles figures de vicaires plus grandes et autrement habillées que

les anciennes , et qu'on y a consacré le souvenir de la susdite charte par l'inscription suivante :

(ûuas primus struïit summa pictalc Uaïiulpl)U9 Dispcrsis nobis Ijospitioiiue ïicîiit 2lcîics , consimili st^l^io pia fada smtlus , OccKitigtoiius ei\$ aujit l)iinore, boitis.

Ucgoli tonîJem firmattit singula nobia

!2l66cnsu , princcps (irlijabcllja sua.

Ô:lijobcll)a bonis mmquam (onlraria cocptis , 3spirans stuîiiis Clijabctlja bonis.

C)is nos ornali ôonis rcgina , pvctamur 9ccplra Icncns viva$ €li}obell)a îiiu.

Comme il ne parait pas que, depuis le règne d'Elisabeth, le clos des vicaires ail été l'objet d'aucune donation , ni qu'on y ait fait de nouvelles constructions , il ne nous reste plus , pour terminer cette notice historique, qu'à exprimer les vifs regrets que nous inspire le déplorable état dans lequel se trouve actuellement ce monument unique en son genre et à l'entretien duquel la corporation anglicane qui le possède aurait bien du consacrer une légère fraction des gros revenus dont l'ont si magnifiquement doté ses anciens fondateurs et bienfaiteurs catholiques. C'était là pour eux à la fois une question de gratitude, d'art national et de respect aux dernières volontés — volontés toujours sacrées — des hommes généreux aux libéralités desquels ils sont redevables de l'existence confortable qu'ils y mènent et qu'y ont menée leurs prédécesseurs depuis la Réformalion. Mais ce devoir, ils ne l'ont malheureusement pas

ri'inpli : au lion (IVriliclonir coHe belle a-iivic uicliiieclurulo de nos porcs cl de motiro tous louis soins ù conserver aux difloronts édifices qui I;i composcnl leur ciiniclèrc originel , les nienilircs de cette corporation les ont tellement négligés et défigurét]uc le monument en est devenu presque méconnaissable , cl i|u'il en reste à peine de quoi convaincre l'arcliéologue que ce sont bien lii les reliques de ce clos des \icaires quia fait l'admiration des générations passées , et dont les principales beautés. Iicureusemcnt conservées par le crayon de l'artiste et de ranli(|uaire , font l'objet dos vingl-six premières planelios de ce tioisiémc volimie des Types.

Rien de plus déplorable, en effet, que l'état actuel du clos des vicaires: on en a converti la jolie cliapolle en un dépôt de nieublcs ; le plafond du réfectoire tombe en lambeaux et le rez-de-chaussée de ce corps de bâtiment sert de magasin à drécbe ; les petites demeures des vicaires ont elé moJoriiiséos avec de vulgaires diàssis en guillotine cl des portes sans style ; les élégants parapets crénelés ont été changés en murailles nues ; les jolis pinacles et toutes les autres parties ornementales de la belle galerie de jonction sont tollomont dégradés et on ruine que leurs débris sont un danger pour les passants; onliii, proh pudor ! un des vicaires, ou plutôt un des bénéficicrs actuels , vient de taire monter dans la façade extérieure du clos , et précisément au-dessous de la magnifique petite fenêtre en encorbellement qui est reproduite aux planches V et \l . une ignoble devanture de boutique pour y établir un débit de pains ! C'est surtout en ce qui concerne ce monument que l'on peut dire à juste titre de notre illustre ami . feu William Pugin , que son infatigable crayon a sauvé de l'oubli et conservé pour la postérité |)lus dun édifice précieux condamne à périr avant que la planche qui devait le représenter fût publiée , car l'auteur de cette notice s'est convaincu dans son dernier voyage à Wells , en mai dernier, que l'état de dégradation du clos des vicaires s'est tellement aggravé dans ces derniers temps, que Pugin lui-même , s'il revenait au monde, ne pourrait p!us. malgré son habileté et sa grande perspicacité, reproduire, comme il la fait dans les dessins que nous publions aujourd'hui, les traits généraux et les magnifiques détails décoratifs de ce bel ensemble de bâtiments. Rien ne peut excuser la conduite tenue à cet égard par les membres actuels de la corporation des vicaires, cl nous acceptons d'autan! moins la raison qu'ils font valoir pour se justifier, et (jui consiste à dire que leur position de pères de famille ne lem- permet pas de faire pour l'entretien du clos les mêmes sacrifices qu'y pouvaient faire jadis leurs prédécesseurs catholiques

cl célibataires , nous acceplons , disons-nous , d'autant moins cette commode excuse (|ue les statuts du fondateur sont encore partiellement en vigueur dans la communauté, cl qu'il se trouve expressément enjoint par ces statuts à tout vicaire de pourvoir à i'cnlielien de sa propre demeure. Voici, en effet, ce (|ue disent les statuts au chapitre intitulé: Devoirs et poutoirs des Principaux (ou recteurs) du clos: « Ils verront et ■' examineront en outre, eliaque année, la demeure de cliaque habitant du clos, et, >i après avoir jugé et évalué les réparations à y faire, ils préviendront les vicaires " locataires d'icelles demeures qu'ils doivent faire exécuter à leurs frais et dans tel » délai ( à fixer par les dits principaux ) les réparations nécessaires tant à l'intérieur » qu'à l'extérieur de leurs maisons , faute de quoi il leur sera infligé certaines » punitions à déterminer par les mêmes principaux. ■> Nous avons vu plus haut ([ue le nombre des vicaires n'était que de treize à l'origine de la fondation , mais ce nombre s'était déjà beaucoup accru avant l'avènement de Beckington , et il est probable qu'il devint alors égal à celui des prébendes , vu que les exécuteurs leslamcntaires de ce prélat firent construire quarante-deux habitations de vicaire à 1 intérieur du clos. Aujourd'hui encore il y a quarante-deux prébendiers attachés à In cathédrale de Wells , mais ils ne vivent pas en communauté. En vertu de la charte octroyée par Elisabeth , le nombre des vicaires résidant au clos fut réduit à 20 au maximum ; par suite de cette réduction , plusieurs maisons furent successivement réunies en une seule pour loger la famille plus ou moins grande de l'un ou de l'autre vicaire, et c'est ce qui explique, mais ne justifie pas , les altérations de toute nature faites à l'architecture primitive du monument, altérations tellement considérables que les souches (le cheminées dont nous aurons occasion d'admirer tantôt l'élégance , à la planche IV , sont presque le seul membre architectural que ces maisons aient conservé de leur état originel. L'évéque de Bath et Wells ayant la surintendance de cette fondation, et les vicaires recteurs ou principaux ayant conservé sur leurs subordonnés hiérarchiques toute l'autorité qui leur est dévolue par les statuts organiques, on est en droit , nous semble-t-il , de les rendre en partie responsables des déplorables abus qui viennent d'être signalés, et, dans tous les cas, nous soumettons l'appréciation de leur coupable incurie au jugement des hommes de goût et de cœur qui pensent que la délicatesse fait un devoir à celui qui accepte les bénéfices d'une position d'en supporter également les cbarcfes.

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.\», 1. Plakciie I. — Plan général par terre du clos et du passage de jonclion.

Ainsi qu'il a été dit dans la notice liistorique , ce plan est celui de tous les hàtinietits du clos tels qu'ils se trouvaient — le passage de jonction A A y compris — après leur achèvement par les exécuteurs testamentaires de l'évèque Beckinglon. B est une pièce de rez-de-chaussée située au-dessous du grand rétccloirc de la communauté et (jui servait probablement de cellier à bière. C est une pièce voûtée que surmonte la cuisine et qui donne accès à d'autres offices situés au couchant. D est une cave située audessous du grand escalier qui mène de la cour du clos au réfectoire et qui a son point de départ dans le porche F, premier ordre de lu tour. E est le porche d'entrée du clos. G,GG. Ole. , sont deux grands corps de logis composés chacun de vingt-et-une demeures toutes pareilles. Chacune de ces demeures de vicaires comprend : au rezde-chaussée , un jardinet avec petit porche d'entrée , une chambre , un escalier cl une cour avec cabinet d'aisance ; à l'étage , une chambre à coucher qui , de même que la pièce du rez-de-chaussée , est éclairée du côté de la cour par une seule fenêtre , Cl du coté du jardinet par deux fenêtres , dont une grande et une petite. H est une jolie petite chapelle surmontée d'un étage et (pii se relie a la dernière maison de gauche par un petit bâtiment qui servait autrefois , suppose-t-on , d'habitation au chapelain. On remarque dans l'allège de la fenêtre de ce petit bâtiment quatre écussons, dont le premier, à compter de la gauche, porte les armoiries épiscopalcs de ^^•ells ; le deuxième , celles des sièges réunis de Bath et Wells ; le troisième . celles parlieuhères de Dcckinglon ; cl l'on présume que le quatrième (voir planche VI, figure 5), est la cotte d'armes de l'évèque StiUinglon. La bibliothèque occupe l'étage de la chapelle ; on y monte par un petit escalier en hélice situé à l'angle nord-ouest de celle-ci. / indique la situation de l'élégante petite fenêtre en encorbellement représentée aux planches V cl M , et qui se trouve logée dans le pignon sur rue de la première

lunison du clos , à droite en enlranl. Cette première maison , qui communique avec le porche d'entrée au moyen d'une petite anticiiambre , est supposée avoir été autrefois la demeure de l'un des dignitaires de la communauté. Deux puits aujourd'hui encore très-abondants en bonne eau sont situés en K et A'. Ainsi que le montre la planche II, les murs d'enclos des jardins de vicaires ne s'élèvent <|u'à la hauteur d'appui (4 1/2 pieds environ). L'espace compris entre les deux rangées de maisons est long de 43G pieds: sa largeur est de G5 pieds à l'entrée et de S6 pieds seulement à l'extrémité opposée. L'allée formée par les murs de face des jardins est large de 21 pieds au sud et de 19 au nord. On comprend de reste que c'est en vue d'obtenir un plus bel effet de perspective que l'architecte a donné cette forme trapézoïdale à l'aire intérieure du clos. Voir, pour les détails ici non expliqués, la légende que porte cette planche.

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