LE COQ BANKIVA
Le coq est le chef de la famille des gallinacés, qui lui doit son nom. Le coq bankiva, d'où provient sans doute notre coq domestique, se trouve à l'état sauvage dans l'île de Java. Il se tient dans les bois ou sur la lisière des forêts. « Il a la crête dentelée, dit M. Gervais, une collerette orangée et comme dorée autour du cou et le corps noir en dessous. La femelle est d'un roux brun, vermicide en dessus et roux clair avec des flammes blanchâtres en dessous.
« On a aussi observé des bankivas dans les Philippines et à Sumatra. »
Mon lé sur des jambes robustes terminées par des pattes armées d'éperons acérés, il dresse fièrement la tête ; son front est surmonté d'une crête d'un rouge vif; de la base de son bec pend une double membrane charnue de même nature et de même couleur. Il a du feu dans les yeux, de la fierté, dans la démarche, de la liberté dans les mouvements et toutes les proportions qui annoncent la force et la vigueur. Les pieds ont ordinairement quatre doigts, quelquefois cinq, toujours trois en avant, et le reste en arrière ; les plumes sortent deux à deux de chaque tuyau ; la queue est à peu près droite, et néanmoins capable de s'incliner du côté du cou et du côté opposé.
Cette queue est composée de quatorze grandes plumes qui se partagent en deux plans égaux, inclinés l'un à l'autre,et qui se rencontrent par leur fond supérieur sous un angle plus ou mois aigu.
Les deux plumes du milieu de la queue du coq sont beaucoup plus longues que les autres et se recourbent en arc.
Les mœurs des coqs de toute espèce sont les mêmes : ils aiment à être entourés d'un assez grand nombre de poules dont ils prennent beaucoup de soin. Ils ne les perdent guère de vue, les conduisent, les défendent, les menacent, vonl chercher celles qui s'écartent, les ramènent, et ne mangent que lorsqu'ils les voient toutes manger autour d'eux.
Il en est très-jaloux, à ce point que s'il se présente un autre coq, il accourt contre lui, l'œil en feu, les plumes hérissées, se jette sur son rival et lui livre un combat acharné où il faut que l'un des deux succombe ou cède le champ debataille.
Le coq est généralement reconnu comme le symbole du courage et de la vigilance.
Genre d'oiseau de la famille des palmipèdes, ayant le plus Beau plumage de tous ceux de son espèce., remarquable par la richesse et la variété de ses couleurs et par la particulière disposition de deux plumes taillées carrément sortant de son aile et figurant deux larges ailes de papillon d'un rouge vif orangé.
Originaire du nord de la Chine, ce canard est plus petit que ses congénères; pour la forme, il a quelque rapport avec la sarcelle.
Le bec de cet oiseau est grand, épais, couvert d'une peau moll"; il est dentelé par les bords, garni intérieurement d'une espèce de palais charnu, n-mpli d'une langue épaisse et terminé à sa pointe par un onglet corné de substance plus dure que le reste du bec; ses narines sont plus rapprochées de la tête que delà base du bec.
Ses ailes sont de longueur médiocre, ses pieds palmés ; ses jambes, courtes et
placées fort en arrière, rendent sa marche dandinante et disgracieuse sur la terre.
Dans l'eau, au contraire, qui est son véritable élément, il montre de l'élégance et de l'agilité.
C'est un oiseau de luxe et d'ornement en Chine et au Japon, où il est le symbole de la fidélité, comme est en France la colombe.
Ce joli palmipède a été introduit en Hollande vers 1850, où il s'est parfaitement acclimaté, et reproduit dans les volières et les basses-cours.
De là, il a été introduit en Angleterre et ■enfin en France; on le remarque aujourd'hui au jardin d'Acclimatation de Paris comme un des palmipèdes les plus élégants.
B. Becqueta- Par
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