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LE HARLE COURONNE

Cet oiseau, de la famille des Iamelliroslres, dans l'ordre des palmipèdes, se trouve en Virginie (États-Unis).

Il est très-remarquable par sa tète couronnée d'un beau limbe noir à la circonférence, blanc au centre et. formé de plumes relevées en disque d'une élévation de plus de GO millimètres.

Son bec est mince, allongé, de forme cylindrique ci de couleur noire : il est garni de petites dents pointues dirigées en arrière.

Sa poitrine et son ventre sont blancs ; la face, le cou et le dos sont noirs.

Le harle couronné est à peu près de la grosseur du canard, avec qui i! a quelques rapports.

La femelle construit son nid avec des herbes et des plumes et y dépose cinq à six oeufs de couleur blanc verdâlre. Plus petite que le mâle, la femelle en diffère aussi, comme dans la plupart des espèces d'oiseaux d'eau, par ses couleurs; elle a la tête rousse et le manteau gris.

Le harle, dit M. Flourens, est d'une voracité peu commune pour les pois-

sons; sa langue est hérissée de papilles dures et tournées en arrière comme les dentelures du bec, ce qui sert à retenir le poisson glissant et même à le conduire dans le gosier de l'oiseau.

Le harle nage tout le corps submergé et la tête seule hors de l'eau ; il plonge profondément, reste longtemps sous l'eau et parcoui t un grand espace avant de reparaître ; quoiqu'il ait les ailes courtes, son vol est rapide, et le plus souvent il file au-dessus de l'eau.

La chair du harle, sèche et huileuse, est détestable à manger. La forme de son corps est large et sensiblement aplatie sur le dos; on a observé que la trachée-artère a trois renflements, dont le dernier, près de la bifurcation, renferme un labyrinthe osseux : c'est au moyen de cet appareil tout exceptionnel que l'oiseau peut si longtemps respirer sous l'eau sans reparaître.

Ces oiseaux fréquentent les rivières, les lacs, les étangs et lieux marécageux.

Ils vivent de mollusques, d'insectes et de poissons.

On le trouve au Mexique et à la Caroline (Amérique septentrionale).

LE LOPHOPÏÏORE RESPLENDISSANT.

Ce bel oiseau, de l'ordre des gallinacés, est l'un des ornements du jardin d'Acclimatation de Paris ; il nous vient de l'Hindoustan , où il habite solitairement les plus hautes montagnes.

Une aigrette élégante orne sa tête : elle est formée de plumes à tiges droites et minces qui se terminent par une espèce d'épi doré.

Le manteau de l'oiseau est de couleur vert bronzé, éclatant de reflets d'or, d'azur et de pourpre. 11 a environ 54 centimètres de longueur.

La femelle est plus petite que le mâle, son plumage est plus pâle, d'une teinte brune et se distingue par une raie blanche derrière l'œil.

Cet oiseau a quelque rapport avec le faisan, mais il a la voix plus forte que lui ; il a les tarses courts, robustes et armés d'un fort ergot.

Il a cela de particulier, que lorsqu'il s'aperçoit qu'on le regarde, il redresse fièrement la tête, étend la queue et traîne sur le sol ses ailes agitées, comme a l'habitude de le faire le coq d'Inde.

Il s'acclimate bien dans les régions tempérées et on espère l'introduire bientôt dans les basses-cours.

Il s'est parfaitement reproduit dans le jardin d'Acclimatation de Londres, qui en possède plusieurs couples, paraissant s'être bien habitués à ce nouveau climat.

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