LA LOUTRE
Animal de l'ordre des voraces, avide de poisson, habitant le bord des rivières et des étangs, qu'il dépeuple.
Il nage très-bien, ayant des membranes à tous les pieds; il ne parcourt que les eaux douces, remontant ou descendant le cours des rivières à des distances considérables.
La loutre peut rester assez longtemps entre deux eaux : ses dents sont plus fortes et plus grosses que celles de la fouine.
Ellene craint pas le froid ni l'humidité; à défaut de poissons, degrenouilles ou d'écrevisses, dont elle est friande, elle se nourrit de nouvelles écorces ou racines d'arbrisseaux, et même d'herbe.
Quand elle pénètre dans un vivier, elle tue plus de poissons qu'elle n'en peut
manger ou emporter: on a beau lui tendre des pièges, elle s'y laisse rarement prendre, elle semble flairer le danger.
La couleur de soi pelage est brun en dessus et blanchâtre en dessous. Son poil, celui d'hiver surtout, fournit de bonne fourrure; il est employé dans la chapellerie; sa chair, ayant quelque goût de poisson, est mangée comme nourriture de maigre.
La loutre se nourrit de poissons de crustacés, de grenouilles et de végétaux .
Elle se retire dans un simple trou tapissé de feuilles sèches, où elle dépose ses petits, qu'elle élève pendant deux mois; pour dépister ses ennemis, elle change souvent de demeure.
La loutre se trouve généralement en Europe, depuis la Suède jusqu'à Naplcs; on la rencontre aussi en Amérique.
Imp Meojiiet , a Paris