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PAGE FAUTIVE

Les reproches, malgré ce qu’ils ont souvent de cruel, sont une partie de la bonté ; ils ont leur place dans la vie des hommes qui cherchent le bien. L’ami, le supérieur, lepère oula mère, nous reprochent nos fautes pour nous exhorter à ne les plus commettre; ils ont en vue notre perfectionnement ; ils nous conseillent de ne poursuivre la carrière qu’en prenant un meilleur chemin.

On pourrait dire aux enfants pour toute morale : Aimez bien votre mère.

Aimer samère, en effet, c’est faire tout pour lacon— tenter, c’est vouloir tout pour lui plaire; et contenter sa mère , c’est ne rien penser, ne rien dire que le bien, ne rien aimer que le bon, n’admirer que le beau , n’entreprendre que l’utile ; c’est, en un mot, être parfait, car ce n’est pas trop pourl’aspirationd’une mèreque laperfection de son enfant.

Nous avons tous éprouvé le même sentiment intime; après avoir fait une bonne action, vain" eu desdifficultés ouremportéun triomphe, tous nou nous sommes dit, dans la joie ou la fierté de notre cœur : « Comme ma mère va être heureu se ! » Et la meilleure de toutes les récompenses a toujours étéson baiser. Les enfants ne seraient pas bons parce qu’ils sont des enfants, qu’ils le

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