IN-DIX-HUIT EN TROIS CAHIERS. — CÔTÉ DE DECX
DEMI-FEUILLE FORMÉE DE MODÈLES DIVERS pour Etre tirer en blanc.
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L’IMPOSITION
Quand un volume se termine, il n’est pas rare que la composition n’offre qu'un nombre de pages insuffisant pour former la dernière feuille ; c’est le cas de la compléter par les parties éventuelles qui doivent prendre place en tête de ce volume , telles que le titre, la préface, l'avertissement, etc., qui, assez ordinairement, ne se* composent qu’en dernier lieu. Dans ce cas, les pages doivent être imposées de manière à former un cahier spécial si leur nombre le permet; dans le cas contraire, si ce sont des cartons isolés, il faut qu’ils occupent le centre d’un cahier, de manière à permettre au brocheur de les détacher pour être mis par lui à leur véritable place.
Ainsi, une feuille in -8° peut être formée de quatre cartons distincts, comme par exemple : un quart de titre, un quart de préface, un quart de table et un quart à réimprimer pour une cause quelconque. La feuille alors devra être coupée en quatre, les deux premiers cartons seront placés en tête du volume, le quart de table à la fin. et le dernier dans le corps du volume en remplacement du carton fautif.
Lorsque, pour cause d’erreur, on réimprime un carton, il faut qu’il porte à sa première page la signature de la feuille à laquelle il appartient; on la fait suivre d’une étoile. Ce signe distinctif a
ET LES GARNITURES
pour effet d’empêcher le brocheur de confondre le carton fautif avec celui qui ne l’est pas. Quand il y a lieu, on y ajoute la tomaison.
Il y a beaucoup d'autres impositions assez fréquentes, pour lesquelles il n’existe pas de règles absolues, et auxquelles on donne le nom de mariages, parce qu’elles consistent à réunir dans un seul châssis, ou même dans deux lorsqu’il y a retiration, des compositions de formats différents. Une page in-folio, par exemple, n’occupe qu’un seul côté du châssis; l’autre côté peut donc être utilisé, soit par deux pages in-â°, soit par quatre pages in-8°, etc. On a vu, deux pages plus haut, un double exemple de ces impositions ; le premier châssis contient un quart in-8° et deux pages in-ir pour être mis en retiration sur eux-mêmes; le second contient six modèles divers pour être imprimés en blanc, et séparés après le tirage. Par un petit bout de filet placé entre chaque modèle, on indique au brocheur les divisions de la feuille de papier. En pareil cas, on s’attache essentiellement à utiliser toute la superficie de la feuille de papier, afin d’imprimer d’un seul coup les divers objets qui ont pu trouver place dans le châssis.
Les combinaisons de ce genre sont infinies; aussi n’avons-nous pas voulu négliger de les si-
L’IMPOSITION
gnaler, parce qu’elles reposent sur un principe d’économie.
Aux impositions se rattache le format des divers papiers qui sont le plus ordinairement employés en imprimerie. Nous ne croyons pas inutile et hors de propos de faire connaître leurs noms et leurs dimensions en centimètres :
Pot, ou papier écolier
sur
Tellière, ou papier ministre. . .
Couronne . .
Écu
Coquille
Carré
Cavalier
Raisin
Jésus •.
Colombier
Grand aigle
Ces mesures ont cessé d’être absolues, aujourd’hui que la fabrication des papiers par la mécanique permet d’obtenir des dimensions arbitraires.
Les papiers sont disposés ordinairement par rame. La rame est composée de cinq cents feuilles, lesquelles sont établies par mains ou cahiers de vingt-cinq feuilles chacun.
ET LES GARNITURES
Il se fabrique des papiers collés et d’autres sans colle. Les premiers sont plus particulièrement destinés à recevoir l’écriture et servent à la confection des registres; les autres sont ceux qu’on emploie le plus communément pour l’impression, par la raison qu’ils offrent plus de moelleux.
LA CORRECTION
Nous avons eu occasion de le dire, on entend par correction : 1° la lecture faite par le correcteur, qui consiste à relever et à indiquer sur une épreuve les fautes commises par le compositeur; 2° la réparation de ces fautes par celui-ci dans sa composition. C’est de cette seconde opération, qu'on distingue de la première en l’appelant correction sur le plomb, que nous avons seulement à nous occuper ici.
11 y a deux manières de l’effectuer : on corrige , selon la nécessité, en galée ou en formes, quand celles-ci ont été desserrées sur le marbre par le metteur en pages.
Dans l’un ou l’autre cas, la première chose à faire est d’examiner l’épreuve, de se rendre compte
Manuel de l’Apprenti Compositeur.