‹ Tyr et SidonChapitre 131 sur 166 · ACTE TROISIESME IO · texte numérisé non relu

ACTE TROISIESME IO

Eurydice.

Madame.

Chœur.

Elle revient, la lèvre se remue.

Eurydice.

Mon nourrisson, mon cœur, mon soûlas parlez moy. Je suis seule qui puis soulager vostre esmoy. 1740 Levez vous je vous pri.

Cassandre.

Qui si tost me resveille M'enviant un repos de douceur nompareille ?

Phulter.

Quoy donc ? en vos ennuis voulez vous succomber ?

Eurydice.

Las ! reprenez vigueur, gardez de retomber. Amis retirez vous, la mémoire trop fresche 1745 De sa calamité son jugement empesche : L'homme du noir cachot nouvellement tiré Est aveuglé du jour au lieu d'estre esclairé : Laissez la moy mener, qui scait mieux qu'Eurydice Ce qui luy peut servir ou porter préjudice ?

Me cognoissez-vous point quand vous me regardez ? P. : Il semble qu'à ce cri vostre objet l'ait esmeue. A. : Cassandre ! — P. : Elle revient, sa lèvre se remue. 1738 mon tout, parlez à moy ; — 1739 C'est moy seule. — 1740-1

P. : Elle vous tend l'oreille.

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