‹ Tyr et SidonChapitre 137 sur 166 · ACTE TROISIESME II · texte numérisé non relu

ACTE TROISIESME II

» Chez les plus grand haineux se doit rendre admirée : Non, n'ayez tant de peur, vous n'estes en la main D'un Sarmate brutal ou d'un Gethe inhumain. Ainsi non d'une fille ains de la douceur mesme

45 Partoit tout ce discours, d'allégement extrême Pour le malade esmeu, qui d'un œil larmoyant, D'une tremblante mine, et d'un son bégayant Repart en ce langage : Excellente Princesse, De vray c'est un soucy qui me gesne sans cesse

$0 Et m'attache en ce lict, voire et doit à la fin Me porter à Charon misérable butin Puis que c'est trop oser d'espérer le remède : Toutesfois mon silence à vos demandes cède ? Ma langue s'enhardit de si rare bonté,

;s Et mon piteux estât me donne liberté :

Scachez, Soleil des cœurs, qu'une beauté royale (Qui en tout l'univers à vous seule s'égale) A de ses rais ardents un brasier allumé Au profond de mon sein dont je suis consumé,

io Homme présomptueux ! las ! je ne suis pas digne D'œillader seulement sa présence divine.

La le respect craintif et l'amour violent

1941 grands — 1942-3

Au fond, ne craignez point : vous n'estes pas en main D'un Cyclope cruel, d'un Busire inhumain. — K^^^-j supprimés. — 1948 Belcar : Chefd'œuvre de nature, adorable princesse, — 19S0 Qui m'attache

1953 Toutesfois je reçoy vostre enqueste à mon ayde, — i9$4 s'enhardit avec vostre bonté — 1955 se donne — Suivent deux vers intercalés. — 1956

Vous sçaurez donc, Madame, et ne vous faschez point, Qu'un amour indiscret m'a réduit a ce point : Les yeux doux et meurtriers d'une fille royale —1957 Qui dans tout — 1958 Ont de rayons subtils un

1961 Seulement d'aviser son front en droitte ligne — 1962-7 M. : Il s'esmeut de rechef. Monsieur, reprenez cœur. O le petit sujet d'une grande langueur !

Il6 TYR ET SIDON

Me ferment les conduits du poulmon panthelant, Je soupire sans plus, Meliane s'avise

1965 Que ce n'est qu'à son but que mon attainte vise, Un vermillon subtil s'espard dessus son front. Puis a demy riante en ces mots me respond : Si c'est la le seul point qui vous melancholie Secouez désormais le chagrin qui vous lie

1970 Estimez vous si peu vos mérites cognus ? Est-il une beauté, fut elle une Venus, Qui de vous posséder ne se repute heureuse ? » R'apellez vostre force, une ame généreuse » Jamais de ses desseins ne va désespérant,

1975 » Le ciel ayde au mortel tousjours haut aspirant. Ainsi par ces devis, ainsi ma chère vie Du seuil du Phlegeton mon ombre fut ravie

[III, 9.] Thamis, Eurydice, Belcar.

Thamis.

Sa suppliante voix a fleschi mon devoir.

Eurydice.

Je m'en tenoy' certaine avant que de le voir. 1980 Prince despechez vous, posez ceste coifïeure Au lieu d'une salade, endossez pour armeure Un de mes vestements, esbarbez ce menton. Empoignez pour un glaive un chancelant baston,

1971 Où seroit la beauté — 1972 ne s'estimast — 1975 Reveillez — 1974 sur ces desseins ne demeure en deffaut — 1975 aspirant toujours haut — Après 1977 suivent 12 vers nouveaux.

[S. J., III, 3 fin, quelques vers utilisés.] 1980-93

T. : Çà, çà que vistement je desserre vos fers.

Ne tardons point, sortez (car les huis sont ouverts) ;

Sous ceste fausse barbe et sous ceste casaque,

Venez vous retirer au fonds d'une carraque

Où Meliane et vous, à la faveur du vent.

Irez en mesme lieu, mesme risque suivant.

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