‹ Tyr et SidonChapitre 20 sur 166 · II. Histoire de la tragédie de Schelaudre · texte numérisé non relu

II. Histoire de la tragédie de Schelaudre

La tragédie de Schelandre a eu, auprès des historiens de la littérature, une destinée très curieuse.

Le premier biographe du poète, CoUetet, ne manque pas naturellement de citer le Tyr et Sidon de 1608 dont Ogier n'avait fait aucune mention du vivant de l'auteur.

Au xviiie siècle, si les frères Parfait ignorent absolument l'existence de Schelandre, Beauchamps ' parle en 1735 de la tragédie de 1608. Il a vu le volume, puisqu'il connaît les vers adressés à Jacques I^r et à Anne de Montant. Mais quand il arrive à l'an 1628, le deuxième Tyr et Sidon lui rappelle aussi peu le premier que le nom de Schelandre celui de d'Anchères, il affirme même que l'on ne connaît Schelandre que par la préface d'Ogier.

L'exemplaire de l'ouvrage de Beauchamps conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal contient des notes marginales de la main de La VaUière. On y lit constamment en regard des titres des pièces les mots : « Je l'ay. » Ils sont répétés pour les deux Tyr et Sidon. La Vallière pouvait donc parler de ces pièces en parfaite connaissance de cause ^. Il donne en effet de la tragédie

1. Beauchamps^ Recherches sur le théâtre de France, Paris^ ^735-

2. La Vallière, Bibliothèque du TJjéàfre François, 3 vol., Dresde, 1768. L'article sur la tragédie est au vol. I, celui sur la tragi-comédie au vol. II. Les exemplaires des pièces de Schelandre possédés par La Vallière et qui avaient appartenu d'abord à Crozat, ont passé avec les autres livres de La Vallière à la Bibliothèque de l'Arsenal. Je dois ces renseignements à M. Paul Bonnefon, dont l'aimable bienveillance a beaucoup facilité mon travail à l'Arsenal.

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