‹ Tyr et SidonChapitre 40 sur 166 · IV. La tragédie de Schelandre ^ I. Sources et analogies · texte numérisé non relu

IV. La tragédie de Schelandre ^ I. Sources et analogies

Tiribaze, roi de Tyr, pour venger son fils Léonte assassiné à Sidon, condamne à mort Belcar, le prince de Sidon, son prisonnier. Belcar qui est aimé en secret des deux filles de Tiribaze, est délivré par Méliane, sa bien-aimée. Mais grâce à l'intrigue de la nourrice, c'est Cassandre qu'il retrouve dans le vaisseau qui l'emmène. Cette princesse rebutée se suicide et son corps est rejeté par les flots sur les rives de Tyr. Le roi trompé par les apparences fait périr sur le bûcher Méliane comme fratricide, puis il devient fou furieux en apprenant la vérité, blesse mortellement son confident par qui ensuite il est tué à son tour. — C'est donc l'histoire d'un couple amoureux dont le bonheur est détruit par l'inimitié des pères et par la rivalité d'une sœur.

Quel est l'auteur qui « a servi de phare y> à Schelandre dans ce « beau sujet », pour parler avec Hardy ? Il n'en dit rien.

Le cadre historique n'a rien d'authentique, sauf qu'il s'agit des deux villes célèbres de la Phénicie. La pièce pourrait se passer dans n'importe quelles villes dont les souverains seraient ennemis : Tiribaze et Aristarque sont si peu historiques qu'en 1628 ils s'appelleront Pharnabaze et Abdolomin. — Vu la nature et le nombre des aventures, à la mise en scène desquelles dix actes

I. Notons ici une fois pour toutes que dans le texte de 1608 les scènes ne sont pas numérotées, elles sont distinguées seulement par la mention des personnages qui prennent part à chacune d'entre elles ; cette liste des acteurs en scène est parfois incomplète, voy. II, 6, et V, i (Cf. 1628, Première Journée, II, 4, et Seconde Journée, III, 4).

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