‹ Tyr et SidonChapitre 96 sur 166 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

; Et le gay souvenir des victoires passées Estourdissoit les airs de nos clameurs haussées : Belcar qui voit de loin le superbe apareil, (Pour n'avoir le bonheur ny le nombre pareil, Et pour sentir aussi, depuis sa maladie,

> De ses soldats battus la valeur refroidie. Voire et que le secours de ses associés Encor avec le gros ne s'estoient alliés) Reculant s'empara d'une plus forte assiete Au pan d'une colline à nulle autre sujette :

) Il prévoit à tous cas, il fossoye à l'entour Son logement commode, et remet nuit et jour Aux lieux plus descouvers garde non endormie, A deux milles sans plus de la ville ennemie Nostre camp arrivé contrecarra le sien :

) Les ouvriers plus dispos du mestier Thracien Esmeurent maints débats d'escarmouches légères. Qui furent plus des leurs que des nostres meurtrières : Depuis comme un deffy vous eut esté donné, Par un Hérault exprés, le champ fut assigné, Leonte le voulut malgré toute apparence.

TiRIBAZE.

: » Souvent le trop d'ardeur emporte la prudence.

i Phulter.

I A ce notable jour les bataillons dressés

506 le ciel de nos voix eslancées. — $07 voyant de loin ce pompeux — 508 Et n'ayant — 509-14

Mesme recognoissant la fougue refroidie

De ses soldats battus durant sa maladie,

Conseilla quelques jours, esquivant, reculant.

Mais tous) ours en sa marche aussi ferme que lent,

Tant qu'il fut emparé d'une colline forte

Où l'on n'eust sceu couper ses flancs en nulle sorte.

Page 1