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je fais connaître Jes soin ers dont ellis coulèrent, qui sont la philosophie, la maçonnerie, sa fille, qui engendra la Révolution française-, et, avec elle, tous les soulèvements de l'Italie et l'ébranlement de toute l'Europe.
Pour celte partie de mon sujet, je suis un historien rigide, et vrai : tout ce que vous avez lu des atrocités de la Révolution de France et des causes secrètes qui amenèrent le renversement et la mort de la savante et généreuse république de Venise, a été puisé dans les histoi iens contemporains les plus accrédités. Ne croyez pas que, lorsque je parle de l'abbé Tentori en plaisantant, je n'écrive rien qui ne soit sérieux; je le copie lui-même, cet écrivain exact et grave, et je ne mYn amuse point. Oh ! que non pas ! Les Vénitiens les plus érudits et les plus au courant des affaires de leur patrie m'ont su bon gré d'avoir exposé dans son vrai jour un événement si majeur, en démontrant que la république, quoique infirme en plusieurs endroits, avait pourtant assez de vigueur dans le sang, dans la tète et dans le cœur pour résister aux flots menaçants de l'adverse fortune, si elle n'avait pas été indignement trahie par quelques sectaires, ses propres enfants, cruels et dégénérés !
— Mais pourquoi, alors, ne nous mets-tu pas en note la liste des auteurs qui t'ont fourni ces matériaux historiques?
— Parce que je ne brigue pas le litre d'historien.
— Pourquoi racontes-tu les choses d'un air léger et goguenard, comme situ les inventais?
— Parce que, pour peu qu'un auteur garde son sérieux, les nerfs délicats de ces messieurs sont devenus si susceptibles, qu'ils leur font ouvrir la bouche plus large qu'un four, pour lui jeter au nez un bâillement peu flatteur, et que leurs bras s'étirent, leurs jointures craquent, leurs paupières battent, leurs "yeux clignotent et finissent par se fermer, et le grand sympathique trisplanchnique, et le petit sympathique pneumogastrique leur donnent des convulsions! — Voilà où nous en sommes.
L'autre partie de ma Narration, — la partie privée, — se piomènedans la demeure domestique, raconte des anecdotes individuelles, dépeint ries affections intimes, et s'en tient uni-
quement à la vie privée. La Civiltà cattolica, dans cetle seconde série, exposait les théories de l'éducation. J'étais chargé d'écrire la pratique des coutumes; alors, pour marcher un peu de concert avec les principes abstraits, j'incarnai cette théorie, la conduisant de l'enfance à la puberté, de celle ci à l'adolescence jusqu'à la jeunesse et à la virilité, énonçant au concret les différences qui ont lieu dans une même famille par les différentes manières d'élever, et les effets ordinaires qui en découlent. — J'ai peint d'après nature. Dieu sait combien de Virginies se sont reconnues dans la mienne! que de pauvres Laurel tas errent sur le globe ! Pour mon compte, j'en connais plus de dix. Si toutes les tilles élevées dans les principes de l'éducation du jour ne se cassent pas le cou avec des Nardos, elles n'en sont pas moins malheureuses d'une autre façon : elles fomentent leur adolescence par mille capricieuses amourettes; elles lâchent la bride à des passions qui les détournent, les rongent, les consument de diverses manières; elles sont le tourment de leur mère ; elles deviennent le désespoir de leurs maris, la ruine de leurs enfants ; souvent elles dévorent de riches patrimoines; elles ternissent tout ce qu'elles ont touché; leur pied laisse une empreinte honteuse et funeste. Demandez aux jeunes mondains pourquoi ils abhorrent le mariage et vivent sur le bien d'autrui ? Je vous affirme qu'ils ne se marient pas, parce qu'ils mesurent toutes les jeunes filles à la même aune, et qu'ils les considèrent toutes ejusdem farinœ, tant il est de mode de les élever dans de certaines conditions d'une bonté apparente, mais qui ne sont pas animées par la crainte du Seigneur.
Quant aux Almavillas, il y en a au moins une paire dans chaque coin; seulement, ils ne se donnent plus pour des élèves de Voltaire. La science s'est perfectionnée; la philosophie a pris chez eux les formes usuelles, les apparences italiennes, un je ne sais quoi entre le christianisme civil et le paganisme néo-chrétien; ou, pour mieux dire, ils ont à la bouche des paroles catholiques, enveloppées dans un sens contraire, figuré, vague, nébuleux, qu'on ne saurait définir; ils sont tout ce que vous voudrez de mauvais, tout, excepté d'être catholiques. Or, donnez des enfants à ces hommes-là, et vous me direz ce que nous pourrons en faire de bon. Ce seront des pe- II 4',*
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lits-pâtés à la Thouar, des casse-museau à la Scarahelli, des massepains à la Gioberli, douceurs et pâtisseries catholiques, à vous en lécher les doigts jusqu'au coude.
— Oh, c'est entendu! Ne voudrais-tu pas, en définitive, que toute la jeunesse fût élevée à la Rodriguez, toi?
— Je la voudrais un tant soit peu enflammée de christianisme ; de cette bonne petite flamme qui donne de la vie et des esprits au cœur, à la tête ; qui jaillit du sein ardent et immaculé de l'Église catholique, avec une lueur si claire, si céleste que, lorsqu'elle pénètre dans l'âme des jeunes gens, elle les fait briller comme des diamants dans la demeure natale, d'abord, ensuite, à la tribune publique et dans le conseil de leur patrie.
— Ami, sors-nous de la sacristie et dépêche-toi de nous dire si tous ces petits faits de la vie privée que tu sèmes dans ton Racconlo sont réellement arrivés, ou s'ils ont été inventés par ta féconde imagination. Tu nous as dit que, pour les faits historiques, tu as tâché de les puiser à bonne source ; soit : et les autres?
— Et les autres?... — Mes chers lecteurs, je suis vieux et les cellules de mon cerveau sont habitées par beaucoup de petites familles qui payent leur loyer depuis longtemps: lorsqu'elles s'ennuient de rester renfermées dans l'obscurité, elles frappent à la porte et me demandent la permission d'aller prendre l'air et faire un petit tour sous un prétexte ou sous un autre. Celle-ci me dit:
— Te souvient-il de Gênes?... dans telle année... qu îd tu donnas du nez...
— Oui, oui.
— Et moi, à Naples?...
— Moi, à Genève.
— Moi, à Neufchàtel...
— Moi, à Milnn...
— Et moi, à Lyon... dans cette diligence?...
— Et moi donc, à Rome... chez ceMonsignore?...
— Oui, oui, oui... ; je crie alors : Je me souviens de vo,;s, toutes...
— Eh bien donc, alors ; tu devrais nous laisser un peu courir au soleil... Tu nous connais assez pour être assuré que nous ne te ferons pas faux bond.
En somme, mes bons lecteurs; pour en venir au tandem, je vous dirai que l'homme qui frappe à la porte de la soixantaine et qui a roulé sa bosse pendant plus de quarante ans, a sa mé- 'nioire garnie d'anecdotes curieuses et véritables, et n'a pas besoin d'en emprunter, encore moins d'en inventer. Ne soyez donc pas étonnés si je vous affirme que telles aventures, tels épisodes, telles historiettes qui auront pu vous paraître étranges, sont arrivés absolument comme je lésai rapportés.
— Mais tout cela est-il arrivé à Ubaldo, à Virginie, à Lauretla et aux autres personnages de ta narration ?
— Bone Deus ! Peut-on poser de pareilles questions à un chrétien?... — Voyons, lecteurs; venez çà et faites attention à ce que je vais vous dire : avez-vous jamais vu, suspendu à la muraille, un beau cadre, renfermant sous verre une belle grande feuille de papier blanc sur laquelle on a collé trèsproprement et en bon ordre, avec goût et avec ait, de jolies gravures qui ne forment qu'un seul tableau, parce qu'elles sont renfermées dans le même cadre; mais qui n'en sont pas moins plusieurs tableaux dans un? A la première vue, vous direz :
— Voyez ces traits, touchés de main de maître, qui caractérisent cette tète de Rembrandt ! — Voyez ces belles perspectives de Mariette, de Perelle!... — Oh! les jolies figures moelleuses de Bartolozzi ! — Ces scènes de mœurs romaines sont de Pinelli. — Et cette petite tête si délicate est de Morghen.
Ainsi, dans un seul cadre, vous en avez admiré cinq ou six. — Dites-en et, surtout, faites-en autant pour ma narration : que vous seriez donc aimablesdc l'admirer un brin, mes archi plus-que-très-gracieux lecteurs !... — J'y ai mis beaucoup d'événements publics ou privés, individuels ou collectifs que j'ai, à ma commodité, rassemblés dans un cadre : et c'est là l'ai » de l'écrivain qui fait la variété, qui éveille la curiosité, qui excite l'anxieuse attente.
Dans la mise en volume de mon Ubaldo, qu'exécute en ce moment l'imprimerie de la Civiltà cattolica, quelqu'un voudrait qu'à certains endroits, j'avertisse les lecteurs en leur disant :
— Ceci est un fait Mat.
Je l'ai fait pour quelques-uns; je le ferai peut-être pour quelques autres : mais à présent que je vous ai donné un avertissement général, — rassurez-vous, lecteurs; ce n'est ni un avertissement avec frais, du receveur des contributions directes, ni encore moins (que Dieu nous en préserve!) un second avertissement de S. Ex. M. le ministre de l'Intérieur, à un malheureux gérant rédacteur responsable de journal non ministériel, — maintenant que vous êtes avertis en bloc, je ne vois pas trop la nécessité de le faire per singulo : je crois que ce serait assommant pour vous et que ça ne donnerait pas plus de poids aux assertions d'un écrivain qu'on a pris le parti de tenir pour menteur.
— Permets-nous une autre question, en guise de considérant. — Ces différentes gravures que tu as réunies sous la même glace, nous les trouvons mal distribuées. — Tu t'étends longuement et minutieusement sur l'enfance et l'adolescence d'Ubaldo et d'Irène et lorsqu'ils sont devenus des jeunes gens, l'un soldat, l'autre soeur de Charité, tu cours la poste, tu montes même en wagon, effleurant à peine un mot de la bravoure de l'un, de l'héroïque charité de l'autre.
— Hélas ! si vous saviez que de cris m'ont déjà brisé le tympan à ce sujet? — Comment? tu en es encore à 1800, et tu dis que ton Racconto va bientôt finir; lorsque tu as encore quatorze ans à parcourir et que tu nous a donné un gros volume pour dix années seulement? — Vous ai-je promis, leur répondais-je, toute l'histoire de Napoléon, peut-être? Quand serait-ce donc? Je marche vers la fin, parce que j'ai atteint mon but.
Je vous répondrai la même chose. J'ai voulu démontrer les effets, les conséquences des deux éducations, la mondaine et la pieuse : elles donnent, d'ordinaire, leurs résultats de dixhuit à vingt ans; voilà pourquoi j'ai procédé avec lenteur au commencement, développant les passions premières : après 'cela, j'ai couru aux conséquences. Laurelta se casse le cou ; Irène est heureuse en Dieu. Ubaldo, honnête et vaillant, finit en revenant aux premières étincelles de son adolescence et pleure les erreurs d'une jeunesse trahie.
— Allons; pardonne-nous une fois encore : quand la langue est en branle, qui peut l'arrêter? Tu commences ta narration
à la vallée de Saint-Valenlin et tu nous décris la villa de Pozzo; lu nous donnes des noms qu'on ne connaît que dans cette petite ville d'Ala, renfermée dans ces vallées des Alpes. Pourquoi as-tu fait connaître ce monde-là à toute l'Italie?
— Je ne crois pas, à vous parler net, êlre obligé d'exposci tous mes parce que en plein soleil, pour répondre à tous vos pourquoi ? Contentez- vous de savoir que ces lieux-là sont chers à l'auteur; que ces noms sont ceux de braves gentilshommes dont les enfants et les neveux vivent encore : eux, louis fils et les fiis de leurs fils, se réjouiront en voyant ces noms imprimés dans mon livre.
— Mais tu n'es pas un citoyen de ces contrées?
— Cela est vrai ; mais à cause des guerres, j'y suis né : on se souvient toujours avec plaisir et l'on est heureux de pouvoir honorer le sol natal, quand même ce sol-là n'est pas celui de la patrie? — Mais, dites-moi donc voir un petit peu: avezvous d'autres demandes à me l'aire? Je m'empresserai d'y satisfaire, si je le puis, en très-humble, très-reconnaissant et tout dévoué serviteur de vos très-coui toises et tout aimables seigneuries.
— Tu nous fais des compliments dont nous te dispensons : réponds seulement à une petite demande toute confidentielle que nous t'adressons en bons et sincères amis. — Quelle diantre de manie e=t donc la tienne de te fourrer toujours dans 1 1 demeure des nobles et des grands et de ne jamais mettre le pied dans la modeste et pauvre habitation de l'honnête citoyen, du simple artisan, du malheureux prolétaire? Dans les Préceptes de Thyonide aux jeunes gens, pour conserver le fruit d'une bonne éducation, tu parles avec un comte; dans les Avertissements à qui veut prendre femme, tu nous traces de petites marquises, de petites comtesses, de petites baronnes, qui jettent l'argent à tort et à travers, en chevaux, voitures, toilettes et le reste ,• dans Lionnel tu nous peins un malheureux sectaire qui engloutit des millions : maintenant, dans Ubaldo et Irène, nous voilà en pleine cour, coudoyant des empereurs, des rois, des princes, des magnats et tout le tremblement ! Serais-tu, par hasard un aristocrate renforcé?
— Vous raisonnez comme de petits amours ! — Il est vrai que je monte souvent — avec la plume, bien entendu ! — les
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escaliers des grands; mais peut-êlre n'en saisissez-vous pas la cause véritable: je vais tâcher de me blanchir de ce péché l't à vos yeux. Considérez, je vous prie, mes très-désirés lecteurs, que de nos jours, on se fait une espèce de sot devoir de maudire les nobles, d'engueuler — pardonnez-moi cette express on excessivement poissarde, mais qui convient parfaitement ici; — d'engueuler (donc) les grands, portant au septième ciel les vertus mirifiqurs des bourgeois (j'allais dire manants, malhonnête!), des paysans et, sauf votre respect, même des assassins, des meurtriers, des brigands, des guichetiers, des lorettes blanches, rouges, brunes ; des dames aux camélias, de* filles de marbre, des nymphes de la Maison d'Or, de Mabille et dix Château-Rouge; ainsi que de mille autres bijoux(\ui brillent sur tous les fumiers de Londres, de Vienne et de Paris ! Toute cette phalange choisie sent battre dans sa poitrine un cœur noble, généreux et sublime ; un cœur, — que Dieu nous pardonne de blasphémer! — tendre, délicat, héroïque et saint; tellement que vous vous sentez pris de la plus violente démangeaison de vous jeter à la rue, d'aspirer au trousseau de grosses clefs des prisons, de vous faire garçon de cabaret, au Lapin blanc, pour y apprendre la vertu; d'aller prendre des leçons de pudeur dans ces réceptacles qui ornent les rues Taitbout, du Helder, Lafilte et cent autres dans les douze arrondissements de la giande ville ! — Si l'on parle par hasard des nobles, des seigneurs et des grands, ils sunt tous, — dans certainslivresetdans certaines bouches, — d'atroces canailles, pourris de vices, la honte des honnêtes gens ; le rebut de la société; des bêles exécrables et venimeuses. N'est-ce pas accomplir un acte de charité et de justice, que de les défendre, de les avertir, de leur montrer l'horreur du vice et la beauté souveraine de la vertu ?
Ajoutez à cela que la plupart des écrivains dont je vous pai le, qui détestent et poursuivent si aigrement les nobles, sont de basse extraction, élevés dans les universités ou dans le cabinet de quelque journaliste, dans les boutiques des libraires et qu'ils vivent de ce que leur vaut leur plume ; que pour se faire acheter par les éditeurs, ils font des études de mœurs populaires près d'une classe qui, plus que jamais aujourd'hui-, envie et dénigre tout ce qui s'élève au-dessus d'elle par no-
blesse de sang, par distinction de rang et de position sociale. C'est pour cela que ces adulateurs de la plèbe sont lus avec avidité et grassement payés (I). Si quelque malheureux fils de famille, douloureuse et — heureusement, — assez rare exception, est rencontré par ces auteurs-là qui y vont bien, eux, dans quelque tripot, dans quelque lupanar, ils affirment que tous les nobles n'en sortent pas. — Au reste, ces écrivains préférés auraient bien de la peine à nous parler et à nous dépeindre la demeure des grands où ils ne pénètrent jamais et les mœurs desnobles qu'ils n'ont jamais fréquentés. Ils en par lent donc comme les aveugles des couleurs, comme les sourds de la musique, comme les épiciers de la littérature : — Jugez !!!
D'un autre côté, lecteurs bien-aimés et féaux ; j'ai préféré parler de la noblesse, parce que, veuillez-le croire, je vous prie, — la vertu et les vices des nobles servent beaucoup à l'amélioration des autres classes des citoyens; nous espérons que dans Ubaldo et Irène, tous nos lecteurs auront pu trouver quelque bon enseignement pour la vie pratique.
— A t'entendre, on dirait qu'il n'y a que les moines et les religieuses qui vont en paradis et qu'il n'y a, aujourd'hui, d'autre clef pour en ouvrir la porte, que celle qui pend au clavier de sœur Véronique, ou au cordon du frère Galdino ! Tu nous ôtes tout espoir. Nous n'aurons donc d'autre moyen, pour y pénétrer, que celui de nous faire hisser en contrebande, par-dessus les murs, avec des cordes, pendant la nuit : et si saint Pierre nous prend sur le fait d'escalade, qu'en adviendra-t-il?....
— N'ayez crainte, mes maîtres; les clefs du paradis sont nombreuses et d'une grande variété de pannetons; elles ouvrent toutes et à tout le monde, pourvu qu'on ait vécu comme l'entend le portier. Je ne nie pas qu'il n'y ait des clefs qui ouvrent plus facilement que les autres : oh que oui, qu'il y en a ! Et de certains monseigneurs ou rossignols qui ouvrent d'emblée ! Mais cela ne veut pas dire qu'on ne puisse venir à bout
(1) Il parait qu'en Italie, plus que chez nous, on aime à lire les livres canailles. Grâce à Dieu, nous n'en sommes plus là. Les Mystères de Paris, les Aléatoires de Lacenaire, de Vidocq, etc., ne feraient plus, aujourd'hui, la fortune des feuilletons! (Le traducteur.]
SIS l'BALDO ET IRÈNC.
d'entrer en tournant plusieurs fois la clef dans la serrure ; oh, nenni-dà ! — Essayez, chacun dans votre condition et dans votre état ; vous me direz alors s'il n'y a que les petites sœurs et les moinillons qui aient le privilège d'y être admis !
— Très-bien ; nous nous en rapportons à ta parole. — Mais, que vas-tu nous donner pour l'autre série de la Civiltà caltolica? Dis-nous cela en confidence, entre amis : as-tu par les mains quelque chose de bon?
— Pour du bon, vous ne devez, certes, pas en attendre de moi, pauvre hère ; je vous promets, de tout mon cœur, toute la bonne volonté de mon âme et de mon intelligence ; quant au reste, je me confie à votre indulgente bonté. Je vous dirai seulement que, cette fois-ci, nous n'aurons rien de commun avec les moines : nous parlerons d'une époque où, pour rencontrer un moine, il aurait fallu faire mille lieues par la poste. — Vivez en joie.
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