‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 112 sur 153 · Cephalophus melanorheus. (Gr · texte numérisé non relu

Cephalophus melanorheus. (Gr

Cephalophus melanorheus. Gray. Ann. and Mag. nat. hist., p. 167, 1846.

— 0. Thomas. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 420, 1892.

? — œquatorialis. Matschie. Sitzb. Ges. iiaturf. Freunde, p. 112,

a. Ç> semi-adulte. M. J. Dybowski, 3 nov. 1891. Bangni.

b. ^ adulte. — — —

c. Ç — — 24 nov. 1891. —

d. — mars 1894. Mayumba.

Les cornes sont à peu près de même longueur dans les deux sexes et marquées de cinq à six anneaux à partir de la base. Chez la femelle [c) elles mesurent près de 4 centimètres de longueur, et il millimètres de diamètre à la base; chez le mâle (d) elles sont un peu plus massives, légèrement recourbées en dedans à leur extrémité et relevées d'une façon plus marquée ; elles forment avec le plan frontal un angle très ouvert, mais pourtant appréciable. La voussure des frontaux, immédiatement en avant de la base des cornes,

(1) M. Matschie [loc. cit.) nie au contraire la présence du C. MaxweUi dans la Guinée inférieure. De nouveaux sujets d'étude de provenance sûre sont donc nécessaires qui viennent infirmer l'authenlicite de l'habitat du spécimen que nous devons à M. Masson.

E. »E POU^AUCiUCS».

est très-peu accusée et presque nulle. Les dimensions des deux exemplaires adultes mâle et femelle {b, c) sont les suivantes :

Mesures en 7nillimètres.

Longueur du corps, du bout du museau à la base de la queue

Hauteur au garrot ] 320

Longueur du pied 170

Ces mesures concordent pleinement avec celles qui ont été relevées par M. 0. Tliomas sur les spécimens du British Muséum, et peuvent être considérées comme marquant la taille maximum de l'espèce. C'est du moins ce qu'il est permis de conclure de l'examen du crâne de l'exemplaire lemelle {c) dont les sutures pariéto-fronlales et pariétooccipilales sont presque entièrement oblitérées el à peine visibles, en même temps que les molaires et surtout les prémolaires présentent de fortes traces d'usure. M. O.Thomas admet comme synonyme du C. melanorheus le C. AncJnetse (Boc.) (1), et de ce fait, comprend l'Angola dans la zone d'habitat du C. melanorheus. Mixxs telle n'est pas l'opinion émise antérieurement (2) par M. Barboza du Bocage qui, dans une note rectificative, s'exprime de la manière suivante : « Après nouvel examen, les individus, inscrits dans la Liste des Antilopes d'Angola sous le nom de C. Anchietœ^ ne nous semblent pas suffisamment distincts du C. monticola pour constituer une espèce à part. » Je ne puis que me ranger à cette manière de voir, étant données les particularités de coloration otïertes par le pelage du C AncJtietse : «. Raie sourcilière roussâtre ; face antérieure et externe des membres d'un

(1) Barboza du Bocage, Froc. Zool. Soc. London, p. 743, 1878.

(2) Barboza du Bocage, Jorn. Se. nat. Lisboa, 2<= série, u° 5. Extrait, p. 27,

cendré lavé de fauve; chez la femelle les membres sonl plus lavés de fauve à leur partie inférieure. » Ces teintes fauves sur les membres sont, comme on le sait, caractéristiques du C. monticola, et les détails fournis par M. Barboza du Bocage démontrent surabondamment que les types du C. Anchietœ ne diffèrent de cette espèce que par l'infériorilé de leur taille. Le C. melanorheus ne francbit donc pas le Congo inférieur ; et, le long de la cote occidentale d'Afrique, l'aire d'babilat de cette espèce se trouve resserrée entre l'embouchure de ce fleuve et le Nord du Cameron, pour s'étendre delà vers l'Est à travers l'Afrique équaloriale jusqu'à Zanzibar (Kirk. fide 0. Thomas). C'est donc probablement à celte espèce qu'il faut rapporter le C. œquatorialis (Matsch.) signalé dans le Ruhanda et l'Uganda, qui ne diffère du type de la côte occidentale que par ses teintes légèrement lavées de roussâlre.

9o. Cephalophus mOiNticola. (Tbunb.)

Antilope monticola. Thunberg. K. Vet. Akad. Handl., XXXII, p. 93, 1811.

— cœrula. H. Smith. Gritf. Anim. kingd., IV, p. 268, 1827. Cephalophus Anchietœ. Barboza du Bocage. Proc. Zool. Soc. London, p. 743,

— monticola. Barboza du Bocage. Jorn. Se. Lisboa, 2" série, n° 5.

Extrait, p. 27, 1890.

— — 0. Thomas. Proc. Zool. Soc. London, p. 427, 1892.

a. 9 adulte. M. de Brazza, 15 septembre 1884, N'Ganciu. c. Ç — M. .1. Dybowski, 16 juillet 1891. Brazzaville.

Ces trois individus m'ont donné comme dimensions les chiffres suivants :

Mesures en millimètres.

Longueur du corps du bout du museau à la base de la queue

Hauteur au garrot

Longueur du pied

E. DE POUfItARCiUES.

Ces mesures montrent que le C. monticola se distingue de l'espèce précédente, non seulement par la teinte sombre du derrière des cuisses et des jarrets et par le ton roux fauve de la raie sourcilière et des membres, mais aussi par sa taille plus grande, ses pattes plus forles, et sa tête plus

massive. Les cornes, développées à peu près également dans les deux sexes, sont dirigées franchement en arrière suivant le plan de la face et ne font aucun angle avec le front. Celui-ci présente un bombement très-accusé immédiatement en avant de la base des cornes. J'aurai d'ailleurs à re-

venir plus loin sur les principaux caractères crâniens qui permettent de distinguer cette espèce du C. melanorheus.

Le C. montïcola n'a jamais été signalé jusqu'à présent au Nord du Congo (1), aussi ne citerai-je que sous toutes réserves N'Ganciu et Brazzaville comme lieux de provenance des spéci-

AFRIQUE OUEST

Ouest du Niger.

Page 1