Cobus dépassa. (Rûpp
Antilope Sing-Sing. Bennett. Rep. Comm. Zool. Soc, p. 5, 1832.
— defassa. Riippell. Neue Wirbellh. Faun. v. Abyss. gehor., p. 9.
Taf. 3, 1835-40.
— unctuosa. Laurillard. Dict. liist. nat. d'Orbiyny, p. 622, t. I, 1841. Kobus Sing-Sing. Gray. Proc. Zool. Soc. London, p. 131, 1850.
Kobus Sing-Sing. Sdailer. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 101 et 102 fig. 1 (tête
et patte), 1864.
Anlilope Harnieri. Kaup. J. Mûrie. Proc. Z)oI. Soc. London, p. 3, pi. II,
Cubus unctuosus. Matscbie. Sitzungsb. Ges. naturf. Freunde. Berlin, p. 134, — Crawshayi, Sclater. Proc. Zool. Soc. London, p. 726, 1893.
a. çf adulte (tète et cornes). M. J. Dybowski, 5 février 1892. Pays des Ouad-
das, Oubangui.
b. Ç semi-adulte. M. J, Dybowski, 5 février 1892. Pays des Ouaddas, Ou-
bangui.
Les cornes du mâle adulte [a), parvenues à leur entier développement, mesurent 64 centimètres suivant leur courbe postérieure convexe, 63 suivant l'antérieure concave, 57 en ligne directe de la base au sommet, et 19 de circonférence à la base; elles sont marquées de stries longitudinales, et d'anneaux bien formés au nombre de 19 suivis de trois bosselures de moins en moins saillantes, au delà desquelles l'étui corné est lisse jusqu'à son extrémité sur une longueur de 17 centimètres. A leur sortie du front, ces cornes se portent en arrière, en deliors et en haut dans un plan qui
(1) Ces deux espèces de Cobvs étroitement alliées sont, du reste considérées par M. Neumann comme appartenant aussi au genre Adenota.
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continue celui du chanfrein, puis elles deviennenl parallèles et conservent à peu près le même écartement jusqu'à leur exlrémilé dont toute la portion lisse se recoui'be fortement en haut et un peu en avant.
La femelle semi-adulle (/>>) présente loulesles particularités de pelage et de coloration caractéristiques de l'A. defassa type, et la description de Riippelllui est textuellement applicable. Les tourbillons de poils signalés par cet auteur y occupent exactement la position indiquée. On y trouve, en effet, de chaque côté un tourbillon sur les bas-flancs, puis le tourbillon occipital dont les poils rayonnants viennent buter en avant et entre les oreilles, contre les poils ascendants de la face et du front, en arrière contre le courant qui s'échappe du tourbillon du garrot, et remonte tout le long du cou ; de cette disposition résultent deux barres très nettes et très élevées de poils s'entre-choquant par leurs pointes, et situées, l'une sur la nuque, l'autre sur le verlex.
La plupart des auteurs ont identifié cette espèce avec le Sing-Si7ig de Bennett et V Antilope unctiiosa de Laurillard ; M. Malschie, au contraire, distingue spécifiquement ce dernier type originaire de la Sénégambie du Cobits defassa abyssinien. Cette manière de voir est adoptée par M. Sclater qui tout récemment. a décrit sous le nom deCobus Craïushayi une troisième espèce de ce genre, découverte par les explorateurs Sliarpe et ('rawshay sur les bords du lac Moero. En ajoutant à la liste donnée par M. Sclater, le Cobus Harnieri (Kaup.) on aurait au total cinq espèces (1) appartenant au type Co^w5 proprement dit : C. eUipsiprymnus (Og.), G. defassa i^u^^.), C. unctuosus (Laur.), C. Harnieri (Kaup.) et C. Crawshayi (Sclat.). La première de ces cinq espèces se sépare nettement de ses congénères par la présence d'une étroite bande elliptique blanche encerclant le croupion et par
(1) De cette liste sont exceptés le Cohu?, leucotis (Pet. et Licht.) et le Cobus Mariœ (Gr.) dont les cornes ont une orientation toute différente et qui, ainsi que nous l'avons vu, sont admis par certains auteurs au non^bre des Adenota.
l'absence d'anneaux blancs, bordant les sabols et les ergots; mais les caractères différentiels sur lesquels on se base pour distinguer spécifiquement entre elles les quatre autres formes, ont-ils réellement l'imporlance qu'on leur attribue? La taille et les proportions sont égales cliez ces différents types, les cornes ont le même développement, la même direction et le même nombre d'anneaux. Le pelage seul, suivant les saisons et les localités, présente dans sa longueur et son mode de coloration des différences assez sensibles, mais certainement moindres que celles qui distinguent diverses espèces de Tragelaphus que M. 0. Thomas regarde comme des races géographiques d'un seul et même type, le Tragelaphus scriptiis (Pall.).
On ne saurait int'erpréter autrement les variations de pelage que présentent tous ces Cobits. Deux de ces espèces, C. Harnieri du Nil Blanc et C. Crawshai/i du lac Moero, ont entre elles de telles ressemblances, qu'il est difficile do ne pas les considérer comme identiques. 11 suffît, pour s'en convaincre, de comparer la description de M. Sclater à celle que J. Murrie donne du C. Harnieri qu'il assimile au C. defassaeiau C. imctuosus. Je ne puisque me ranger à l'opinion de ce dernier auteur et citer ici les conclusions de son remarquable mémoire. « Les observations précédentes nous amènent à conclure que l'aire d'habitat de l'Antilope à laquelle on a donné le nom de Sing-Stng (1), s'étend depuis la Sénégambie à l'Ouest jusqu'à l'Abyssinie à l'Est, et qu'on retrouve cette même espèce avec de légères variations jusque dans l'Uganda près de l'Equateur. Le Codas ellipsiprymnas (Og.) la représente dans l'Afrique australe, et la variété du Nil Blanc forme comme un chaînon entre ses congénères du Nord-Ouest de l'Afrique et l'espèce alliée du Sud. Comme analogie l'on peut citer VAdenota lechè (Gr.)
(1) Comme le fait remarquer avec raison M. Sclater, le terme spûciflque Slng-Sing, purement nominal, ne correspond à aucune description et doit le céder, d'après la synonymie que nous admettons, à la dénomination defassa la plus ancienne.
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prototype sud-africain de YAdenola kob (Gr. ) propre à l'Ouesl. »
C'est donc bien la même espèce, Cohus defassa, qui du Kordofan et du Darfour (liiippell), se propage vers l'Ouest, d'une part à travers le Soudan jusqu'en Sént'gambie, de l'autre à travers le Niam-Niam en descendant le cours de rOubangui jusque près de son continent avec le Congo (DyboNvslvi) et dans le Cameron (Matschie). Comme station intermédiaire dans l'Afrique centrale, il faut signaler Makorou sur la rive Nord du Cliari, dans les immenses steppes herbeux du bassin du lac Tchad, où, d'après M. J. Dybowski, les Cobus defassa paraissent pidlulcr.