‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 129 sur 153 · Dendrohyrax dorsalis. (Fras · texte numérisé non relu

Dendrohyrax dorsalis. (Fras

Hyrax dorsalis. Fraser. Proc. Zool. Soc. London, p. 99, pi. XXXIII, 1852.

— sylveslrls. Temminck. Esq. zool. Côte Guinée, p. 182, 1853.

— StampfliL Jentink. Not. fr. Leydeii Muséum, vol. VIII, p. 209, 1886. Procavia dorsalis. 0. Thomas. Proc. Zool. Soc. London, p. 75, 1892.

a.çf adulte. M. Masson, 1883. Gabon; nom indigène, Niou.

Le tour des yeux, les joues, le museau et le menlon sont nus. Sur le dessus du corps, les poils longs, légèrement onduleux et rudes, sont presque tous d'un noir pourpré sur le milieu du dos, annelés et terminés de roux sur les côtés du cou, les flancs et la face externe des membres; sur la face inférieure du corps, ils sont d'un noir brunâtre à la base, d'un roux jaunâtre sur leur moitié terminale. La plage glanduleuse nue de la région lombaire est bordée, le long de ses deux tiers antérieurs, de longs poils soyeux moins ondulés que les autres, noirs sur leur extrême portion basale, blancs sur le reste de leur étendue. Les incisives supérieures, extrêmement développées et nettement trigones, présentent en avant deux faces obliques, légèrement concaves et vallonnées, limitées par une arête aiguë.

Par l'examen comparatif d'une nombreuse série de spécimens de diverses provenances, M. 0. Thomas a établi récemment qu'il n'y avait pas lieu de distinguer spécifiquement les Damans de Libéria, décrits par M. Jentink sous le nom de Hyrax Stampflu., du type H. dorsalis; que, par conséquent, l'aire de répartition de cette espèôe comprenait, outre l'île de Fernando-Po, tout le littoral Ouest-africain depuis le Libéria jusqu'au Cameron, et qu'il était impossible actuellement d'en fixer d'une manière certaine les limites probablement plus reculées, soit vers le Nord-Ouest, soit

vers le Sud-Est. L'exemplaire recueilli au Gabon par M. Masson, prouve que le Dendrolnjraxdorsalis s'étend davantage vers le Sud, et l'on peut supposer que, dans celte direction, il se propage jusqu'à la rive droite du Congo. On peut toutefois donner comme certain qu'il ne passe pas au Sud de ce fleuve, car M. Barboza du Bocage ne cite pas ce Daman dans sa Faune mammalogique d'Angola. Dans cette région, le Dendrohyrax dorsalis est représenté par une espèce différente, mais appartenant, sinon au même sousgenre Dendrohijrax^ du moins au même type brachyodonte^ c'est le Dendrohyrax Gray'i (Boc). Cette observation vient à l'appui de la remarque très judicieuse faite par M. 0. Thomas, à savoir : que les espèces appartenant à un même sousgenre paraissent s'exîclure, et ne se rencontrent jamais dans la même région; et que si deux espèces différentes vivent côte à côte dans la même localité, invariablement, l'une appartient au type hypsodonte, l'autre au type brachyodonte. Aussi M. 0. Thomas incline-t-il fortement à considérer le Dendrohyrax Grayi comme une simple variété individuelle de V Heterohyrax Bocagei; ces deux sous-genres en effet, par la forme et les dimensions de leur dents, appartiennent au même groupe brachyodonle. La présence de deux espèces de ce type dans les mêmes régions de l'Angola infirmerait singulièrement la remarque faite par M. 0. Thomas sur le mode de distribution géographique des Damans; mais les raisons très sérieuses, invoquées par cet auteur, ne laissent aucun doute sur l'identité que l'on doit établir entre ces deux formes. Seule, la présence d'un cercle orbitaire complet a déterminé M. Barboza du Bocage à distinguer spécifiquement le Dendrohyrax Grayi; par ses autres caractères crâniens et dentaires, celte espèce ne diffère en rien des Heterohyrax ; et, par la nature et les teintes de son pelage, elle rappelle exactement V Heterohyrax Bocagei. Ce n'est certainement là qu'une forme anormale, et les conclusions du savant mammalogiste anglais conservent toute leur valeur.

VHP ORDHE. — EDENTES

GENRE MANIS

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