‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 132 sur 153 · IV · texte numérisé non relu

IV

98" E. »E POUSARttUES

en effet, en ont recueilli de nombreux spécimens tout le long du liltoral de l'Atlantique, depuis Sierra-Leone jusque dans l'Angola, et de là cette espèce s'étend vers l'Est à travers l'Afrique équatoriale et le Niam-Niam jusqu'à Makraka (Malschie).

Entre aulres Pangolins, M. gigantea (111.), M. longkaudata (Briss.), que l'on rencontre à côlé du M. tricuspis dans la région congolaise, s'en trouve un à longue queue qui, par la singularité de ses caractères, mérite d'attirer l'attention; c'est \e3Iams Hessi{\) récemment décrit par 31. Noack.

L'absence de soies interstitielles à l'âge adulte et la terminaison de la série médiane des écailles à une distance plus ou moins grande de l'extrémité de la queue, tels sont les caractères reconnus par M. Jentink comme appartenant exclusivement aux Manidés africains, et dont l'importance a été parfaitement mise en lumière par ce savant zoologiste. Jusqu'à présent, la constance de ces caractères a été si bien confirmée par les faits, qu'il y a lieu de se demander si le Manis Hessi de Banana est de provenance bien authentique, ou s'il n'a pas été importé de l'Inde. Chez ce nouveau type, en effet, contrairement à ce que l'on observe chez toutes les autres espèces de Pangolins propres à l'Afrique, les écailles forment une série longitudinale médiane ininterrompue jusqu'à l'extrémité de la queue. Cette particularité n'a encore été constatée que sur l'unique spécimen type du Manis Hessi; peut-être n'est-ce là qu'une anomalie? En tous cas, il me paraît prudent d'attendre qu'elle soit signalée de nouveau sur d'autres exemplaires, avant de décider si elle infirme dans sa généralité la loi établie par M. Jentink (2).

(1) Noack, Zoo/o(/. Jahrbuch., t. IV, p. 100, pi. I, 1889.

(2) Depuis la rédaction de cet article M. Matschie a prouvé, avec figures à Tappui.que le Manis Hessi (Noack) ne doit pas compter comme espèce distincte nettement caractérisée reliant les Pangolins africains aux asiatiques. Le type de cette prétendue espèce n'était autre qu'un exemplaire défectueux de Manis longicaudata (Briss.) dont l'extrémité de la queue avait été mutilée.

Page 1