‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 21 sur 153 · Ceucopithecus cv.nosurus. ^Scop · texte numérisé non relu

Ceucopithecus cv.nosurus. ^Scop

Le Malbrouch. BufTon. Hist. nat., t. XIV, p. 224, 1760.

Simia cynoswos. Scopoli. Délie. Flor. Faun. insub., pars I, pi. XLIV, 1786.

Cercoplthecm tephrups. Hennett. Proc. Zool. Soc. LonJ., p. 109, 1833.

— cynosurus. Reichenbach. D. volist. Nalurg. d. Aireii, p. 119,

pi. 29o et 301, 1862.

— tejMvps. Reichenbach. D. voUst. Naturg. d. AfTen., p. 120,

pi. 296 à 300, 1862.

— cynoswus. Schlegel. Sing. Mus. Pays-Bas, p. 72, 1876.

— — Sclater. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 247, 1893.

— — Jentink. Not. f. Leyden Mus., p. 262, 1893.

a. çf udiille. M. Tholloii, 1889. Rive gauche du Congo, près Brazzaville.

C'est un fait assez curieux queFon ail ignoré si longtemps la provenance exacte du Malbrouck. Pourtant, depuis que ButTon a fait connaître cette intéressante espèce, de nombreux individus, apportés vivants en Europe, ont figure à diverses époques dans la plupart des ménageries, et leurs dépouilles préparées garnissent en grand nombre les vitrines des principaux Musées. Keichenbach incline beaucoup à croire que le C. flavidm de Peters n'est qu'un jeune du C. tephrops (Benn.) (1) et l'habitat de cette espèce serait dès lors la côte de Mozambique. Plus généralement, on assigne comme patrie probable au Malbrouck le Sénégal; mais cette autre hypothèse ne repose également que sur des données incertaines. Les choses en étaient encore à ce point en avril 1893, quand M. Jentink signala la présence certaine et authentique du C . ci/nosurus dans le Mossamedes à Cahama, localité située sur le Kakulovar, affluent de la rive droite du Gunéné.

Le spécimen mâle rapporté par M. ThoUon est des mieux caractérisés, et répond exactement à la description du C. tephrops de Bennett, La tête et le tronc sont couverts, audessus, de poils annelés de noir et de jaune roussâtre; sur la face externe des membres, la teinte jaune des anneaux clairs s'éteint et passe au blanc. Tout le dessous du corps est blanc,

(i) Avec plus de raison M. Matschie considère le C. flavidus comme un jeune C.rufoviridis (I. Geof,). Sitz. Ber. Ges. naturf. Fr. n° 8, p, 214, 1893.

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cl les favoris sont très peu développés. La queue gi'is liquclé de blanc jaunâtre en dessus, blanche en dessous, devientnoirc vers son e\lrémilë. Sur le front se remarque un étroit bandeau sourcilier d'un blanc grisâtre. La peau de la face })rde, est couverte de poils noirs courts et clairsemés, à l'exceplion d'un espace circumoculaire assez élroit. Aucune teinte d'un roux jaunâtre ne s'observe sous la base de la queue, et les poils qui entourent le scrotum et la verge sont de la môme teinte blanche que ceux du ventre.

Des faits que je viens d'exposer découle celte conséquence indiscutable, que le Malbrouck, C. ryiioswus remonte du Cunéné jusqu'aux rives du Congo sous l'équateur à travers toutes les possessions portugaises de l'Angola. 11 est à supposer toutefois qu'il est assez, rare dans ces contrées, pour avoir échappé aux investigations des nombreux explorateurs portugais, qui n'y ont jamais signalé sa présence. Le ^lalbrouck se trouve-t-il sur la rive droite du Congo? 'SX. Thollon dit ne l'y avoir jamais rencontré, et l'exemplaire dont il a doté le Muséum a été capturé au cours d'une excursion faite sur la rive gauche. Il est permis de supposer qu'il en est de celte espèce comme du Colobus angolensis et du Cercopit/iecifs (iscaiiias^ et que le Congo oppose une barrière infranchissable à sa dispersion vers le Nord. L'existence du Malbrouck dans la Sénégambie devient, de ce fait, tout à fait inadmissible.

1'). Ckrcopithecus sab.tîus. (L.)

Simia sabxa. Linné. Syst. nat., p. 38, n° 18, 17GG.

Le Grivct. Vi\ Ciivier. Mamm., 1819.

Cercopithecus griseo-viridis. Desmarets. Mamm., p. 01, n" 27, 1820.

Chlorocebus engythithia Gray. Cat. Monk., p. 26, n" y, 1870.

Cercopithecus sabœus. Schlegel. Sing. Mus. Pays-Bas, p. 74, 1876.

— griseo-viridis. Sclaler. Proc. Zool. Soc. Lond., p. 247, 1893.

a.f^ très adulte. M. Dybowski, décembre 18'.il. Vabanda, dans la (irande Brousse, 6» 25' Lat. N.

b. çf senii-adulle. M. Dyb.owsUi, lo mai 1892. Poste de la Mission sur la rivière Kemo. Lat. N.jG" 17°. Loiigil. E. 17° 1j'.

ETUDE SUR LES MAMMIFÈRES DU CONGO FRAiNÇAIS. 225

Comme pour l'espèce précédente, ces deux spécimens ajouleuL des éléments nouveaux et précieux à nos connaissances sur la répartition géographique duGrivet.

La présence de celte espèce dans l'Afrique centrale, sur un point beaucoup plus rapproché de la côte occidentale que du rivage de l'océan Indien, constitue un fait, sinon inattendu, du moins inédit et très suggestif. Le C. sabœus n'avait en effet été signalé jusqu'ici que dans l'Abyssinie (Riippell), sur le Nil blanc (d'Arnaud) et dans le Sennaar et le Kordofan (Clot-bey). On peut dès à présent, sans témérité, préjuger de sa présence dans les localités situées entre ces stations extrêmes, c'est-à-dire dans le Niam-Niam, bien qu'il n'y ait été rencontré ni par Schweinfurth, niparEmin-pacha. Cette aire de dispersion du Grivet paraît donc, à très peu près, coïncider avec celle du Colobiis guereza, sans toutefois s'étendre aussi loin vers l'Ouest. Cette similitude d'habitat n'a rien qui doive étonner, vu l'extrême analogie que ces deux Singes, pourtant si différents, présentent dans leur manière de vivre. Si le Grivet est commun dans les parties basses de l'Abyssinie, il peut s'élever très haut sur le flanc des montagnes, et suivant liuppeli, jusqu'à 4000 pieds audessus du niveau de la mer ; d'autre part les C. guereza sont nombreux dans les massifs montagneux de ces mêmes régions, et nous avons vu que le voyageur Johnslon les avait rencontrés à une altitude de 3000 pieds sur les pentes du Kilima-Njaro.

H doit certainement exister de grandes analogies de pelage entre les deux Grivets rapportés par M. J. Dybowski et lajeune femelle de cette espèce, à teintes pâles, que Schlegel a signalée dans son catalogue (N° 4) comme provenant du Sennaar. Sur les deux spécimens qui nous occupent, le pelage des parties supérieures du corps présente également des teintes très pâles, et les armeaux clairs dont les poils sont marqués, légèrement jaunâtres chez le jeune mâle [h], sont d'un blanc presque pur sur l'adulte [a). Les favoris blancs falciformes sont extrêmement développés, et dépassent de

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beaucoup le soniinel de la tôle. De chaque col»'* cl au-flessous delà base de la queue, les poils blancs s'allongent beaucoup, et forment une toniïe frisottante circumanale. La peau de la face et du menlon assez glabre, est d'un noir profond qui fait ressortir la blancheur des favoris et de la bande

sourcilière. La verge et le scrotum sont entourés de poils jaune orange vif, qui tranchent fortement sur le fond blanc des parties inférieures du corps.

Dans la carte et le tableau ci-joinis se trouve indiquée l'étendue de l'aire de dispersion des principales espèces du genre Cercopithecus,

De cette liste ont été éliminés quelques types, les uns anciennement décrils, mais de provenance ignorée, tels que C. pygenjtlirm [F. Cuv.), C. Werneri (I. Geoff.), les autres de création récente et d'habitat inconnu, hypothétique ou imparfaitement déterminé, et dont les affinités, pour

REGIONS

CERCOPITHEQUES

RHINOSTICTI MEI.ANOCHIRI CIILORONOÏI ERYTHRONOTI B.VRBATI

iC. albigu- |/a?'is(Syk.)

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