Galago (Otolicnus) Allicni. (Wath
Galago Alleni. Waterhouse. Proc. Zool. Soc. London, p. 87, 1837.
— — var. gabonensù. Gray — p. 146, 1863.
— — Sclaler. — p. 37o, pi. XXXII, 1863.
— fjubonensis. Undirt. — p. 647, 1864.
Otolicnus gabonerms. Gray. — p. 860, 1872. Sciurocheirus Alleni. Gra.y. — p. 837,1872.
Galago Alleni, var. cameronensis. Peters. Mon. Kônig. preuss. Ak. Wiss.
Berlin, p. 472, 1876.
— {Otolicnus) Alleni. De Pousargues. Nouv. Arch. Mus. Paris, 3« sér.,
t. VI, p. 150, 1894.
— Alleni. Matschie. Silugelh. deutsch. Osl-Afrik., p. 14, 1895.
a. çf M. Dybowski, mars 1894. Peau plate préparée par les indi-
gènes du pays des Eschiras.
Le dessus du corps est d'un brun rougeâtre passant au
1) Un autre caractère extérieur d'une investigation facile, signalé par M. Matschie, réside dans le singulier mode de conformation des ongles. Ceux-ci présentent une forte carène longitudinale médiane dont lo pointe acérée dépasse leur bord libre, d'où le nom de Spitznagel-Maki, donné par M. Matschie à cette espèce.
roux vif sur le haut des quatre membres; les joues, la poitrine, le ventre et la face interne des membres sont d'un blanc grisâtre lavé de jaune. La face postérieure des cuisses et le croupion offrent une teinte d'un gris ardoisé sombre qui se continue sur la moitié basale de la queue, et passe au noir fuligineux à son extrémitédislale. Cette robe présente assez d'analogie avec celle de l'espèce précédente, mais il est toujours facile d'en distinguer le G. Otolknus Alleni, au grand développement des oreilles, à l'absence de toute tache blanche à l'extrémité de la queue et à la forme arrondie des ongles. Le crâne fournit, d'autre part, des caractères de ditVérenciation encore plus probants. La boîte encéphalique est large, mais basse et surbaissée ; le museau étroit et pointu, rappelle comme forme celui des Hémigalagos; enfin, les premières prémolaires sont normales et non caniniformes comme chez l'espèce précédente.
Découvert à Fernando-Po, le G. Otolicnus Alleni a été vu depuis à maintes reprises au Gabon et au Cameron, et même, suivant Schlegel, sur les côtes de Guinée; mais cette dernière provenance est loin d'être confirmée.
Je dois ajouter qu'il en est de cette espèce comme de la précédente. Le même explorateur Stuhlmann l'a rencontrée à l'extrémité N.-E. du bassin du Congo, dans les forêts proches d'Andeboko, et suivant M. Matschie, elle doit également exister dans le Rouanda.