VU, IS08-I86I
— Duvernoy. Compt. rend. Acad. des Se, mai 1833.
— Archiv. du Muséum, p. 1 à 248, pi. I à XVI, t. VIII,
a. 9 très jeune. M. Marche, 23 avril 1876. Ogôoué. h.^ adulte (crâne). M. de Brazza, 1884. Congo français, c. Q très adulte (crâne). M. Thollon, 1884. Gabon.
Les savants mémoires de Duvernoy et d'Is. Geoffroy Saint- Hilaire publiés de 1853 à 1858, font encore autorité en ce qui concerne le Gorille, et je renverrai au travail de ces auteurs, tant pour la description du crâne, du squelette, de la musculature et des particularités extérieures de ce grand Anthropomorphe, que pour la synonymie parfaitement débrouillée par I. Geoffroy et l'exposé des caractères qui ont motivé pour cette espèce la création d'un genre différent du Troglodytes. On trouvera également dans le beau travail d'I. Geoffroy, comme une réfutation anticipée des arguments sur lesquels se sont basés Mx\I. Alix et Bouvier (2)
(1) Giglioli, Ann. Mus. civ. Hist. nat. Gen., vol. III, p. 56, 1872.
(2) Alix et Bouvier, Sur un nouvel Anthropoïde {Gorilla mayema) [Bull. Suc. zool. de France, p. 488, t. II, 1877).
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pour établir la distinction spécifique du Gorilla mayema. « Le Gorille, écrivait Is, Geoffroy, diffère considérablement de lui-même selon les individus. Je ne connais même, chez aucun Singe, des différences plus marquées et plus considérables que celles que l'on observe chez le Gina, difTérences relatives, soit à la conformation du crâne, soit à la taille, soit enfin à l'état plus ou moins velu de la peau, et à la couleur du pelage. »
Le jeune spécimen femelle [a) ne diffère en rien, pour la taille, comme pour la coloration noirâtre du pelage, du jeune individu mâle, donné en 1852 au Muséum par l'amiral Penaud et figuré dans l'une des planches qui accompagnent le travail de Is. Geoffroy.
Le crâne du mâle (h) trouvé par IVI. de Brazza dans la foret ou dans quelque case d'indigène, avait sa dentition aclievée, mais, par suite probablement d'une exposition prolongée à l'air, et des alternatives de sécheresse et d'humidité, la plupart des dents, déchaussées, sont tombées et ont disparu. La crête occipitale est large et bien développée, mais la crête sagittale n'est pas encore formée. Les deux arêtes, servant de lignes d'insertion pour les muscles, et limitant en haut et de chaque côté les fosses temporales, convergent fortement en arrière à partir du bord supéro-externe des arcades sourcilières, circonscrivant entre elles une aire frontale triangulaire, et deviennent presque conliguës à partir de la suture pariéto-frontale; mais elles ne s'accolent et se soudent que vers leur point de rencontre avec la crête occipitale. Il en résulte que, tout le long de la ligne supérieure médiane du crâne, se trouve ménagée entre les deux arêtes ou bourrelets d'insertion des muscles temporaux, une sorte de rainure assez profonde, large d'environ 4 à 5 millimètres, se continuant en avant avec l'aire frontale. Ce mode de conformation indique une période peu avancée de la maturité de l'animal, comme le prouvent aussi d'ailleurs les arêtes vives des quatre canines et de la première prémolaire inférieure gauche, ,et les lubercules à peine
émoussés de la deuxième molaire inférieure gauche, des deuxièmes prémolaires et des premières molaires supérieures, les seules dents qui ne soient pas tombées.
Le second crâne (c), étant donnés ses dimensions et son volume plus restreints, devait appartenir aune femelle; sa longueur suivant la courbure supérieure (du bord postérieur du trou occipital à l'extrémité des os incisifs) est inférieure de près de deux cinquièmes à celle du crâne du mâle (b) ; cependant, la dentition indique par l'usure et l'effacement des tubercules des molaires, un âge pleinement adulte et même assez vieux. La crête sagittale est tout à fait formée, nettement dessinée, mais peu saillante; la crête occipitale est plus proéminente, mais elle est loin de présenter la largeur et l'évasement que l'on voit sur le crâne du mâle [h) plus jeune cependant.
Le Gorille doit compter parmi les animaux exclusivement propres à la faune congolaise. Jamais, dit M. Barboza du Bocage, on ne l'a rencontré au Sud du Congo, et ce grand fleuve semble opposer à sa dispersion vers le Sud une barrière infranchissable. Nous verrons que cette remarque du savant portugais s'applique à tous les Singes que l'on rencontre entre le Congo et le Niger.
La présence du Gorille, sur la rive droite immédiate du Congo et dans la vallée du Quillou, mise en doute par Is. Geoffroy, est aujourd'hui un fait acquis, mais c'est dans le bassin de l'Ogôoué etau Gabon que ces animaux sont signalés le plus fréquemment. Leur aire de dispersion vers l'Est semble étroitement limitée; au Nord ils ne dépassent pas le Cameron et jamais ils n'ont été signalés qu'à l'état de légende à l'Ouest du Niger sur les côtes de la Guinée supérieure.
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FAMILLE DES GERCOPITH EGIDES.
GENRE COLOBUS.