‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 43 sur 153 · Nycteris thebaica. (E. Geoff · texte numérisé non relu

Nycteris thebaica. (E. Geoff

Nycteris thebaiciis. E. Geoffroy. Description de l'Egypte, II, p. ll!j, pL

fig. 2, 1812.

— fuliginosa. Peters. Reise n. Mossambique, p. 46, pi. X, 1832.

— angolensis. Pelers. M. B. Akad. Berlin, p. 903, flg. o, 1870.

— damarensU. Peters. — . p. 903, tig. 7, 1870.

— capensis. Peters. — p. 904, fig. 6, 1870.

— thehaka. Dobson. Catal. of Chiropt., p. 163, pi. XI, fig. 5, 1878.

— — Barboza du Bocage, Jorn. Se. natur. Lisboa, 2« série, n''l,

p. 3 et 17, 1889.

a. Q adulte. M. de Brazza, 1883. Congo français.

b. ^ — M. .1. Dybowski, 1"^'" avril 1892. Poste de la Mission, sur laKemo.

Les nombreuses espèces que Peters a distinguées de la Nycteris thebaïca n'en diffèrent en réalité que par de légères variations dans les teintes plus ou moins sombres du pelage, et dans la taille et la position plus ou moins interne de la T prémolaire inférieure. Pour Dobson, ces différences dues à l'âge et à la diversité des lieux d'habitat, sont trop peu importantes pour être admises comme spécifiques, et suivant M. Barboza du Bocage elles peuvent à peine servir à caractériser quelques variétés géographiques d'une espèce unique.

Chez les deux spécimens ci-dessus mentionnés, l'un du

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Congo, l'autre de la région de rOubangni, les teintes du pelage d'un gris brunâtre clair, passant au blanc presque parfait sur la face inféi'ieure du corps, rappellent la Nyrteris (lamarensis ; mais la deuxième j)rémolair'e inférieure très exiguë, placée tout à fait en dedans de la série dentaire, les rapproche des formes iY. angolensis et JS . /A^/5»rt?'c'« typiques.

Les oreilles bien développées présentent à leur surface de petites éminences glandulaires puncliformes garnies de quelques poils comme chez la Ai/ctcri.s Jùspida (Schreb.), mais la largeur du tragus, la convexilé de son bord interne, la |)r('sence d'un lobule bien dessiné à la base de son bord externe, 'la forme bilide des incisives supérieures et enlîn la position tout à fait interne de la V pj'émolaire iuférieure, constituent un ensemble de caractères qu'on ne trouve réunis que chez la Ni/rteris lliclxiica et ses variétés, et qui, par conséquent, ne laisse aucun doute sur l'idenlilé spécilîque de ces deux individus.

Par suite de la fusion des nombreuses formes locales décrites par Peters avec la JS . tlwbaica, on voit combien l'aire de dispersion de cette espèce devient étendue.

Cette aire comprend toute l'Afrique, depuis la mer Houge, l'Egypte, l'Abyssinie, le Soudan oriental et le Gabon, jusqu'au Cap. Aucun zoologiste jusqu'à présent n'a signalé la N. thebaica sur les côtes de la Guinée supérieure, soit qu'elle ait échappé aux recherches des explorateurs, soit au contraire qu'elle soit réellement absente de ces régions où l'on rencontre d'autres espèces représentatives du genre, tels que N. hispida (Schreb.), N. gj^andis (Pet.) et N. macrotis (Dobs.).

FAMILLE DES YI^SPEUTILIONIDÉS

GENRE VESPERICIO

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