CRocinuRA poENsrs? (Fras
Sorex [Crocidura) poensis. Fraser. Proc. Zool. Soc. London, p. 200, 1842. ? Sorcx mariquensis. A. Smith, lllust. ZooL S. Afric, pi. XLIV, lig. 1, 1838. ? — — Jentinlv. Not. fr. Leyden Mus., voL IS., p. 178, 1887.
a. Q^ presque adulte. M. Thollon, 1886. Franceville, Gabon.
Ce spécimen, à peu près adulte, mesure 70 millimètres pour la tôle et le corps et 38 pour la queue ; par ses teintes sombres, d'un brun noirâtre au-dessus, d'un gris de plomb foncé en dessous, et en même temps par ses proportions, il paraît se rapporter à l'espèce décrite par Fraser. Toutefois il est difficile de se prononcer avec certitude pour cet individu à peine adulte, d'autant plus que d'autres espèces décrites par les auteurs peuvent lui être assimilées aussi bien sous le rapport du pelage que des dimensions. Telle est en premier lieu la forme décrite par A. Smith sous le nom de Soi'ex mariquensis^ dont les dimensions concordent avec celles de la Cr. poensis^ type de Fraser, soit 83 millimètres pour la tête et le corps et 42 pour la queue, et qui ne paraît pas en différer davantage par les teintes sombres de sa livrée.
Deux autres espèces très voisines, sinon identiques, Crocidura morio (Gray) (1) et Crocidura nigricans (Boc.) (2), se rapprochent également par leurs couleurs de l'individu qui nous occupe et n'en diffèrent qu'à peine par les proportions plus fortes de la queue qui excède en longueur la moitié des dimensions de la tête et du corps. En effet, les mesures données pour chacun de ces deux types sont 71 millimètres pour la tête et le corps et 51 pour la queue.
Bien que les oscillations fréquentes et assez étendues que l'on remarque dans la longueur de l'appendice caudal
(1) Gray, Proc. Zool. Soc. London, p. 180, 1862.
(2) Barboza du Bocage, Jorn. Se. nalur. Lisboa, 2"-' série, n" 1, p. 28, 1880.
ANN. se. NAT. ZOOL. 111, LS
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suivant l'Age ou le sexe, chez une même espèce de Crociduni^ enlèvent à ces difTérences beaucoup de leur valeur, j'ai cru, cependant, dans la circonstance présente, devoir les utiliser pour la di^lermination spécifique de notre exemplaire, à défaut d'autre trait caractéristique plus prononcé. L'espèce C. poensis, à laquelle je me suis arrêté, quoique avec doute, n'a été signalée jusqu'ici que par Fraser ;i Fernando-Po, mais l'on sait que bien des types sont communs à cette île et aux terres continentales les plus rapprochées. Vu cette proximité d'habitat, l'on peut se demander si la Croc/dura niorio, signalée par Gray dans les montagnes du Cameron à 7,000 pieds d'altitude, difTère réellement du type insnlaire. D'autre part, doit-on considérer comme simples variétés géographiques, ou comme espèces représentatives, mais distinctes, les Cr. mariquensis et Cr. nigricans trouvées de l'autre côté du Congo, l'une dans l'Angola (B. du Hocage), l'autre plus au Sud dans le Mossamedes (Jentink) et sous le tropique du Capricorne (A. Smith)?
Ce sont là autant de questions que l'insutïisance de sujets d'études provenant de ces diverses localités ne me permet pas d'élucider, mais que j'ai cru utile de signaler à l'attention des zoologistes.