Ca.ms adl'stus. (Sund
Canis adustus. SundevaU. KongL Vet. Akad. ForhaiidL, p. \2l, 1846.
— — Peters. Reise n. Mossambique, p. 125, 1852.
— — Peters. Proc. Zool. Soc. London, p. 400, 18G5.
— lateraltH. Sclater. Proc. Zool. Soc. London, p. 279, pL XXIII, 1870. 0. Thomas. Proc. ZooL Soc. London, p. 220, 1885.
— adustus. St. George Mivarl. Monograph of the Canida', p. 49, pi. XIII,
a.^J' très adulte. M. de Brazza, 1885. Corxgo français.
6. çf très jeune. M. J. Dvbowski, 10 juillet 1891. Brazzaville.
d. 9 jouno. — 9 août 1891 —
e. Q — — 28 mars 1892. / Poste de la Mission sur
f. Q — — — i laKemo.
Les jeunes individus de la même portée (b, c), âgés de quelques jours seulement, ont le corps entièrement couvert de poils assez courts, d'un brun de suie plus sombre sur la région mentonnière et la face postérieure des oreilles. La pointe de la queue est d'un blanc pur sur une longueur de près de 2 centimètres. Ces deux spécimens mesurent cliacun 27 centimètres pour la tète et le corps et 8 centimètres de queue. Les deux sujets également jumeaux [e, /'), un peu plus grands mais beaucoup plus massifs, comptent 32 centimètres pour la tête et le corps et 9 pour la queue. A cet âge plus avancé, le pelage plus fourni et plus long présente une coloration générale fauve plus pâle sur les flancs, plus vive sur la tête et les membres. Le long de la ligne médiane du dos court une assez large bande brunâtre entremêlée de longs poils blancs, qui se continue sur la queue dont la pointe est d'un blanc sale uniforme. Le dessous du corps est blanc jaunâtre, sauf la région mentonnière qui a conservé dans toute son intensité la teinte sombre du premier âge. Cette tache caractéristique se retrouve sur le
spécimen (cl) plus développé, mesurant 44 centimètres pour la tête et le corps et 18 pour la queue. La teinte fauve domine encore sur la léte et la portion distale des membres, mais passe au roux brunâtre tout le long de la région médiane du dos. Sur les flancs, les épaules et le haut de la face externe des membres, la coloration jaune clair du pelage se nuance fortement de gris cendré. Le noir commence à prédominer dans la portion moyenne de la queue. Comme pour les deux individus précédents (e, /), la face interne des oreilles est abondamment garnie de longs poils blanchâtres ; sur leur face postérieure, le pelage ras a pris une coloration noirâtre finement tiquetée de blanc jaunâtre.
Chez le magnifique mâle adulte («), la bande blanche latérale caractéristique de l'espèce se sépare nettement de la teinte rousse tiquetée de noir et de blanc qui occupe toute la zone médiane du dos. Quant à la ligne de poils noirs qui la borde inférieurement, elle est plus indécise et moins fortement accusée que chez le type du Kilima-Njaro qui a servi de modèle h la figure publiée par M. St. George Mivart ; il en est de même de la tache noire scapulaire, mais la bande fémorale est mieux définie. Le derrière des oreilles oITre une teinte noire tiquetée de blanc qui diffère de la coloration fauve figurée dans la planche du C. lateralis type, mais concorde avec celle indiquée par M. St. George Mivart. La queue est fauve à sa base, noire le long de ses deux tiers médians plus loutïus, et blanche à son extrémité. Les dimensions de cet exemplaire sont : pour la tête et le corps 80 centimètres, pour la queue 40 et pour le pied 17. Chez cet individu bien adulte, on retrouve, comme chez les jeunes que nous venons d'examiner, une aire mentonnière d'un brun noirâtre qui se prolonge en arrière sur la ligne médiane un peu au delà de la commissure des lèvres. Cette tache caractéristique commune à tous les âges n'avait pas encore été signalée, soit qu'elle n'existe pas, soit qu'elle ait échappé à l'observation sur les représentants de l'espèce
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provenant des régions orientale el australe du continent africain ; elle paraît cependant être assez constante sur les exemplaires du Congo, et peut être considérée comme spécifique au même titre que la pointe blanche de la queue et la teinte foncée de la face postérieure des oreilles.
La tête osseuse du mâle adulte (a) frappe au premier coup d'œil par sa forme déprimée et beaucoup plus aplatie que chez le Chacal du Nord de l'Afrique C. atithus. La boîte encéphalique est beaucoup moins renflée et la crête sagittale des pariétaux très élevée; les frontaux sont, au contraire, très surbaissés et ne présentent pas la voussure que l'on remarque chez le C. antlius ; enfin la ligne nasale est droite et non ensellée comme dans cette dernière espèce. Il résulte de ce mode de conformation que, chez le C. adustus^ le profil sagittal du crâne est à peu près rectiligne. La pointe postérieure très aiguë des os nasaux dépasse de beaucoup en arrière les sutures fronto-maxillaires. Les arcades zygomatiques sont un peu moins arquées en dehors et beaucoup moins relevées que chez le C. an t/iif s ; chez ce dernier, elles sont incomparablement plus puissantes et leur hauteur est deux fois plus considérable. Les bulles auditives sont un peu plus renflées chez le C. adustus et plus divergentes en arrière. Comme l'a observé M. St. George iMivart, le palais se prolonge un peu au delà de la ligne tangente aux bords postérieurs des dernières molaires et ses largeurs maximum et minimum sont inférieures aux mêmes mesures prises sur un crâne de C . anthus de même sexe et d'âge équivalent. La dentition du C, adustus est également moins puissante que celle du Chacal du Nord de l'Afrique, et j'ai relevé pour ces deux espèces des difîérences très sensibles entre les longueurs respectives des dents similaires, la hauteur et la force des tubercules, différences très appréciables surtout pour la dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure. Du reste, la mandibule est bien plus forte et plus massive chez le Canis cmf/ius, et les hauteurs de la branche horizontale et de l'apophyse coronoïde l'emportent nota-
blement sur celles des mêmes parties de la tête osseuse du C. adustiis (1).
Mesures du crâne en millimètres.
c. ANTHUS c. ADUSTUS i» adulte. cî adulte.
Longueur maximum du crâne de Tavant des prémaxillaires au sommet de lacrèle occipitale..
Largeur maximum aux arcades zygomatiques. . .
Hauteur maximum de la tète osseuse du bord inférieur de la mandibule au milieu des os frontaux
Longueur des os nasaux sur la ligne médiane. . .
Longueur du palais
Largeur maximum du palais en arrière de PM*. .
Largeur minimum du palais en arrière de PM'. .
Hauteur de l'arcade zygomatique
Longueur de PAP
Longueur de M,
Largeur de M'
Longueur maximum de la mandibule de la symp%se au condyle
Hauteur de la branche horizontale de la mandibule au niveau de M,
Hauteur de l'apophyse coronoide au-dessus du bord inférieur de la mandibule
il'
L'aire de dispersion du Chacal à flancs rayés comprend ioule l'Afrique centrale et australe, de l'Est à l'Ouest, depuis le Gabon et le Nord de la région des Lacs jusqu'au Cap. Signalé pour la première fois en 1846 dans l'intérieur de la Cafrerie par Sundevall, le C. adustus est indiqué quelques années plus tard, 1852, par Peters à Malianga dans le dis-
(1) Dans un mémoire très documenté, que je n'ai pu consulter que tout récemment, Uebcr den Scliddel von Canis adustus (Zoologische Jahibiicher (Systematik), p. 523, t. VL 1892-93, M. le U'" Ernest Schaff a parfaitement mis en lumière et fait ressortir par d'excellentes figures les particularités que présentent le crâne et la dentition du C. adustus. Je ne puis que me ranger à l'opinion du savant zoologiste allemand qui conclut de ses recherches, que le C. adustus doit être irrévocablement rayé de la tribu des Chacals, que l'on doit, ou créer pour cette espèce une nouvelle subdivision intermédiaire entre celle des Chacals et celle des Renards, ou plutôt, à l'exemple de Gray et de M. Trouessart, l'admettre définitivement dans la tribu des Renards dont le C. adustus a non seulement la plupart des caractères crâniens et dentaires, mais aussi la longue queue terminée de blanc, ce qui ne se remarque chez aucun Chacal.
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Irict de Maravi au Sud-Ouest du lac Nyassa, où les indigènes le nomment C ail diie. Le même auteur rapporte à cette espèce un Chacal capturé en 1865 par le D'" Welwilsch à Golungo- Alto, un peu au Nord du Coanza dans les possessions portugaises de Loanda. C'est, à n'en pas douter, le 31 bo i/o des nègres du Gabon auquel Du Chaillu fait allusion dans le récit de ses voyages, ainsi que l'a démontré M. Sclater dans sa description de l'individu type du C. lateralis^ lequel provenait des bords des lagunes de Fernand-Vaz à peu de distance au Sud de l'embouchure de l'Ogôoué. L'explorateur Hesse (1) dit ce Chacal très abondant à Mase-Mandombe, un peu au-dessous de l'estuaire du Congo, et à Cabinda et Massabe au Nord de ce même fleuve, sur les côtes de Loango. Enfin, dans ces dernières années, 1890, le célèbre voyageur anglais Jolinston a rencontré le C. adustm à Moshi, à 5,000 pieds anglais d'altitude sur les flancs du Kilima- Njaro. Cette zone immense coïncide dans ses parties orientale et australe, avec l'aire de répartition du (\ mesomelas, mais cette dernière espèce ne compte jusc^u'ici aucun représentant dans l'Ouest africain. Au Sénégal, et peut-être sur les cotes de la Guinée supérieure, le C. aduslus paraît remplacé par le C. variegatus de Riippell, espèce que les auteurs rapportent au C. anthus.