Nandinia binotata. (Gr
Viverra hinolala. Gray. Spic. ZooL, p. 9, 1828.
Paradoxiirus Hamilton'd. Gray. Proc. Zool. .Soc. London, p. 07, 1832.
— ? Unoîatus. Gray. — p. 08, 1832.
— binotatus. Temmiiick. Moiiogr. Mamm., p. 336, pi. LXV,
vol. II, 183o.
— binolatus. Temminck. Esq. Zool. Côt. Guinée, p. 119, 1833. Nandinia binotata. Gray. Proc. Zool. Soc. London, p. o30, 1804.
(1) Noack, Zoologische Jahrbucher,\'o\.l\.Sys\eTmit., p. lOo, 1889.
NiniUnia bhintata. Flower. Pi'oc. Zool. Soc. London, p. 083, 1872. -- Jeutink. Not. f. Leyden Mus., vol. X, p. 16, 1888.
— Noack. Zool. Jahrbuch. (System.), t. IV, p. 170, 1889.
a.çj< jeune. M. Marche, 21 décembre 1875. Samkitta, Ogôoué.
p. Q M. J. Dyhowski, 20 mai 1892. Poste de la Mission sur la Kemo.
d-cj' adulte. — 10 janvier 1894. Mayumba. Congo.
g Q — — — Peau plate
mutilée, préparée par les indigènes.
Sur les jeunes spécimens (a, b, c,) les trois bandes noires longitudinales de la nuque et du dessus du cou sont très bien marquées, et chez la jeune femelle (/>) elles semblent se continuer tout le long du dos par des taches presque confluentes, disposées suivant trois séries longitudinales, l'une médiane, les deux autres latérales et symétriques. Sur l'individu (c) les deux taches sus-scapulaires caractéristiques sont d'un jaune franc; chez les deux exemplaires [a, b) montés et figurant dans les nouvelles galeries de zoologie du Muséum, elles sont au contraire d'un blanc pur, mais peutêtre décolorées par suite d'une longue exposition à la lumière. Les deux bandes noires latérales de la nuque sont très étroites et beaucoup moins nettes sur le sujet adulte (d), et sur la peau plate [e) elles out disparu ; on n'en trouve plus comme vestiges que quelques maculatures noires, largement et irrégulièrement espacées. Ces variations montrent un acheminement graduel vers la forme décrite récemment par M. 0. Thomas sous le nom de Nandinia Gerrardi (1). Le type de cette espèce originaire du Nyassa-land et du bassin du Shiré ne diffère du N. binotata que par l'absence complète des bandes noires de la nuque et du dessus du cou ; sa I aille et sa coloration générale sont celles de la Nandinia binotata, les maculatures du corps sont plus réduites et plus éparses, les bandes transversales de la queue plus étroites, plus serrées et mieux définies; mais les deuxtachesjaunes sus-scapulaires, quoique peu distiuctes, sont présentes. Ces légères différences constatées sur un seul individu, n'ont pas, je crois, une telle
(1) 0. Thomas, Ann. and Mag. natur. hist., 6*^ série, t. XII, p. 20j. 1893.
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importance, qu'on puisse les considérer comme caractères réellement spécifiques; elles autoriseront [)eul-êlre à maintenir ce type comme sous-espèce locale de la JSandinia h'motata^ si elles présentent quelque fixité chez les spécimens du Nyassa-land ; mais, n'est-ce pas là plutôt une variété purement individuelle et n'est-il pas préférable d'admettre avec Gray dans le nombre et les dimensions des maculalures du corps, une assez grande variabilité (1), dont les bandes nuquales, la médiane elle-même, ne seraient pas exemptes?
On sait par les recherches de M. Flower que les Nandinia présentent des particularités analomiques remarquables. Le tube intestinal n'a pas de caecum; à la place que devrait occuper ce diverlicule, c'est-à-dire à 20 centimètres environ au-dessus de l'anus, on n'observe qu'un léger étranglement de part et d'autre duquel le calibre de l'intestin dilîère notablement, et qui, par conséquent, marque le point de séparation de l'iléon et du côlon. Les molaires des Nandinia sont pi us petites et leurs tubercules plus aigus que chez les Paradoxures, caractère qui, tout autant queladill'érence d'habitat, a nécessité la distinction générique de ces deux types. Entin la chambre postérieure de la bulle audilive reste cartilagineuse pendant- toute la vie, particularité qu'on ne retrouve chez aucun Carnassier. La Nandinia binotala paraît spéciale à l'Afrique intertropicale, et on la rencontre très communément tout le long des côtes de la Guinée et du Gabon, depuis Sierra-Leone jusqu'à l'embouchure du Congo. Son extension vers l'Est est encore assez mal connue et le point extrême oii ce Carnassier ait été signalé dans cette direction est précisément le Nyassa-land, lieu d'origine de la forme N. Ger~ ?rirdi. Il est douteux que cette espèce dépasse le Zambèze au Sud, du moins Peters ne la signale pas dans sa Faune de Mozambique. Du côté de la côte occidentale, elle n'a été
(1) J. E. Gray. « Varies in the brightness and ru fous tint of llie fur and also in the size of the spots. In some they are nuich larger and apparently fewer than in others. » [Proc. Zool. Soc. London, p. 530, 1864.)
ÉTUDE SUR LES MAMMIFÈnES DU COiNGO FRANÇAIS. 285
renconlroe qu'une seule fois par M. Monleiro (1), au Sud du Congo, à 13embc, dans les provinces portugaises d'Angola.
GENRE VIVERRA