S.SP
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G" G. anijolen-] s/s. (Boc.)
Sur la" carte en regarfl, au lieu de la lettre G sans exposant placée dans le Darfour, lisez G^.
congénères qui présentent avec elle le plus d'afîinités, G. pàrdina et surtout G. poemis.
Je dois signaler tout d'abord la petitesse et le nombre considérable des taches noires, plus abondantes même que chez la G. poensis et qu'on rencontre jusque sur le devant du cou et sur les joues. A l'inverse de ce que l'on remarque
296 E. «E POUSARGCJES.
chez les formes G. poensis el G. pardina, les taches les plus petites sont celles qui avoisinenl immédiatement la rangée médiane supérieure. De plus, la disposition des maculatures du dos et des flancs est des plus irrégulières, et l'on y chercherait vainement, comme chez les deux espèces susnommées, une orientation suivant des lignes longitudinales parallèles. Le thorax et l'abdomen sonl presque aussi noirs que les membres ; celle particularité, jointe à l'extrême multiplicité des taches, contribue à donner à la robe une tonalité générale très sombre. Mais le caractère le plus saillant peut-être de la livrée de la G. serval'ma est l'absence de la bande noire, plus ou moins large mais toujours bien dessinée et continue, que l'on trouve le long de l'épine dorsale chez toutes les autres espèces du genre. Pucheran sur ce point est très explicite. « Le dos, écrivait-il. ne présente pas de raie noire continue; seulement, dans l'espace interscapulaire, nous observons deux lignes étroites de cette couleur peu étendues en arrière de la région indiquée ci-dessus. Elles sont remplacées ensuite jusqu'à la racine de la queue par des tac/ies allongées quelquefois séparées de celles des parties latérales parla teinte rousse qui forme le fond de la coloration du pelage, quelquefois se confondant avec elles. » Sous ce rapport, la G. Aubrycuia ne diffère pas de \d.G. servalina^ vu que chez cette espèce, dit Pucheran, « la partie médiane du dos est occupée par des taches d'un noir profond, de forme allongée surtout dans l'espace interscapulaire où elles sont linéaires. Ces taches ne sont pas assez réunies pour former une véritable bande. » La G. Aubryana ne s'éloigne en réalité de la G. servalina que par la teinte plus claire et blanchâtre du fond de la robe, caractère trop peu important pour motiver la distinction spécifique de ces deux types. La queue, très développée chez l'une et l'autre, atteint presque la longueur de la têle et du corps et nous verrons plus loin qu'elle peut la dépasser parfois. Cette queue est régulièrement annelée de noir et de blanc jaunâtre jusqu'à son extrême pointe ; au contraire, chez la G. pardina et la
G. poensis^ le tiers terminal de la queue est presque entièrement noir et indistinctement marqué à sa face inférieure d'anneaux bruns incomplets.
Tous les caractères sur lesquels je viens d'insister, ont été parfaitement mis en lumière par Pucheran, et leur coexistence invariable et complète, constatée sur plusieurs individus, leurdonneune valeur qu'on ne peut méconnaître. On les retrouve en effet dans toute leur intégrité, non seulement sur le tout jeune spécimen [a] et la peau plate du sujet semiadulte [b] recueillis par M. Dybowski, mais aussi chez une belle Genette mâle, très adulte, rapportée du Gabon par M. Laglaize. Cet exemplaire, d'une taille supérieure à celle du type de Pucheran, démontre que l'espèce peut atteindre des dimensions aussi fortes que la G. poensis.
1 Mesures en centimètres.
gifc
Loiiiçueur de la tête et du corps en suivant la courbure
57, 4 oG,o
1 Longueur de la queue
La G. servalina qui n'avait été observée jusqu'ici qu'au Gabon, paraît se propager dans l'intérieur de l'Afrique (1), comme l'indique le jeune spécimen [a] capturé dans la région de rOubangui.
(1) Cette liypothèse se trouve pleinement confirmée par les travaux récents de M. Matschie, qui signale la G. scrta/ina à l'Ouest immédiat du Semliki, et soupçonne également sa présence dans le Rouhanda.
298 K. OE POim.tRGUEK.
GENRE HERPESTES