‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 77 sur 153 · adulte · texte numérisé non relu

adulte

c. ç^ aduUe. — — —

(1) E. Oustalet, Les Mammifères et les Oiseaux ifObock et dupa>js des Çomalis {Mém. Soc, Zool. de France, t. VII, T" partie, p. 75. 1894.

ÉTUDE SUR LES xMÂMMIFÈRES DU CONGO FRANÇAIS. 341

d.çf adulte. M. de Brazza, I880. Congo français.

e. 9 adulte. M. J. Dybowski, 23 mai 1891. Sortie de la forêt de Mayumbé.

f. (^ adulte. — — — <j.(j' adulte, — 17 novembre 1891. Bangui. /i-cf adulte. — 25 novembre 1891 —

i. çf adulte. — 30 novembre 1891 —

j. Ç adulte. -- — —

k. 9 adulte. ~ 3 décembre 1891 —

rf adulte. — a janvier 1892. Pays des Ouaddas.

Ce géant des Écureuils africains le cède à peine, pour les dimensions, aux grandes espèces de l'Inde archipélagiqueet conlinentale, Se. bicolor (Sparrm.), Se. giganteus (M.Clell.), Se. max'mms (Gm.). Il mesure en moyenne de 730 à 750 millimètres de longueur lotale, dont 400 à 420 pour la queue. Sa tête est haute, large et massive, son museau court, sa queue large et touffue; ses oreilles sont petites, et ses membres longs et robustes. Sa livrée varie notablement suivaut les saisons. Ce fait fut signalé par Temminck dès 1853; cependant le célèbre zoologiste hollandais crut devoir l'appuyer, ou plutôt l'infirmer, par une dénominaiion spécifique nouvelle (^SV. canieeps) ; la description du .SV. Stangerï de Walerhouse étant à son avis tropsiieeineie, et la figure publiée par Fraser trop peu soignée pour poueoir servir de guvie. Cet exemple fut malheureusement suivi plus lard par d'autres auteurs, comme on peul s'en rendre compte par la longue synonymie de cette espèce. Des nombreux exemplaires recueillis par nos voyageurs français, et principalement par M. Dybowski, deux seulement étaient en pelage presque parfait à l'époque de leur capture (fin de mai 18911 Chez ces deux individus (e, /) de sexe différent, le pelage du dessus du corps est noir abondamment tiqueté de roux intense sur le dos, les flancs, la face externe des membres postérieurs, et la portion basale de la queue, de blanc pur sur le dessus de la lôte, les joues et la face externe des membres antérieurs. La gorge, la poitrine et le devant des épaules sont blancs. Une bande de même couleur sépare les teintes sombres des flancs du pelage roux sale clairsemé du ventre et de la face

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interne des membres. Sur les deux tiers proximaux de la queue, les poils sont marqués de larges anneaux allernativement noir et roux ardent, et leur pointe est aussi de celte dernière couleur. Sur le tiers distal de la queue la teinte rousse fait place au blanc pur. Les spécimens pris en novembre et décembre ig^ h^ i, j\ k) ont au contraire la queue entière annelée de noir et de blanc pur sans aucune trace de roux. Chez eux, la croupe et les membres postérieurs sont fortement lavés de roux, assez vif chez les individus g et h ; le dos et les lianes sont noir tiqueté de jaune blanchâtre, la face externe des membres antérieurs, le dessus des épaules et du cou, la tète et les joues, sont finement pointillés de blanc pur sur un fond noir. A la face inférieure du corps, le pelage très clairsemé est noir à la racine, jaune sale à la pointe et séparé de celui des flancs par une bande* étroite d'un noir grisâtre tiqueté de blanc. Sur l'individu [d) de môme pelage que les précédents, cette bande latérale est d'un noir pur et profond. Chez le spécimen (/) pris en janvier, égalemeni identique aux précédents pour la coloration du corps, la queue n'est distinctement annelée de noir cl de blanc pur que dans son tiers basai; sur le reste de son étendue, les annulations claires et sombres se fondent les unes dans les aulres en passant graduellement du blanc lavé de roux jaunâtre au brun noirâtre.

Tous ces exemplaires sans aucune exception, présenlent immédiatement en arrière de la base de l'oreille une tache cunéiforme et comme une mèche d'un roux plus ou moins ardent, bordée inférieurement de noir. Cette marque dislinctive, d'une constance remarquable, signalée d'ailleurs par Waterhouse et Gray (1), constitue un critérium excellent pour la détermination de l'espèce.

Le Sciurifs Stangeri se rencontre communément dans l'Ouest africain, à une certaine distance des côtes de l'Atlantique, depuis la République de Libéria jusqu'à l'embouchure

{\) Gray, Proc. Zool. Soc. Lonclon, p. 276, 1861.

du Congo. Il devient excessivement rare sur la rive gauche de ce fleuve, et, suivant M. Barboza du Bocage (1), on ne l'a jamais observé au Sud du Coanza. Il se répand au contraire par (ouïe l'Afrique centrale jusqu'à l'extrême limite Nord- Est du bassin du Congo ; d'après Emin-Paclia il est extrêmement commun dans le district de Monbuttu et connu des indigènes sous le nom de Mbonga (2). Du Chaillu rapporte que \e Sciurus Stangeri est très friand d'ivoire, et recherche les défenses d'éléphant fraîchement tombées n'ayant pas encore perdu leur matière animale ; de là le nom d'edorhjorm- que lui avait donné cet explorateur. Ce fait, écrit M. Jentink, concorde parfaitement avec les habitudes observées chez d'autres Rongeurs avides de substance animale dure. Les naturels de l'Ouest africain affirment que les Porcs-épics de ces régions recherchent comme le Se. Stangerl les défenses d'éléphant, et en Europe, notre Ecureuil commun s'attaque paraît-il aux bois des Cervidés, comme le prouve une ramure conservée à Stultgard, portant des traces manifestes des incisives de ce Rongeur (3).

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