‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 78 sur 153 · SciuRUS EBii. (Tem · texte numérisé non relu

SciuRUS EBii. (Tem

Scinrus rbii. Temminck. Esquiss. Zool. Côtes Guinée, p. ■129, 1853.

— Wilsoni. Du Chaillu. Proc. Roston Soc. nat. hist., vol. VII, p. 364,

— Wilsoni. Gray. Proc. Zool. Soc. London, p. ?76, 1861.

— ebii. Jentink. Not. fr. Leyden Mus., vol. IV, p. 10, 1882.

a. çf adulte. M. Marche, 24 décembre 1875. Samkitta-Ogooué.

b. çf adulte. M. Dybowski, 31 janvier 189k Cette-Cama.

Ces deux spécimens, capturés à peu près dans la même saison, diffèrent néanmoins sensiblement de robe. Sur l'exemplaire (a) en changement de pelage, le dessus du corps, depuis le bout du museau jusqu'au milieu du dos, est couvert de poils courts, nettement annelés de noir et de

(1) Barboza du Bocage, Jorn. Se. math. phys. nat. Lisloa, 2« série, n" 5, p. 1, 1890.

(2) 0. Thomas, Proc. Zool. Soc. London, p. 8, 1888.

(3) Jentink, loc. cit.

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jaune roussâtre ; mais, sur toute la région lombaire et précaudale, les poils beaucoup plus longs, indistinctement barrés de brun noirâtre, sont envahis par la teinte rousse rutilante extrêmement vive que l'on remarque sur la face externe des membres et sur les joues. A la face inférieure du corps, les poils très clairsemés sont uniformément colorés, de la racine à l'extrémité, de jaune orange passant au jaune clair autour des parties sexuelles et au roux à la face interne des membres. Les oreilles sont bien développées et à peine garnies sur leurs deux faces de poils complètement roux. La queue plus courte que la tête et le corps, si l'on ne tient pas compte de la toulTe terminale, participe de la teinte rutilante du croupion sur le dessus de sa portion basale. Sur le reste de sa moitié proximale, les poils sont marqués de trois anneaux d'un noir brunâtre alternant avec des bandes d'un blanc jaunâtre, et leur pointe est de cette dernière couleur. A mesure qu'on se rapproche de l'extrémité, le nombre des annulations diminue et celles de nuance claire prennent une coloration roux jaunâtre ; enfin, les poils de la toulfe terminale sont entièrement d'un noir roussâtre, plus pâle à leur extrémité.

Le spécimen (b) présente une livrée plus homogène; il ressemble au précédent pour le mode de coloration de la queue et de la face inférieure du corps et pour les teintes rutilantes des joues et des membres. Mais, la région lombaire, le croupion et la base de la queue ont leur pelage de même nature que celui de la région antérieure du corps, et toute la face supérieure, depuis le museau jusqu'à la queue, offre une teinte fondamentale noire très régulièrement tiquetée de jaune roussâtre plus pâle que sur la région antérieure dorsale de l'exemplaire (a).

Sous cette livrée, il est indiscutable que le Se. ebii rappelle certains individus de l'espèce Se. Stangeri, dont les pattes postérieures prennent à certaines époques une coloration rousse assez intense ; mais il sera toujours aisé de distinguer ces deux espèces aux caractères suivants :

Au point de vue de la forme, le Sr. ebii, de plus petite taille que le Se. Stangerl^ a la têle plus longue mais moins large, moins haute et moins massive, le museau beaucoup plus allongé, les oreilles plus développées, les membres proportionnellement plus forts et plus longs, et la queue plus courte. Sous le rapport de la coloration, l'Ecureuil ébien n'offre jamais la tache postauriculaire rousse bordée de noir, caractéristique du -S'*^'. Stangeri. Chez ce dernier, si les pattes postérieures, à certaines époques, prennent une teinte rousse bien prononcée, cette coloration n'est jamais aussi vive que chez le Se. ebii, et n'intéresse ni la face externe des membres antérieurs, ni les joues, ni le dessus de la tête. La queue, plus longue chez le Se. Stangeri., est plus distinctement annelée, et ses bandes claires sont, soit d'un roux ardent, soit d'un blanc tout à fait pur. Enfin, sur la face inférieure du corps, les poils sont blancs à la gorge, roux sur le ventre à certaines époques ; dans d'autres saisons ils sont noirâtres à la racine, blanc jaunâtre ou jaune roussâtre au sommet. A ces caractères extérieurs de différenciation viennent s'en adjoindre d'autres plus importants tirés des dimensions et de la forme toute particulière de la tête osseuse chez le Se. ebii. Sa longueur, suivant la ligne basale et surtout suivant la ligne sagittale, dépasse sensiblement celle du crâne du Se. Stangeri. Celte différence est due à l'allongement de l'interpariétal et des os nasaux et prémaxillaires, plus développés que chez aucun autre Sciuridé africain. Les os frontaux sont plus étroits au niveau des orbites que chez le Se. Stangeri, moins pinces, par contre, immédiatement en arrière de la base des apophyses postorbitaires, lesquelles sont reportées très loin en arrière. Les arcades zygomatiques sont plus grêles et moins arquées, et leur amorce temporale est beaucoup plus faible. Toutes ces différences de dimensions et de forme enire les diverses parties constituantes du dessus du crâne chez le Se. ebii et le ^SV. Stangeri, entraînent nécessairement dans l'aspect général une dissemblance qui frappe au premier

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coup d'œil; et, si l'on établit le rapport de la longueur à la largeur maximum du crâne aux arcades zygomaliques, on trouve qu'il est représenté environ par 3/5 pour le Se. Skmf/eri^ par 2/5 chez le Se. ebii. Les dissemblances ne sont pas moindres pour la face inférieure du crâne. Chez le Se. ehii, lesbullesaudilives sont faibles, et leur grand axe longitudinal est inférieur de 4 millimètres à celui du Se. Stangcri. Chez ce dernier, le palais dépasse à peine en arrière le bord postérieur des dernières molaires ; il est au contraire plus reculé chez le Se. ebii et intermédiaire comme élongalion à ce que l'on observe d'une part chez les Xerus, de l'autre chez les Sciurus. Dans l'espèce Se. ebii., la série des molaires est moins large et plus courte, et séparée du bord postérieur des in§*;sives par un diaslema plus considérable que M. Jentink ne l'indique pour les spécimens types de Temminck. Étant donné le développement des prémaxillaires chez le Se. ebii., les trous incisifs sont, comme on pouvait s'y attendre, plus longs que chez le Se. Stangeri.^ mais, chez cette dernière espèce, ces orifices n'intéressent que les préxamillaires, tandis que chez le Se. ebii ils entament les maxillaires sur une longueur d'environ 3 millimètres en arrière de la suture, leur longueur totale atteignant à peu près 6 millimètres. Enfin les trous sous-orbitaires, chez l'Écureuil ébien, sont moins largement ouverts et plus canaliculés. Les molaires inférieures sont également plus faibles et séparées des incisives par un plus long espace que chez le Se. Slangeri. La mandibule du Se. ebii, du reste, est moins puissante et moins élevée, caractères d'autant plus frappants qu'elle est plus longue.

Les incisives non sillonnées sont longues et grêles, sensiblement moins larges que chez le Se. Slangeri, et fortement comprimées latéralement, surtout les inférieures qui sont réduites à l'état de véritables lames. — Il esta remarquer que, chez le Se. ebii, les sutures crâniennes demeurent visibles jusque dans un âge avancé, à Tencontre de ce qui s'observe chez la plupart des espèces du genre Sciio'iis, où

la suture pariéto-frontale (1), la plus longue à s'oblitérer, disparaît même souvent de très bonne heure, toute la calotte crânienne paraissant n'être formée que d'un seul os depuis la suture interpariéto-occipitale jusqu'à la suture frontonasale. Sur le crâne du spécimen [ô) parfaitement adulte, comme on pourra en juger d'après ses dimensions inscrites dans le tableau suivant, toutes les sutures de la face supérieure sont visibles, ce qui ma permis de relever très exactement les dimensions des diverses pièces osseuses qu'elles limitent. Il n'est pas jusqu'à la suture interfrontale, ordinairement de disparition précoce, qui ne soit très nettement tracée sur toute sa longueur. Sur le crâne du spécimen (^z), dont malheureusement toute la portion postérieure manque, la suture intertVontale est oblitérée^ mais la suiure interpariétale se distingue très aisément.

Le Sciurus eb'ù est encore d'une rareté extrême. Suivant M. Jenlink, outre les deux types découverls par Pel à Dabocrom sur la Côte d'Or, on n'en connaît que deux autres spécimens au British Muséum, provenant du pays des Acliantis (Aubinn.), et enfin le type du Sciurus Wilsoni de Du Chaillu, capturé par cet explorateur près des sources de rOvenga, c'est-à-dire au voisinage des régions visitées depuis par MM. Marche et Dybowski, dans une station intermédiaire aux deux localités (Samkilta, Celte-Cama) d'où proviennent les deux exemplaires du Muséum de Paris.

(1) « Frontals ankylosed witli parietals. » Alston, On the ordev Glires, genre Sciurus {Proc. Zoo/. Soc. Lnndon, p. 77, 1876).

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Mesures en milhmùlrcs.

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Longueur de la tête et du corps

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