SciURUS PUNCTATUS. (Tem
Sciurm punctalas. Temmini^k. Esq. zool. Côt. Guinée, p. 138, 18o3.
— — Jentiuk. Not. fr. Leyden Muséum, vol. IV, p. 21, 1882.
— Noack. Zool. Jahibiïcher., p. 127, pi. III, fig. G-8, 1889.
— — Barboza du Bocage. Jorn. Se. math, pliys. natur. Lisboa,
2<= série, n» 5, p. 2, 1890.
a.çj' adulte. M. Marche, 6 décembre 187o. Ogùoué.
6. Q^ — M. Dybowski, 14 décembre 1891. ^ Village de Bangoula, près
c. çf — — — f de Zouli, pays des Da-
d. rj^ semi-adulte. — — koas.
e. çf adulte. — 2 février 1894. Cette-Cama. /". Q^ — — • février 1894. Mayumba.
Celte petite espèce présente une extrême similitude de pelage avec le Scii/rus an?iidatus, et les modifications de sa livrée ont une corrélation remarquable avec celles que nous venons de signaler chez ce dernier type. Chez les spécimens (a, e), le pelage du dessus de la tête et du corps, de la face externe des membres et de la base de la queue est de couleur brun noirâtre tiqueté de jaune roussâtre ; chaque poil noir grisâtre à la racine présente ensuite une large bande d'un roux terne, puis un élroit anneau noir et enfin une large zone subterminale d'un jaune brillant plus ou moins roussâtre, l'extrême pointe étant noire. Les trois quarts terminaux de la queue offrent des bandes alternativement noires et rousses, avec l'extrémité des poils blancs, sauf pour le pinceau terminal d'un roux brunâlre. Sur le dessous du corps, les poils longs mais assez clairsemés sont gris à la base et blancs à l'exlrémité. Sur l'exemplaire (/), l'anneau sublerminaldes poils du dessus du corps est d'un jaune très clair et chez les autres individus, particulièrement le jeune mâle (f/), ce même anneau légèrement roussâtre sur le dessus de la tête et la région dorsale médiane, passe au blanc pur sur la croupe, les flancs et la face externe des membres. Cette livrée noire tiquetée de blanc, rappelle à s'y méprendre celle de quelques Mangoustes africaines, entre autres Herpestes ])ulverulentus (Wagn.). Quant à la queue,
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elle ne difîère de celle des exemplaires précédents que par la prédominance del'exlrémilé blanche des poils.
Malgré les ressemblances que, sous ses difTërentes livrées, le Se. punctalus offre avec le Se. minukitus., il sera toujours aisé de distinguer ces deux espèces à leur taille. Les dimensions de la têle et du corps peuvent atteindre 25 centimètres chez le»S. annulatus, au contraire, elles n'excèdent jamais 20 à 21 cenlimètrcs che/ les plus vieux spécimens de S. jnoiclatus. Si d'autre part, chez ces deux types, la queue est plus longue que la tête et le corps, elle est mieux fournie et plus touffue chez le S. aniuilalus, au contraire étroite et grêle chez le S. punetatus et relativement plus longue. Cette intéressanlc petite espèce n'a été signalée jusqu'à présent (jue dans l'Ouest africain, et on la rencontre assez communément toul le long des côtes du golfe de Guinée, depuis Libéria jusqu'à lîanana, à l'embouchure du Congo. Suivant M. Barboza du Bocage, elle existerait également sur la rive gauche de ce fleuve, dans les possessions portugaises d'Angola, comme le prouve un spécimen du Musée de Lisbonne, envoyé par d'Anchieta de Uio-Cucé pi'ès de Caconda ; mais celte assertion appuyée sur un fait absolument isolé demanderait confirmation. A l'instar des espèces similaires que nous venons de passer en revue (S. Stangeri, S. rufobrachiatus., S. anmdatus)., \qS. punetalus se propage-l-il à travers l'Afrique centrale jusqu'à l'extrême limite Nord- Est du bassin du (^ongo, c'est ce qu'on ne peut encore avancer que comme une hypothèse très vraisemblable que semble corroborer la provenance assez orientale des spécimens [h, c, d) capturés dans la région de l'Oubangui par près de 18" de longitude à l'Est du méridien de Paris et sur la limite occidentale du Niam-Niam.
Les différentes espèces de Sehirus que nous venons de passer successivement en revue, présentent ce caractère commun de n'avoir que quatre molaires à la mâchoire supérieure comme à l'inférieure et leur formule dentaire peut être représentée comme il suit :
lpC.-,M-(|,.m.-,™..^)]x2=20.
Chez les types qui nous restent à examiner, 8c. poensis (A. Smilh) Se. pyrrliunus (P. Cnv.) Se. lemniscatus (Lee.), cette même formule devient :
c'est-à-dire qu'il existe à la mâchoire supérieure une prémolaire de plus, très exiguë, de forme aciculaire, placée immédiatement en avant de la série des quatre autres molaires homologues de celles que nous ont présentées les espèces précédentes.
A ce caractère lire de la dentition vient s'ajouter, pour les espèces qui vont suivre, une différence très sensible dans la nature du pelage qui est plus fin, plus doux au toucher, et plus fourni principalement à la face inférieure du corps. Enfin deux d'entre elles, Se. Icinnhcatus et Se. pyrrhopus, ont la robe marquée de bandes dorsales ou latérales alternativement claires et sombres, plus ou moins franchement dessiuées, suivant les individus, mais constantes.