‹ ude sur les mammifs du Congo fransChapitre 86 sur 153 · fiERIilLLUS VALIDIIS. (BOC · texte numérisé non relu

fiERIilLLUS VALIDIIS. (BOC

Gerbillus validus. Rarboza du Bocape. Mammifères d'Anfçola el du Congo. Join. Se. matli. pliys. iiatur. Lisboa, 2" série, n° 5, p. 6, pi., fig. 1 el 1 a. (Télé osseuse.) IHOO.

a. Ç> très adulle. M. J. Dybowski, 12 décembre 1891. Yabanda.

Sur le dessus de la tête et le dos, la couleur fondamentale est d'un roux jaunâtre varié de brun foncé. Cette dernière teinte diminue graduellement jusqu'à disparaître à mesure que l'on s'éloigne de la ligne médiane supérieure el les côtés de la tête et du cou, les tlancs et la face externe des membres présentent une vive colornlion roux jaunâtre presque pur. Le long de la lèvre supérieure, sur tout le dessous du corps et sur la face interne des membres, les poils sont

(1) Wagner, Archiv. f. Naturg., p. 182, 1848.

(2) Noack, Zoolog. Jahrbuch. Sijstemat., II, p. 248, 1887.

francliemenl blancs jusqu'à la racine. La queue, plus courte que la tête et le corps, médiocrement velue et sans touft'e terminale bien accusée, est de la couleur du dos sur sa face supérieure et blanche en dessous. Les oreilles de faible longueur sont glabres, sauf le long de leur bord inféro-interne et supéro-exlerne. En arrière de leur base se trouve un espace nu, limité supérieurement par une touffe depoils d'un blanc légèrement jaunâtre. Le dessus des pattes est couvert de poils rares, courts, et complètement blancs. Les griffes d'un blanc jaunâtre marqué de brun sont bien développées et un peu pluslongues et plusfortes aux pattes antérieures. « La plupart des Gerbilles sud-africaines du sous-genre Tatera ne présentent entre elles que des différences extrêmement légères, si bien, écrit M. 0. Thomas (1), qu'il est actuellement impossible d'établir si G.afcr. (Gr.), G. mon/anifs(X. Smith), G.leucogaster (Pet.), G. Boehmi (Noack) et G. raUdus (Boc.) méritent réellement toutes d'être distinguées spécifiquement. » On ne peut nier en effet les singulières ressemblances qui existent entre ces différents types, et en ce qui concerne les couleurs du pelage, la description qui précède s'appliquerait aussi bien à l'une qu'à l'autre de ces formes spécifiques, et plus particulièrement au G. leurogaste?' et an G. vaUdu.s. Je me suis néanmoins arrêté comme détermination à cette dernière espèce, vu les grandes dimensions du spécimen delà région de l'Oubangui. Sa taille, en effet, est encore supérieure à celle du type d'Angola sur lequel M. Barboza du Bocage a basé son espèce G. validus qui, ainsi que l'indique son nom, surpasse elle-même en force toutes les Gerbilles sud-africaines. Vu l'infériorité de la taille, les oreilles sont plus grandes chez le G. leucogaster et la queue est plus longue proportionnellement à la longueur de la tête et du corps. Enfin, un dernier caractère tiré du nombre des mamelles ne m'a laissé aucun doute sur l'identité spécifique de la Gerbille qui nous occupe. « Dans

(1) 0. Thomas. Proc. lool. Soc. London.,p. 549, 1802.

E. DE POUSARCiUES.

l'espèce G. validus, dil M. Barboza du Bocage, les femelles portent quatre paires de mamelles, une paire axillaire, une pectorale el deux inguinales. » Le savant portugais a constaté le fait chez deux femelles prises pendant Fallaitement et j'ai relevé le même nombre et la même disposition sur l'exemplaire recueilli par M. .1. Dybowski. Au contraire, les femelles gravides de Gerhillus leucogaslerèindiées par Peters n'avaient que trois paires de mamelles, dont deux paires inguinales et une paire pectorale située immédiatement en arrière des coudes. Ces différences me paraissent acquérir une réelle valeur par suite de la constance qu'elles présentent, et justifient la séparation spécifique du G. valkltis de l'Angola et de l'Oubangui d'avec le G. leiicogaster de la côte de Mozambique. Dans le tableau suivant, j'ai mis en regard les diverses mesures données par M. Barboza et celles qu'il m'a été possible de prendre. Ce parallèle permettra de constater que si les dimensions de la tête et du corps et celles de la queue offrent suivant l'âge une certaine variabilité, elles conservent néanmoins entre elles les mêmes proporlions relatives qui peuvent être représentées par le rapport 3/4. Pour les autres mesures, il y a concordance complète.

Mesures en millimètres.

Longueur de la tète et du corps

— de la queue

— de la tète

Plante du pied sans les ongles

Hauteur de Toreille

Largeur du crâne entre les arcades zygomatiques.. . . Longueur des os nasaux

— — frontaux

— du maxillaire inlérieur du cond\ le au soni-

mi't de la symphyse

— des molaires inférieures

— ■ — supérieures

GERBILLUS VALIDUS

Cf Type

de"

l'Angola.

9 de l'Oubatigiii.

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2Cj

Le G. validiis n'avait été signalé jusqu'ici que par l'explorateur d'Anchieta sur plusieurs points des possessions portugaises de l'Angola, h Caconda dans le bassin supérieur du Cunéné et à Ambaca au nord du Coanza. Sur l'itinéraire de M. J. Dybowski dans l'Afrique centrale, la localité de Yabanda, indiquée par le célèbre explorateur, se trouve située assez au Nord du coude de l'Oubangui, par ô^SO' environ de latitude Noid, près de la ligue de parlage des eaux qui sépare le bassin du Tchad de celui du Congo.

Comme on le voit, la zone de répartition du G. vahdus s'étend considérablement vers le Nord et franchit le Congo et l'Oubangui. De ce fait, cette Gerbille ne doit plus compter parmi les espèces exclusivement sud-africaines.

1\. Gerbillus EMiNi. (Thos.)

GerbiUm sp. 0. Thomas. Proc. Zool. Soc. London, p. 10, 24, 1888.

— Emini. 0. Thomas. Ann. and Mag. Natur. Hist., 6" série, p. 78,

a. Ç semi-adulte. M. J. Dybowski, février 1892. '»

b. (2f adulte. — 16 mais 1892. f Poste de la Mission sur la

c. Q^ — — 20 mai 1892. i rivière Kemo.

d. 9 — — 21 mai 1892. /

Le pelage des parties supérieures du corps chez cette espèce est doux et brillant, d'un jaune d'ocre pur sur les côtés de la tête et du cou, la face externe des membres et les flancs, mais passant assez brusquement au fauve abondamment tiqueté de noir brunâtre sur toute la région dorsale et le dessus delà tète, depuis l'extrémité du nez jusqu'à la racine de la queue. Autour des yeux et sur les côtés du museau existe une zone plus claire et blanchâtre ; de l'angle postérieur de l'œil part une bande noire, étroite, assez indécise, qui va se perdre au-dessous de l'oreille. Derrière celle-ci on retrouve, comme chez un grand nombre de Gerbilles, une petite touffe de poils duveteux, d'un blanc pur à la base, jaunâtre au sommet. Tout le pelage du dessous du corps, de la lèvre supérieure et de la face interne des membres est d'un blanc pur, séparé suivant une ligne

374 E. DE POU«l»AKCiUES.

bien nelte des leinles jaunes des flancs. A laface postérieure des cuisses et des jambes, les poils prennent une coloration d'un noir fuligiueux. Les oreilles assez longues mais de largeur médiocre sont presque entièrement nues. Sur leur face interne on n'observe que quelques poils blancs, courts et très clairsemés le long du bord inférieur; leur face externe ne présente qu'un maigre revèlenient de poils brunâtres, sauf le long du bord inférieur et près du sommet de l'oreille où ils sont blancs comme sur la face interne. Les mouslacbes sont fines et bien fournies, les inférieures blanciies, les supérieures brunes ; les plus longues soies dépassent en arrière le sommet de l'oreille. La queue est plus longue que la tête et le corps : sur ses deux tiers proximaux, les poils qui la recouvrent, bruns à sa face supérieure, jaunes en dessous, restent courts et étroitement appliqués contre les écailles sous-jacentes ; mais à partir du dernier tiers, ils s'allongent notablement et se relèvent en crête, surtout à la face supérieure; leur longueur s'accroît de plus en plus, et en môme temps la teinte brune envahit la face inférieure à mesure que l'on se rapproche de l'extrémité terminée par un pinceau assez long, mais peu souple et peu fourni. Les pattes sont assez grêles mais longues, surtout les postérieures dont les dimensions excèdent un peu celles du type de M. 0. Thomas. Les poils qui les recouvrent sont courts, rigides et d'un blanc pur. En avant, le pouce est atrophié et réduit à une phalange munie d'un ongle plat. La paume présente cinq bourrelets, les deux postérieurs très développés et contigus mais distincts, le sous-articulaire du doigt externe très réduit. Aux pattes postérieures, le pouce est faible et bien inférieur au doigt externe. Toute la sole de couleur brun sombre est dénudée depuis le calcanéum jusqu'à la base des doigts, sauf une bande étroite revêtue de poils courts et blancs qui la traverse de la base du doigt externe à celle du pouce. En arrière de cette bande velue, sur tout le dessous de la région tarsienne, la peau nue est lisse; en avant elle est visiblement grenue et renforcée de quatre tubercules, les

deux sous-articulaires des trois doigts médians forts et allongés, celui du doigt externe arrondi mais net et bien saillant, celui du pouce également arrondi, mais à contours vagues et déprimé. Ces particularités plantaires bien accusées surtout sur la jeune femelle (a) permettent, comme le dit avec raison M. 0. Thomas, de distinguer le G. Eniini de toutes les espèces du groupe, et constituent un critérium infaillible pour la déterminal ion. Sur le jeune spécimen [a) les couleurs sont plus vives et les teintes des tlancs passent au roux ardent. La femelle adulte [d) possède quatre paires de mamelles dont deux paires pectorales assez distantes Tune sus-axillaire l'autre sous-axillaire, une paire abdominale et une paire inguinale.

La tête osseuse, assez renflée dans sa portion cérébrale, présente en avant une étroitesse et une élongation extrêmes surtout dans la région nasale. Le liséré sus-orbitaire est bien accusé, et se termine brusquement au point de convergence des sutures fronto-pariéto-temporales. Les trous incisifs sont normalement développés ; quant aux trous palatins, ils s'étendent en avant jusqu'au niveau du bord antérieur des premières molaires et ne sont séparés des trous incisifs que par un étroit pont osseux, creusé d'une rainure profonde et ne mesurant pas plus de 1 1/2 millimètre dans le sens antéro-postérieur. Par suite de l'extrême acuité du museau, les incisives supérieures sont très étroites ; leur face antérieure offre une si forte convexité dans le sens transversal que le sillon qui marque le milieu de chacune d'elles est plus visible latéralement que de front. Les molaires tant inférieures que supérieures sont petites et étroites. Des trois lamelles transversales qui forment les premières molaires, la postérieure reste indépendante, les deux autres sont confluentes et leur couronne présente l'aspect d'un trèfle. La mâchoire inférieure est faible et l'apophyse coronoïde très peu développée. Les mesures réunies dans le tableau suivant donneront une idée plus précise des dimensions de la Gerbille d'Emin-Pacha.

1>F. PO U!i ARGUEE».

Mesures en millimètres.

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