‹ Ulcerations Et Perforations Gastriques Au cours de la fièvre typhoïdeChapitre 2 sur 14 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le sujet de notre thèse est basé principalement sur une observation, recueillie par MM. Bergé et Barthélemy à l'hôpital Broussais, d’un malade que nous avons personnellement vu et suivi cette année (1913) dans le service du D'Bergé, salle Lasègue, lit n° 16.

Ce malade fut atteint d’une dothiénentérie clinique-

ment bien caractérisée. Ayant succombé assez rapide-

ment dans le collapsus, on eut la surprise de découvrir à l’autopsie une ulcération avec perforation de l'estomac et abcès juxta-gastrique. |

Etant donnée la très grande rareté de cette complication, notre maître M.le D: Bergé nous a confié le soin de faire des recherches sur ce sujet.

Nous tenons à remercier ici cet excellent maître ainsi que son interne M. Barthélemy pour les bons conseils qu’ils nous ont prodigués et à les assurer de toute notrereconnaissance pour l'accueil toujours charmant qu'ils nous ont réservé, |

D'une manière générale, les lésions ulcéreuses de l'es-"

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tomac au cours des infections et des intoxications sont rares par rapport à celles que l’on peut observer, sous les mêmes influences, dans les autres parties du tube digestif.

Dans la fièvre typhoïde les ulcérations de l’intestin, et, en particulier, de l'intestin grèle, sont, il est à peine besoin de le rappeler, tellement communes,qu’on peut les dire à peu près constantes. Elles sont, au point de vue anatomo-pathologique,lacaractéristique la plus nette de la maladie.

Par rapport à elles, les ulcérations de l’estomac sont très rares, On peut même dire exceptionnelles.

Or, il n’y pas que dans la typhoïde que l’on observe la prédominance des ulcérations sur l’intestin grèle presque exclusivement : c’est dans la portion terminale de l’iléon que, dans là tuberculose, on les observe de préférence alors que, par contre, elles sont très rares à l’estomac.

C’est également dans l'intestin que s’observent de pré- férence des ulcérations au cours de la grippe, de la rougeole, de la variole, de l’infection streptococcique.

Dieulafoy et d’autres auteurs ont bien publié quelques observations d’ulcérations gastriques au cours des pneumococcies, mais ce sont là, cependant, des faits exceptionnels.

Les ulcérations des brûlures, dont l’origine semble être purement toxique,siègent aussi de préférence dans

l'intestin. Il en est de mème de celles observées dans

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