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Les douleurs deviennent plus particulièrement nettes en
Actuellement, le malade souffre le matin à jeun, mais relativement peu. Après le repas de midi, les douleurs apparaissent quelquefois immédiatement, quelquefois deux ou trois heures après l’ingestion des aliments. Six heures après le repas, les douleurs ont disparu.
Ces douleurs sont plus particulièrement localisées à gauche, S'irradiant en ceinture et dans le dos, accompagnées de renvois acides et de régurgitation. Vomissements irréguliers, le plus souvent provoqués. Faim douloureuse.
Amaigrissement de 14 kilos:
A l'examen, abdomen souple. Points cœlialgiques douloureux, Liquide gastrique à jeun (45 centimètres cubes) et grande hyperchiorhydrie.
Appareil pulmonaire: Rien au sommet droit. On ne perçoit à la base droite que quelques râles de cortico-pleurite.
A gauche, au sommet, le murmure vésiculaire n’est pas altéré, mais on perçoit quelques bruits adventices d'origine pleurale. Du tiers moyen à la base, il existe quelques lames de pleurite disséminées, manifestées par de petits frottements et des râles fins sous-corticaux.
Expectoration abondante muco-purulente. Toux fréquente. Le malade est amélioré sous l'influence du traitement au belladonne. Il accepte cependant l'intervention.
Intervention le 12 avril 1921 par le Professeur Bérard.
On trouve à la partie moyenne de la petite courbure un ulcère cicatriciel qui a rétracté modérément la petite courbure. L’ulcère est assez rétracté sur lui-même et par la rétraction cicatricielle pour qu'on puisse faire une cautérisation de Balfour ‘au thermo.
Cependant, comme il s'agit d'un bacillaire, et pour se rendre compte de la nature de l’ulcère, on fait une excision partielle et on termine par une cautérisation large de la muqueuse malade. Quand on arrive sur la muqueuse saine, on fait un premier plan de suture muqueuse enfoui sous les plans de suture séreuse. Suture de la paroi à trois plans.
En résumé, ulcus gastrique (début il y a 6 ans. Douleurs tardives. Faim douloureuse. Régurgitations acides. Hyperchlo-
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rhydrie, syndrome de Reichmann). Pleurésie gauche ancienne. Actuellement poussée de cortico-pleurite subaiguë, surtout à gauche.
Nous n'avons pu retrouver l'examen microscopique de ia portion d'ulcère enlevée.
OBSERVATION X (Inédite) (D' $SaAvx)
Joséphine B.., 30 ans, entrée salle Chavanne, le 15 janvier 1921, sortie guérie le 10 avril 1921.
Entre dans le service pour vomissements et faiblesses.
Antécédents héréditaires: Père mort à 51 ans de la poitrine; mère vivante en bonne santé; une sœur morte en bas âge, un frère vivant en bonne santé. :
Antécédents personnels: Scarlatine à 6 ans, réglée à 11 ans, régulièrement depuis; à l’âge de 12 ans a été très anémiée et envoyée cn traitement à Gien pour chlorose. A subi à 15 ans un traitement à la digitale; une bronchite à 19 ans; une autre à 26 ans.
S'enrhume tous les hivers et tousse presque constamment. A présenté quelques hémoptysies. Nie l'éthylisme. Mariée, mari délicat de la poitrine; a des rhumes fréquents; deux enfants en bonne santé, trois fausses couches.
Au mois d'août 1920, à présénté un vomissement subit de plus d'un demi-litre de sang rouge, puis de caillots noirâtres; d'après la description de la malade, il semble bien qu'on se soit trouvé en présence d’une hématémèse. Depuis 15 jours, les symptômes s’aggravent, la malade a perdu l'appétit, a présenté de la céphalée, des douleurs stomacales à heures variables après les repas, quelques coliques intestinales avec un peu de diarrhée; la malade à ce moment était très enrhumée et toussait avec un léger point de côté sous le sein gauche; elle interrompt son travail le 9 janvier; à ce moment elle vomit tout ce qu'elle prend, tantôt immédiatement après l’ingestion, tantôt plusieurs heures après. Ces vomissements sont
liquides (la malade ne prenant que des infusions) mélangés à un peu de sang pur. Elle présente en même temps des coliques abdominales accompagnées de diarrhée et des douleurs stomacales surtout nocturnes.
A l'entrée: malade assez forte, prétendant cependant avoir beaucoup maigri,. - e
Aux poumons, à l’auscultation, on trouve une légère obscurité respiratoire aux sommets. Dans ‘toute l'étendue des poumons, respiration emphysémateuse typique avec quelques sibilances en bas et à droite.
L'abdomen est souple, douloureux pourtant à la pression, particulièrement en un point situé à deux travers de doigt audessous des fausses côtes, à gauche de la ligne médiane. Rien au cœur ni au système nerveux, urines et température normales.
En résumé, il s’agit d'une femme à antécédents bacillaires, ayant présenté :
4° Des bronchites fréquentes, compliquées d’hémoptysies, il y à onze et quatre ans, avec actuellement une respiration emphysémateuse;
* 2° Des troubles dyspeptiques, pouvant être vraisemblablement attribués à un ulcus :
a) Hématémèse en août dernier;
b) Vomissements actuels, soit précoces, soit tardifs;
c) Douleurs nocturnes épigastriques et abdominales avec irradiations sous-costales gauches.
Pas de symptômes de sténose pylorique.
On institue pour cette malade le traitement médical : repos au lit, régime, carbonate de soude. La malade prend du poids, les symptômes s’amendent, puis disparaissent. La malade sort guérie le 10 avril 1921.
OBSERVATION XI ({Inédite) (D' SAvyY)
. G.. Alph, 43 ans, salle Sainte-Marguerite, lit n° 45. Entré dans le service le 13 avril 1921.
Souffre de l'estomac depuis août dernier.
Antécédents héréditaires: Chargés. Père mort de la poi- trine à 45 ans. Deux frères et trois sœurs morts de bacillose pulmonaire.
Antécédents personnels: À 14 ans est resté au lit deux mois pour accidents pulmonaires. È
A 31 ans, a été opéré au gros orteil gauche : après suppuration, curettage à la tête du premier métatarsien. Ostéite d'origine bacillaire possible.
En août 1920, amaigrissement et perte de force (4 kilos).
Il commence à souffrir de l'estomac en septembre 1920.
Une heure à une heure et demie après avoir mangé, commençait une cerise douloureuse, avec sensation de brülure, qui durait trois quarts d'heure environ et qui était calmée par l'ingestion d'une tisane chaude. Pas de vomissements, ni de douleurs à jeun, ni de douleurs nocturnes. Guérison apparente de décembre à février.
En février 1921, le malade se plaint.
1° À nouveau de son estomac: Les crises douloureuses reprirent en s’accentuant et ne le quittèrent plus un seul jour. Une heure à une heure et demie après les repas, crampe douloureuse au creux épigastrique, irradiée à gauche, durant trois quarts d'heure. Elles reprennent sur les 4-5 heures pour: une durée d'une heure environ. Vomissements alimentaires une heure après les repas et pendant la nuit. Perte de 9 kilos. : Pas de melænas, ni hématémèse ;
2° De son état pulmonaire: Le malade tousse et présente des signes pulmonaires, et un médecin qu'il consulte à ce sujet lui conseille le repos à la campagne, non seulement pour l'estomac, mais pour ses poumons.
A l'entrée: malade amaigri (49 kilos).
À l'abdomen, pas de phénomènes de sténose pylorique. Point douloureux à la pression du creux épigastrique.
Au poumon droit: Auscultation normale, sauf une respiration un peu rugueuse au sommet.
Au poumon gauche: Au sommet, respiration rude et craquements après la toux. Inspiration humée dans le reste du poumon.
À la radio: léger voile du sommet droit.
Obscurité du sommet gauche avec pommelures dans la partie supérieure du poumon.
L’estomac a une forme normale. Contractions très rapides et très énergiques.
L'examen des crachats montre la présence de bacilles de Koch.
La température est supérieure à 38°.
Traitement: Repos au lit, lait (3 litres). Atropine. Carbonate de bismuth (Cf. Thérapeutique).
Le 18 mai, le malade a pris 4 kilos. Plus de douleurs gastriques et notable amélioration®
En résumé, ce malade présente (D' Savy) :
Antécédents bacillaires chargés.
Depuis août 1920, amaigrissement et perte de forces.
Depuis septembre 1920, crises douloureuses gastriques.
Depuis février 1921, signes de bacillose pulmonaire. Ethylisme modéré. Bacillose pulmonaire : infiltration au début du sommet gauche, apyrétique.
Syndrome gastrique douloureux tardif, en rapport vraisemblablement avec un uleus de la petite courbure d’origine bacillaire.
OBSERVATION XII (Inédite)
B... Joséphine, 46 ans, salle Sainte-Marie, n° 19. Service du Docteur Cade.
Entre dans le service le 22 octobre 1919 pour douleurs gastriques et vomissements de sang.
Antécédents héréditaires et A. C.: Rien à signaler.
Antécédents personnels: Antécédents bacillaires ': pleurésie gauche à 16 ans; Bronchite à 20 ans; Grippe (?) il y à 3 ans suivie pendant un mois de toux et d’expectoration épaisse el jaune. È
En 1908, ablation d’un kyste de l'ovaire.
En 1912, ovarite et hystérectomie; cystite verruqueuse (?) Pas d’éthylisme.