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ont déjà fait des séjours dans les hôpitaux pour cette maladie. Dans une observation, on note un intervalle de trente ans entre les premières douleurs et le premier séjour à l'hôpital pour cette maladie. Et s’il est permis de faire une moyenne, elle donnerait un temps moyen de six ans entre les premières souffrances et l’arrivée à l'hôpital.
Deux fois, dans nos 18 cas, nous voyons l’ulcère débuter bruyamment par une hématémèse, Dans tous les autres cas, les malades ont accusé des troubles digestifs divers.
Ils se plaignent d’avoir eu des digestions difficiles, des régurgitations acides, des sensations de pesanteur et des douleurs après les repas, douleurs d’ailleurs plutôt tardives.
Puis à la période d'état, les malades ont présenté de la douleur. Elle est ordinairement tardive. Nous la voyons dans ces cas deux ou trois heures après les repas. Parfois, plus tôt, une heure et demie, parfois plus tard, quatre à cinq heures, parfois sans horaire fixe, ou continuelle, ou nocturne.
Elle peut être calmée par l'ingestion d'aliments (faim douloureuse) ou de boissons chaudes. Située toujours dans la région épigastrique, elle s’irradie sous le rebord costal gauche et dans le dos. On peut noter des points douloureux auxquels correspondent à la radiographie une image lacunaire. Enfin, les points cœlialgiques et paraombilicaux sont ordinairement sensibles.
Nes vomissements : Si l’on excepte deux observations où l'on manque de renseignements, les vomissements sont déjà moins fréquents que la douleur, qui existe tou-
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jours. On les note dans 12 cas. Ils manquent dans #4 (un tiers des cas). Ils se placent au moment des douleurs et peuvent être étagés (glaireux, séreux, alimentaires, hilieux). Ils peuvent être après le repas et aqueux ou alimentaires; ils sont parfois provoqués par le malade. Et ce rejet d'aliments, provoqué ou non, calme la douleur — s'ils sont tardifs, contenant des aliments ingérés la veille —, ce sera un signe de sténose pylorique (l’ulcus siégeant au pylore ou sur la petite courbure au voisinage du pylore). Ils peuvent aussi contenir quelques filets de sang, sans que cela permette d’affirmer que c’est l’ulcère qui saigne.
Des hématémèses. — 8 cas sur 16 (1/2). Si la proportion est moins forte, elle est proportionnellement plus importante que chez les ulcéreux ordinaires. Il est probable que les tuberculeux saignent plus facilement que les autres. Il ne semble pas qu'il y ait un balancement entre les hémoptysies et les hématémèses, puisqu'on ne les rencontre jamais chez les mêmes malades. 2 hémoptysies chez des ulcéreux vérifiés à l'intervention dans un cas; une hématémèse a été le « signal-symptôme ».
Ces hématémèses ont été assez fortes (1/2 litre environ) ; aucune n'a été mortelle. Elles se produisent sans effort de toux et s’accompagnent ordinairement de mælenas. Ceux-ci disparaissent après. Elles ne récidivent que rarement (quelques jours après).
Le Weber et le Mayer sont notés huit fois dans nos observations ; ils sont trois fois négatifs et cinq fois positifs. Ce qui laisse supposer que, dans la majorité des cas déclarés, le Weber et la Mayer sont positifs.
L’hyperchlorhydrie est notée trois fois. Le syndrome
2 As
de Reichmann, une fois. M. Arloing donne l'hypochlorhydrie comme le cas le plus fréquent, Nous n'avons pas les renseignements nécessaires pour conclure à cé sujet. Mais il nous semble que dans les cas où l’ulcère n’apparail pas à la période terminale de la bacillose, l'hyperchlorhydrie doit être plus fréquente.
La radioscopie de l'estomac a été pratiquée neuf fois, trois fois seulement elle n’a rien révélé d'anormal.
Dans certains cas, elle a été pratiquée avant et après l'intervention. Dans l'observation I, si elle a montré une image radioscopique normale, elle a montré qu'il restait six heures et demie après l’ingestion, de la baryte dans l’estomac. Après l'intervention, elle a montré le liquide se vidant par l’orifice de gastro. Dans trois autres cas, elle a nettement montré la forme biloculaire de l’estomac dû à un ulcère de la petite courbure.
Enfin, par deux fois, elle a montré une lacune et une encoche.
Si la ptose légère du l'estomac n’a qu’une importance relative, un estomac très ptosé semble indiquer une lésion anatomique. Et cette ptose stomacale est bien indiquée par la radio.
Le clapotage à jeun et les ondes péristaltiques, signes de sténose pylorique, peuvent se rencontrer non seulement dans les cas d’ulcères du pylore, mais encore dans les cas d’ulcères de la petite courbure, lorsque celui-ci siège près du pylore ou simplement par spasmes réflexes. Nous pouvons seulement affirmer que lorsqu'ils n'existent pas, il n’y a pas d’ulcère pylorique.
Sur les 14 cas où ces signes ont été recherchés, on a trouvé deux fois les deux signes;
FS
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Une fois le clapotage seul;
Une fois les ondes péristaltiques seules,
Il s'agissait, dans le premier cas (deux signes COncomitants) d'un ulcus de la petite courbure;
Dans le deuxième cas (deux signes concomitants) d'un ulcère de la petite courbure près du pylore;
Dans le troisième cas (clapotage seul), d'un ulcère de la petite courbure ;
Dans le quatrième cas (ondes péristaltiques seules}, d'un uleus pylorique.
Certains symptômes, comme l’amaigrissement, la cachexie, la diarrhée et troubles intestinaux, la température, peuvent aussi bien être dus à la tuberculose concomitante qu’à un ulcère. Nous les passerons en revue lorsque nous aurons étudié :
b) LES MANIFESTATIONS BACILLAIRES ASSOCIEES
Ces manifestations sont antérieures par leur début à l'ulcère, ou postérieures. Elles peuvent être pulmonaires avec ou sans généralisations. Elles peuvent être généralisées sans localisations pulmonaires.
On note 11 bacilloses pulmonaires antérieures: ou concomitantes.
3 bacilloses pulmonaires avec généralisations antérieures ou concomitantes.
3 bacilloses pulmonaires postérieures.
1 bacillose généralisée postérieure.
Nous reviendrons sur les relations de eause à effet entre ces bacilloses et l’ulcère, en étudiant l’étiologie.
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et la pathogénie. Abordons-en simplement les symptômes.
À) Bacilloses pulmonaires antérieures ou concomitantes
Dans un cas, il n’y a plus aucun symptôme pulmonaire. ;
Dans sept cas, il existe de la bacillose pulmonaire fibreuse.
De Ia cortico-pleurite existe dans trois cas : elle se manifeste par de petits frottements et quelques râles fins. Les sommets sont en grisaille à la radio. L'emphysème coexiste dans un cas.
Dans les quatre autres cas, il existe des signes de bronchite et d'emphysème. Les sommets s’éclairent difficilement à la radio. On note dans un cas de l'asthme probabiement bacillaire, et dans tous les cas, de la rudesse inspiratoire des sommets.
Dans trois cas, on trouve des signes de bacillose évolutive. Respiration soufflante des sommets, avec craquements. Très mauvais état général. Deux de ces malades se font opérer, car ils souffrent par trop. L'un meurt, l’autre est très malade, tous deux de broncho-pneumo-
nie,
B) Bacilloses pulmonaires avec généralisations antérieures ou concomitantes
Un malade a présenté des atteintes bacillaires multiples.
a) à la plèvre, il y a vingt-quatre ans. Il est atteint de bacillose pulmonaire évolutive; on entend des craque-
ments au sommet gauche ; à la radia, on vorït un aspect pommelé des poumons ;
b) au testicule et à l’'épididyme, il y a quinze ans;
c) un ulcère de la petite courbure.
La deuxième observation nous montre
a) Une infiltration au début du sommet gauche;
b) une ostéite du premier métatarsien ;
ce) un ulcère probable de la petite courbure.
Pour la troisième malade, on a porté le dignostic de bacillose multiple et atténuée : abcès appendiculaire, peut-être bacillaire.
Ulcérations luberculeuses intestinales.
Ulcère de l'estomac. |
Emphysème pulmonaire. Respiration soufflante du sommet droit.
CO) Bacilloses pulmonaires postérieures
Il s’agit de deux malades présentant un état pulmonaire suffisamment grave pour laisser penser à des lésions bacillaires assez avancées : épisodes aigus d'un état chronique. Ces deux malades ont eu des symptômes d’ulcères parfaitement nets il y a de très nombreuses années (vingt ans). Elles présentent toutes deux de la bronchite et de l'emphysème,
La troisième malade, entrée à l'hôpital parce qu'elle souffre de l’estomac depuis une quinzaine d’années, ne présente à ce moment aucun signe aux poumons qui'ait pu retenir l'attention. Opérée en septembre, elle présente, deux mois plus tard, des signes de bacillose accentuée, avec spélonques des deux côtés, L'’autopsie confirme la clinique.
RCA D) Bacillose généralisée postérieure
Ge cas se présente sans localisation pulmonaire.
Pas d'atteinte, semble-t-il, jusqu’en juin 1919, où le jeune malade (25 ans), est opéré d’ulcère gastrique ; sept mois plus tard, appendicectomie à la suite d’une appendicite (était-ce un abcès péri-appendiculaire d’origine bacillaire?). En juin, le malade, qui présente un aspect bacillaire et de la micro-polyadénopathie, entre à l'hôpital. Il meurt en août, et l’autopsie montre une péritonite bacillaire.
Le bacille de Koch n’a été trouvé que deux fois dans nos observations. La radiographie, faite en même temps que celle de l’estomac, a été très affirmative, et a confirmé toujours les signes cliniques.
Certains symptômes semblent communs à l'ulcère et à la tuberculose, s’aggravant du fait de cette dernière.
Nous voulons parler : |
-1° de la perte de poids et de la cachexie;
2 des troubles intestinaux ; à
3° de la température.
A) La perte de poids se voit dans tous les cas. Les malades se plaignent d’avoir fortement maigri en peu de temps (six mois au maximum).
Cette perte est de 9 kilos, 14 kilos, 18 kilos, dans certains cas. Les malades arrivent à l'hôpital avec la mine de bacillaires, et se plaignent tous de leur mauvais étal général.
B) Nous n'avons trouvé que deux fois la diarrhée dans nos observations. Elle doit être plus fréquente. Il est possible qu'elle n'ait pas parfois été notée.
Se
C) Sur 14 observations. les malades ont présenté quatre fois une température supérieure à 38°, la conservant un certain temps.