‹ Ulysse: tragédie en cinq actes et en versChapitre 39 sur 88 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

Si vous êtes sincère ou failes un mensonge.

Lorsqu'on votre palais Ulysse fut admis, Quelle robe avait-il? quels étaient ses amis?

ULTSSB.

Autant qu'il m'en souvient encore , grande reine , Il avait un manteau de pourpre, en double laine.

PÉNÉLOPE

C'est vrai.

ULYSSB.

Qui s'attachait par une agrafe d'or.

PÉNÉLOPE

C'est moi qui L'ai posée.

Et brodé sur le bord.

Comment ?

La gueule ardente et les yeux écartâtes , Un chien tenait un faon palpitant sous ses pattes.

PÉNÉLOPE

Le chien mordait le faon qu'il venait d'attraper,

Et le faon agitait les pieds pour s'échapper.

PÉNÉLOPE, kTëUmaqûf.

Oui , c'est vrai , c'est bien vrai.

Si j*ai bonne mémoire, L'un des amis d*Uly8se avait la peau très-noire, Les cheveux très-crépus et le dos contrefait. Il se nommait, je crois, Eurybate.

PÉNÉLOPE

En effet.

— Je n'ai plus aucun doute après un tel indice. Oui, vous avez chez vous accueilli mon Ulysse. —Ah I cher hôte, j'avais pour vous de la pitié ; Je vous aime à présent d'une grande amitié.

Elle se lère et ra ren uljme.

* Je voudrais vous servir, si j'en étais maîtresse * .

* — Étant né fils de roi , d'où vient votre détresse?

* Un Dieu m'a poursuivi, je vous dirai pourquoi :

* Comme nous naviguions, mes compagnons et moi ,

* Nous avons abordé l'île de Trinacrie ,

* Où les bœufs du Soleil paissent dans la prairie.

* La, pressés par la faim, et malgré mon conseil,

* Les miens ont immolé l'un des bœufs du Soleil.

* De là tous mes malheurs. Depuis lors la tempête

* M'a toujours repoussé loin des bords de la Crète.

PÉNÉLOPE, àTélémaque.

* C'est comme Ulysse. On dit que Neptune irrité

* Loin des bords paternels l'a toujours rejeté.

A Uljsse.

— Noble étranger, malgré votre aspect misérable , On voit bien quelque chose en vous de vénérable ;

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