ACTE II
EURTCLÉE, à Ulysse.
Âh ! je vous reconnais à cette cicatrice!
ciel!... ah! mon cher fils!... ah! vous êtes Ulysse!
ULYSSE , lui fermant la bouche de la main droite, et de la main
gauche Tattirant à lui.
Chut!... Ne me perds pas, toi, qui m'as donné ton lait! Ne dis rien ; — laisse agir les Dieux comme il leur plait.
Eurydée lui baise les mains , puis , sans rien dire , lui essuie les pieds et les parfume areo des essences.
LE CHOEUR, à Pénélope*.
DUS quitterez Ithaque et ses fertiles plaine s ,
Et cette chamhre antique où vous filiez vos laines ,
Pour un foyer lointain.
Votre nouvel époux sera méchant peut-être; Il va vous maltraiter, et vous parler en maître,
D*un ton dur et hautain.
Plutôt, plutôt la mort que cet affreux destin!
ULYSSE , s'approcbant de Pénélope.
Toute femme regrette, en sa douleur amère.
L'époux qui la prit vierge et qui la rendit mère ; Reine, j'aurais donc tort de blâmer vos regrets. Pourtant cessez vos pleurs qui flétrissent vos traits. D'un assez long chagrin vous avez fait la preuve; Vous pouvez aujourd'hui quitter l'habit de veuve.