‹ Ulysse: tragédie en cinq actes et en versChapitre 59 sur 88 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Mais vous ne vous plaisez qu'à dire ce qui fâche. Moi , je suis un vieillard ; — le lâche , c'est celui Qui , jeune et vigoureux , vit aux dépens d'autrui.

ANTINOUS, lai jetant un marchepied.

Ah ! tu m'insultes ! — Tiens !

TÉLÉMAQUE, se leyant et tirant à moitié son épëe.

Par tous les Dieux î je jure. . .

Ulysse arrête le bras de Télëmaquo, qui remet son épée dans le fourreau. — A Antinous, en se rasseyant.

Heureusement pour toi mon hôte est sans blessure ; Si tu l'avais atteint , il t'en eût coûté cher.

ULYSSE , revenant yers le seuil, puis se tournant ven Antinous.

Ami des mendiants, venge-moi, Jupiter!

LE CHOEUR DES PORCHERS*

Le pauvre est entendu par les Dieux qu'il atteste, Et celui qu'il maudit doit craindre un sort funeste.

EUMÉE

Frapper un indigent!. . Ils ne respectent rien.

Est-ce qu'on doit traiter un homme comme un chien!.

EUMEE.

Les temps sont bien changés. Sous le fils de Laè'rte , A tous les malheureux la porte était ouverte.

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