Chanté
Aux prétendwiti.
Mes amis, essayons nos forces tour à tour.
J'ai vu dans mon enfance Ulysse , et je déclare
Qu'il faut que son pareil soit d'une force rare.
— Au premier à ma gauche 1 — Eurymaque, c'est toi.
EURTHAQUE, prenant Tare.
Dieu des archers, Phœbas Apolk>n , aide-moi !
Il essaie détendre Tare.
L'effort qn'il fait enfle sa veine.
Et tend les muscles de son bras»
Il est rouge; il est hors d'haleine; Il s'irrite; colère vaine!
L'arc rebelle n'obéit pas.
EUBYMAQUE.
J'y renonce ; j'en ai le désespoir dans l'Ame. Il est dur de céder une pareille femme.
Mais essayez aussi , vous verrez^
ANTINOrS.
Tes aïeux Ne t'ont pas engendré pour ces sortes de jeux ; De manier un arc , ce n'est pas ton affaire ; Mais regarde-moi bien , et vois comme il faut faire.
Il essaie de tendre Tare, et ne pouvant j réussir, il le jette par terre arec dépit.
Maudit arc ! c'est du fer.
Il se forme un groupe dans lequel on essaie de tendre l'arc. 1 Chanté.