‹ Ulysse: tragédie en cinq actes et en versChapitre 63 sur 88 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Dans Pylos, dans Ârgos, ni dans toute la Grèce, Vous ne trouveriez pas une telle princesse.

PÉNÉLOPE, à Eumée , en lui montrant les prétendanta^

Prends donc cet arc, Eumée, et le porte à ceux-ci, — Puis va pendre aux piliers les anneaux que voici.

EUMEE ) prenfnt Tare et le oonridérant «rec émotion.

Ah ! je le reconnais ; c'est l'arc de mon cher maître.

Il montre Tare ans porchers.

CHOEUR DES PORCHERS*

Comment ne pas le reconnaître!

Oui, c'est bien l'arc de notre maître,

Hélas I hélas!

Sur les monts voisins du rivage.

Il perçait le chevreau sauvage Qu'un pied léger ne sauvait pas.

En revoyant ces vieilles armes, Je ne puis retenir mes larmes ,

Hélas! hélas!

Qui l'aurait dit que l'arc d'Ulysse D'un tel hymen serait complice !

prétendants! n'y touchez pas.

ANTINOUS) quittant la table, et Tenant sw le derant de la scène arec

tous les prétendante.

Silence donc! cessez de gémir devant elle ,

Porchers ! à cet hymen elle est assez rebelle.

«- Donnez-moi l'arc ; placez les anneaux dans la cour.

Il prend l'arc ; Eumée et les porchers ront aligner les anneaux dans la

cour.

Page 1