‹ Ulysse: tragédie en cinq actes et en versChapitre 7 sur 88 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Toi qui m'offris maint sacrifice, Je m'applaudis de ton retour.

DEMI-CHOEUR

Pour couronner ma chevelure blonde.

J'entrelaçais les joncs et tressais les roseaux.

DEMI -CHOEUR

Je travaillais dans la grotte profonde , Et sous mes doigts tournaient les rapides fuseaux.

DEMI-CHOeUR.

J'ai laissé tomber ma couronne Et mes roseaux éparpillés.

DEMI-CHOEUR

Aux quenouilles que j'abandonne Pendent mes fuseaux embrouillés.

LE CHOEUR

J'ai quitté l'œuvre commencée, Et suis accourue, empressée De revoir un ancien ami.

Ta voix est douce à mon oreille, Ulysse , ta voix qui réveille Mon écho longtemps endormi.

Nul depuis toi, fils de LaSrte, Dans ma grotte, aujourd'hui déserte.

N'immola le chevreau naissant ; Mais tu reviens, je puis attendre Et des fruits et le chevreau tendre Sur mon autel reconnaissant.

* Nymphes, sur votre autel je jure de répandre

* Le sang quotidien d'un chevreau bondissant.

LE CHOEUR

Saint, ô magnanime Ulysse Que défend Minerve propice, Toi qui m'offris maint sacrifice , Avec plaisir je te revoi.

Il faut, avant que tu t'abreuves De Teau limpide de mes fleuves.

Subir de nouvelles épreuves; Mais Pallas veillera sur toi.

MINERVE, aux Naïades.

Salut, Nymphes; salut, Divinités agrestes!

Les Naïades se retirent Ters la grotte.

Déesse!...

MINERVE

Quoi ?

Je crains des réponses funestes.

MINERVE

Tu parais combattu par la crainte et l'espoir.

Je n'ose interroger, et brûle de savoir.

1, Vers supprimés à la représentation.

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