‹ Un accident typique du skiChapitre 6 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La pratique de plus en plus étendue du ski et surtout les progrès de la technique permettant aux skieurs une vitesse et une audace croissantes, ont créé une pathologie spéciale dont de nombreux articles, d’abord à l'étranger, en Autriche dès 1910, en Allemagne, en Suisse, en Italie, puis en France depuis quelques années, ont analysé les principaux éléments. Très vite on fut amené à distinguer deux ordres de lésions :

— les unes dues au traumatisme en général et pouvant être rapprochées des lésions analogues dues à d’autres causes que le ski;

— les autres, dites fractures typiques du ski, revêtant du fait de leur étiologie des caractères anatomiques tout à fait spéciaux.

Parmi ces dernières, les fractures spiroïides du métacarpe ont été jusqu'ici assez peu étudiées,

quoiqu’elles présentent des caractères nettement originaux qui en font bien une lésion typique du ski. ;

Cette fracture des métacarpiens fut signalée pour la première fois par Blauel, qui d’ailleurs en donna une interprétation pathogénique qui nous paraît discutable. Moritsch et Rumnelhardt en précisent les caractères anatomiques, mais adoptent aussi cette pathogénie. |

Par la suite, de nombreux travaux sont publiés à propos des accidents du ski, mais tous ne font qu'effleurer la question de la fracture du métacarpe. Toutefois, nous devons signaler l'effort de quelques auteurs, Brenner, Hellauer, Steinmann, Spielberger, qui, critiquant l'interprétation pathogénique de Blauel, se rangent à un autre mécanisme plus aisé à admettre.

Mais c’est Logroscino, de Bologne, qui, au Congrès de Cortina d’Ampezzo (janvier-février 1937), apporte à l’étude des fractures des métacarpiens une contribution précieuse. Ayant observé luimême douze cas, il en fait une magistrale étude et, s'appuyant sur les clichés radiologiques recueillis à l’Institut Codivilla, il recherche et décrit un certain nombre de caractères assez particuliers à la fracture des métacarpiens chez le skieur pour en signer désormais l’origine. Cliniquement il en

Lu RS

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