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précise la, symptomatologie parfois si floue; enfin il en trace la conduite thérapeutique.
Par la suite, nous eûmes l’occasion d’en rencontrer nous-même. Nous pûmes recueillir auprès du docteur Grenet, de Mégève, trois observations portant : dans deux cas, sur la fracture d’un seul métacarpien; dans un cas, sur celle de trois métacarpiens. Enfin, nous apportons en contribution à l’étude de cette lésion quatre observations personnelles que nous avons recueillies et étudiées au cours des deux derniers hivers. Une seule d’entre elles, fracture isolée du Ie métacarpien, fait exception à la règle que Logroscino avait tirée des cas observés par lui.
Il a donc été décrit environ vingt cas de ces fractures.
De leur étude comparée, nous allons pouvoir mettre en relief quelques caractères anatomiques, pathogéniques et cliniques qui justifient le classement de cette lésion dans les accidents typiques du ski.
ETIOLOGIE
I. — La fréquence de ces fractures paraît minime d’après les principales statistiques :
1 % des accidents de ski; 2,2 % du total des fractures.
En réalité, leur nombre est probablement plus considérable, étant donné leur relative bénignité clinique qui fait que d’assez nombreux cas ne sont pas soumis au médecin.
II. — Cette fracture se voit chez tous les adultes, et, en particulier, il semble bien que, contrairement aux lésions ligamentaires du membre inférieur qui sont presque exceptionnelles chez les sujets soumis à un entraînement physique intense (militaires, guides, professionnels du ski), ces fractures des métacarpiens ne sont nullement en rapport avec l'aptitude sportive des sujets.