A. G. Dossier Montalembert
» prit et de talents, et mèrnc de génie, » dit Tinspecteur, qui signale son absence du corps. « Ces disposi- » lions de la nature lui ont procuré le double avantajre » de réussir dans la littérature et de faire en même » temps de grands pro2:rès dans le métier de Tartillerie, » de manière qu'il remplira avec distinction tous les » emplois que l'on jugera à propos de lui confier *. » La société de La Rochelle, h cette époque, ne le cédait en rien en charme et en gaîté, à celle de Grenoble. Les grandes fortunes, acquises dans le commerce de mer, avaient développé dans hi vi(»ille cité une vie mondaine et oisive. Les négociants protestants ou catholiques, faisaient à présent ligure de grands seigneurs. Ils habitaient de beaux hôtels, aux élégantes façades à fronton, aujourd'hui presque intacts, et circulaient dans les rues en carrosse ou chaise à porteurs ; Thiver, iis se promenaient sous les « porches » ou galerie couvertes, qui font encore l'ornement de la ville, la canne h pommeau d'argent à la main ; l'été, ils accompagnaient les dames « au » café de Provence, sur la place d'Armes, où l'on va » prendre les glaces», Tous les soirs, ce n'était que dîners exquis, concerts, bals et réceptions fort courues. Tel négociant se vantait d'avoir offert à souper à trente jolies femmes. Les Rochelais chantaient alors :
A la gaité de la taI)lo, Ne suffisent pas les pots.
11 faut r[if un jasour aimable Sèaïc les joyeux propos ^.
Laclos était tout prêt à remplir l'office de ce jaseur