‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 127 sur 171 · STAMFORD RE>TE MOMENTANÉMENT ENCOHE A BRUNSWICK SSO · texte numérisé non relu

STAMFORD RE>TE MOMENTANÉMENT ENCOHE A BRUNSWICK SSO

Monsieur, le soin d'être rinterprèle de mes sentiments de gratitude et de dévouement auprès de M. Fox, de Mylord Grenville et de son respectable frère. Le temps est trop court pour que je puisse m'acquitter moi même de ce devoir aujourd'hui.

Recevez, avec les regrets sincères que j'éprouve en pensant que vous allez quitter notre malheureux Continent, les assurances réitérées et non moins sincères de l'inaltérable attachement que je vous ai voué pour la vie.

Stamford.

PosL-Scriptum. — Madame la Princesse d'Orange, à qui j'ai communiqué votre lettre, vient de m'écrire qu'elle souhaite que je reste à Brunswick comme le lieu où je serai le plus à portée d'apprendre des nouvelles de Berlin. Je me décide donc à ne pas partir d'ici, tant que ma sûreté personnelle n'y sera pas compromise.

Voulez vous avoir la bonté de me laisser votre adresse à Londres avant de quitter le Continent.

Trois mois plus tard, jour pour jour, l'Empereur partait de Saint-Gloud pour se mettre à la tête de son armée, et le mois suivant, c'était de Potsdam et de Sans-Souci qu'il expédiait ses ordres et qu'il datait le 17*' Bulletin de la Grande Armée.

Bien que la dépêche qu'on vient de lire soit la dernière de celles qu'on trouve dans les dossiers du Record Office ^ la lettre, que F. J. Jackson écrivait de Londres, le 9 septembre, très probablement à Lord Grenville ou à Hammond, nous a paru devoir être publiée ici et jointe à ce travail, parce qu'elle démontre péremptoirement que la correspondance, entre le générai et le diplomate anglais ne subit guère d'interruption par le fait du départde ce dernier de Berlin. S'il en eût été autrement, si le général de Stamford n'avait été initié^ s'il n'avait pas participé à l'organisation du service de renseignements qui commença à fonctionner sur les bords de la Sprée dès les premiers jours de mai 1806, Jackson se serait bien gardé de proposer de mettre la personne, qui dans des circonstances aussi graves allait tenir dans sa main tous les fils de cette correspondance secrète, en rapport d'une pact.

avec le Ministre d'Angleterre à Hambourg, de l'autre avec le ge'néral qui, comme il le dit dans sa Note^ « continuait à fournir des informations au Gouvernement britannique (1) ».

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