‹ Un agent inconnu de la coalition: le Général de Stamford; d'après sa correspondance inéditeChapitre 129 sur 171 · LE SERVICE ANGLAIS DES HENSEIGNEMENTS A BERLIN · texte numérisé non relu

LE SERVICE ANGLAIS DES HENSEIGNEMENTS A BERLIN

dant actuel qu'avec des membres du Gouvernement prussien et des Otfîciers, parlant parfaitement l'allemand et qui, grâce à sa prudence et à sa circonspection, sera en état de s'acquitter de sa mission à notre entière satisfaction. Je propose de plus et par surcroît de précaution de lui prescrire de se tenir en rapport avec le Ministre de Sa Majesté à Hambourg et avec le Général de Stam- FORD. Ce dernier, ayant ainsi un nouveau moyen de correspondre, se trouvera de la sorte incité, non seulement à continuer, mais à intensifier les informations qu'il fournit à notre Gouvernement. La création de ce Service entraînera une première dépense de 500 livres et il faudra de plus prévoir l'ouverture de crédits ultérieurs dont le chiffre variera en raison même de l'activité et de l'intelligence de l'agent et de la durée de sa mission.

ANNEXES. — xNOTlCES. — DOCUMENTS OFFICIELS PIÈCES JUSTIFICATIVES.

Ad Préface, page 24.

La première Mission du Général de Stamford à Berlin, LORD GRENVILLE A DE LUC

i4 janvier 1798

« Le Roi (George lil), écrivait de Londres, le 14 janvier 1798, Lord Grenville à De Luc {Dropmore Papers. IV, 57-58), aurait sans doute souhaité que les circonstances eussent permis à Son Altesse Sérénissime (le duc de Brunswick) de seconder ces plans (l'entrée de la Prusse dans la Coalition) par sa présence à Potsdam. Mais si cela ne se peut pas, Sa Majesté voit tout l'avantage que cette cause importante retirerait du voyage de M. de Stamford, dont vous nous parlez dans votre dernière lettre et Elle vous charge en conséquence d'insister fortement auprès de M. de Stamford pour qu'il se rende à Berlin dans le moins de délai possible pour y travailler sur le plan tracé dans les différents Mémoires de Son Altesse Sérénissime et dans celui que je vous envoie aujourd'hui (1).

« Il s'agirait :

« 1° De maintenir la Cour de Berlin dans la résolution qu'elle annonce de défendre à tout risque le Nord de l'Allemagne et les embouchures des fleuves contre toute entreprise hostile des Français ;

« 2-' De rassurer le roi de Prusse contre les dangers qu'on n'aura pas manqué de lui faire voir dans celte résolution et d'appuyer sur l'assurance provisionnelle, que j'ai été autorisé de donner,

(1) Réponse de Lord Grenville au Mémoire du comte de Haugwitz.

sur les secours pécuniaires au cas que ces mesures amèneraient la guerre avec les Français.

ft 3° De tâcher par tous les moyens possibles de faire sentir la nécessité d'un rapprochement sincère et solide avec la Cour de Vienne, entreprise qui ne laisse pas d'être d'une exécution extrêmement difficile, surtout au moment où les bases de l'Empire, arrêtées entre l'Autriche et la France vont occasionner mille sujets nouveaux de jalousies et de contestations entre la première de ces Puissances et la Prusse.

« 4° Un point non moins important, c'est s'assurer de la coopération de la Russie. Les tentatives du Roi pour inciter la Cour de Pétersbourg à des mesures plus actives ont toujours été infructueuses. On ne peut plus espérer d'induire cette Cour à se mettre en avant comme premier moteur d'un plan de résistance aux progrès des Français et de réunion entre les grandes Puissances. Mais une fois assuré de la bonne volonté de la Russie, il y a lieu de croire qu'elle s'y prêterait sans hésiter, soit par des engagements formels et ostensibles, ou au moins en influant sur le Cabinet de Vienne et en garantissant la Prusse contre toute attaque de la part des Autrichiens — crainte que les mouvements actuels des troupes de l'Empereur François paraissent autoriser.

« Pour poursuivre tous ces objets à Berlin, rien ne serait plus important que de se prévaloir du zèle et des moyens que M. de Stam/ord aurait pour se faire écouler... Peut-être que dans la suite, si ce plan réussissait à Berlin, M. de Stamford pourrait être engagé à entreprendre le voyage de Vienne. »

Ad Préface, page 28.

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