CATHERINE 11 AU DUC DE BRUNSWICK
19 Mars 1795.
Réponse à une lettre découragée du duc. Elle le conjure d'agir sur l'esprit du Roi.
Dans un danger aussi pressant et aussi général, à qui peut-il convenir mieux qu'à Votre Allesse Sérénissime d'élever la voix et de déployer ses efforts pour le combattre? C'est l'espoir de dévoiler à S. M. Prussienne la nécessité de ne pas se prêter à une paix partielle avec la France qui me suggère l'idée de proposer à Votre Altesse Sérénissime de se joindre à moi pour tâcher d'engager ce Monarque à se rallier au plus vite, plus fermement et plus strictement que jamais, au seul système que la raison et la prudence puissent admettre, celui d'une résistance opiniâtre et vigoureuse et à rompre toutes ses négociations entamées sous des auspices si favorables.