SUIS CHARGE DUNE MIBBION AUPRES DU ROI D'EM PAGNE
Aa milieu d'an premier mouvement de triste Bfttisfa.csecood nitour chez lee mienu, après une perte ïlle, six mois d'absence, et un si rude voyage dans une ri mauvaise Baieon, je m'aperçus que, entre mon père, ifocdonald et le Premier Consul, il y avait un parti pris plufl me regarder comme militaire. Je vis que mes 1, que mes observntiona sur le paya d'oti je revenais, B Bnrtûut les rapports bienveillants de Duroc, mon it d'aspirant et le renom de mon père dans la dipîoatie, me faisaient considérer comme désormiiLs attaché e carrière. Elle était contraire h mes goûts, au moument des esprits d'alors, auK impressions que venait e donner l'exemple de Macdonald, et à l'attrait que, B mon enfance, j'avais éprouvé pour l'éclat des ar-
En conséquence, très décidé entre mes deux brevets
at'aspirant et de sous-lieutenant, lorsque Jlacdouald nous
Ènnit pour se présenter, avec noua, au Premier Consul,
Cl MÉMOIRES DUS AIDE DE CAilP.
je le suppliai de ne me désigner que dans ma qoaUté d'aide de camp à Bonaparte. Mais il n'eu tint compte ; et, quand vint mon tour, ce fut comme ^pirant qu'il me présenta.
C'était auic Tuileries, dans la salle qu'on nomme aujourd'hui Saloit du irons. A mon nom, et à ce mot d'aspirant. Bonaparte g'arréta. Il me re^rda £xeuieiib; sa figure, Bombre ce jonr-là, devint bienveillante, et il répondit : « Oui, je sais qn'U a d'heureuses i dispositions >. Mais moi, quoique je le visse d'aussi près pour la première fois, trop peu ébloui de l'aspect d'un aussi grand homme en raison des sentiments hostiles de nos quirtJeTS généraux, et d'ailleurs bien résolu à ne pas me laisser engager plus avant, je pris la parole et, osant le contredire : « Citoyen Consul, répliquai- je, ai j'ai des dispositions, ce « n'est pour la diplomatie, c'est pour l'état militaire. * Cette hardiesse le surprit, elle lui déplut : tout entier alors à la paix et anx négociations, elles contrariait ses vues BOT moi ; sa physionomie redevint sévère; et, d'une vois rude et brève, il me répliqua, en me tournant brusquement le dos : « Eh bien ! vous attendrez la gnerre. >
Ou ne trouvera pas singulier que je sois sorti de cette audience assez peu satisfait de l'aménité du Premier Consul. Mais ce n'était pas tout encore. Xous descendions le grand et double escalier qni n'existe plus, celui que les Suisses avaient défendu le 10 aoiït, qnand Macdonald, qni ne manquait gnère une occasion de plaisanter, s'arrètant ei se retournant, me complimenta, < sur le succès de < mon début près du général Bonaparte, et sur le T^ide