MI83IOS FOUR LE ROI D'ESPAGKE
i je n'fli revn ce général qu'au Temple, à l'an ^^ee interrogatoires qu'on lui iaisait subir, où la curiosité 1 ia'BTftît attiré, et où, toujours irrité contre lui, mais pai' ■^ard pour son malhour, j'évitai de m'en laisser aper- J pevoir.
Je n'avais rien à craindre de pareil de Beuruonville et I de Macdonald ; poortant, rentré chez mon père, on me 1 fit comparer cette grossièreté hostile à la grandeur d'àme I de Naçoloon, profitant de la fête du 14 juillet 1801 pour t'recneillir et inaugurer aux invalides les restes épars de I Turenne ! On me lit remarquer ses efforts pour relever, I pour rallier à son pouvoir tous les proscrite victimes des LigouTernementa révolutionnaires; on me rappela, encore Ijdogà propos, que, pendant mon séjour en Danemark, ■•yant appris dans quel dénûment vivait mon grand-père, râoiit il avait jadis reçu ses premiers brevets, il avait, par 1|mepension,adouciles derniers moments de son infortune; K||aiB la noble réception faite à ce vieux guerrier, quand il n^a aux Tuileries remercier le Premier Consul. lîonae avait été au-devant de lui ! Dans leur court entre-
a il s'était montré déférant ; et, le reconduisant jusque
r l'escalier, il avait voulu que sa garde prit les armes, Iqae les tamlKturs battissent au: champs, qu'enfin elle finà rendit tous les honneurs railitaires dus au rang, alors *^^li, de maréchal!
Ce contraste entre une malveillance trivialement injuies égards généreux, ces témoignages de consi-
ntion pour mon grand-père, comme pour nos gloires œîatocratiqnea, toucha profondément mon cœur ulcéré.
Mbb yeux s'ouvrirent, lia virent en Bonaparte le véritable poÎBt d'appui que j'avais cherché, et qui s'offrait au Buliit et h la réhabilitation possible des restes de la société ancienne. Néanmoins, fatigué de mon inutilité, et me croyant disgracié de Napoléon piir mon obstination autidiplomatiqne, je venais de demander un emploi de mon nouveau grade dans le ID"'" de Di^gona commandé par Caulaincourt, quand j'appris que, dans ce régiment, unedénonciatiou de complot, à propos do Concordat, avait irrité contre lui le Premier Consul. Le fait était faus, il fut cm vrai, et couséquemment un escadron de ce corpa, composé des plus mécontente, allait être envoyé à Sainbnomingue.
An mt^me moment je reçus un billet de Duroc, daté du 4 prairial an tO {H mai 1802) : il m'inritait à me ren-r' dre à midi à MalmaisoQ ; le Premier Consol désirait me parler ; je serais introduit par l'aide de c&mp de service ; Duroc s'exct^ait, sur sou absence forcée, de ne pouvoir se charger de me présenter loi-même.
Certes il n'y avait rien dans on tel billet qni dût m'alarmer; mats les imaginstions jeunes et vives sont an^ jettes aux préoccupations exclusives et ne brineut ps» alors par le bon sens. La mienne se figura, tout qUe j'étais, que ia coïncidence de ma d dans le 10"* avec l'esprit géditieos que trer ce rêgtmeui, m'avait attiré la colère de J'uTÎTV dt>nc à Malmatson eocvaincn que j'alUis voir, aprè« une forte réprânaiide, la menace oa I' d« mon départ pour Sair^Domingue. On peut joger