‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 154 sur 316 · LittersB Vladislai régis ad Urbanum VIII. 26 aug · texte numérisé non relu

LittersB Vladislai régis ad Urbanum VIII. 26 aug

284 SALNT JOSAPHAT. — LITRE Vil

<c nous accusera pas, moi et mes conseillers, d'être sorlis de ■ la ligne du devoir en cette affaire ^ »

Avant que cette* lettre parvînt à Rome, les articles de pacifi- ^ cation y étaient déjà connus ; et sur le rapport d'une coogrcga-

tion, composée de cardinaux, de théologiens et de canonistes, le Pape les avait déclarés nuls et invalides, comme contraires aux lois divines et humaines. Urbain VIII écrivit lui-même à Ladislas pour lui annoncer que cette transaction ne pourrait jamais être acceptée par TEglise. Le Pape exprimait Fespoir que le roi, averti du détriment qu'un pareil acte causeiail aécossairement à la religion, le ferait effacer des constitutions de la Diète, et arrêterait les machinations des ennemis de la foi et de la paix publique.

Visconti reçut en même temps Tordre de s'opposer àlacûofirmation des articles de pacification, et à leur exécution, s 11^ étaient déjà conGrmés. Il devait représenter à Ladislasles fatales conséquences qu'avaient toujours pour les monarchies les concessions faites aux ennemis de rEglise,qui étaient toujours les plus dangereux ennemis des rois.

Au lieu d'entrer dans cette voie funeste, le nouveau mooa^ que avait devant lui Texemple de son père, qui s'était aquis une gloire immortelle en protégeant l'Union et en délruisaot rhérésie. Quoi qu'on en eût pu dire, l'Union avait été conclue publiquement et dans les formes légales. Les Uniates possédaient légitimement les bénéfices qu'on voulait leur enlever^ en les spoliant, on préparait la ruine complète de l'Union. D» reste, cette affaire était purement ecclésiastique, et les laïques, le roi lui-même, n'avaient aucune autorité pour la juger.

L'archevêque de Gnesen et le grand-chancelier reçurent également du Souverain Pontife l'avis d'empêcher à tout prix rexécution d'un traité qui devait amener infailliblement les plus grands malheurs sur la Pologne. On avait demandé au Pape s'il n'était pas possible, pour éviter un plus grand mal, de dissimuler et de tolérer les concessions faites aus schismatiques, sans les approuver. Au jugement du SouT^ pain Pontife, une telle condescendance eût été coupable; et Urbain VIII écrivait à Rutski et à ses suffragants de protester contre ces articles, s'ils ne pouvaient en empêcher la publi-

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