CHAPITRE III. — EXÉCUTION DES ARTICLES DE PACIFICATION
cette assemblée ; mais il crut de son deyolr d*y paraître poar plaider la cause de TUnion.
Après diverses consultations, les évêques latins résolarent d'écrire une lettre synodale au roi, pour lui recommander FEglise uniate; et d'adresser une supplique au Pape, pour solliciter encore la canonisation de saint Josaphat. Ils promirent en outre de s'intéresser aux affaires de TUnion dans la prochaine Diète et de suggérer au roi deux moyens de les terminer.
L'un de ces expédients était de ne pas discuter ces questions Il la Diète qui allait s'ouvrir, mais de les renvoyer à la session suivante, en intimant aux deux parties Tordre d*y comparaître, pour exposer leurs droits et entendre une sentence définitive. La cause devait être plaidée devant le roi, les sénateurs et des députés de Tordre équestre ; et les Uniates comme les schismatiques seraient tenus à respecter leur décision.
L'autre proposition, acceptée parles évéques latins, était de convoquer par une constitution de la Diète une assemblée mixte d'Uniates et de schismatiques, dans laquelle ils conféreraient ensemble de leurs affaires temporelles et spirituelles, « non plus avec les formes bruyantes de la justice, mais c comme dans un colloque et avec le ton de la charité au ,« moins politique ••
Rutski croyait-il à Teffîcacité des moyens proposés? On en peut douter ; mais, après cette assemblée, il demandait au Pape d'écrire aux évéques latins pour les encourager dans leurs favorables dispositions envers TUnion, et réclamait pour lui-même la permission de traiter des affaires de son Ëglise avec les schismatiques dans les formes proposées durant le Concile. Il eût désiré aussi qu'en confirmant les actes de cette assemblée, le Pape y ftt insérer quelques mots pour recommander à tous les membres du clergé latin de favoriser et de •défendre en toute rencontre TUnion ruthène*.
Les schismatiques s'agitèrent beaucoup, selon leur coutume, -dans les diétines anté-comitiales pour faire élire des nonces et rédiger des instructions favorables à leur cause. Dans beaucoup de districts. spécialement delaRuthénie-Blanche,ils réussirent, et les nonces eurent Tordre de presser la pacification
i. Brevis relatio de rebtts Unionis^ an. 1635.
de la religion grecque selon les points arrêtés à rélection do Roi, A Vilna au contraire,à Trokiet dans quelques autres lieux, les le lires des schismatiques ne furent pas même reçues, quoique les Uniates n'eussent rien écrit dans l'intérêt de leur cause,
A Nu wogrodek, on avait des lettres des schismatiques ; mib on n'osa pas les lire, à cause, sans doute, delà présence di métropolite Rutski, qui faisait partie de l'assemblée. Quui son lour vintde parler, il demanda la lecture des protestatiooi faites contre les articles de pacification, après la Diète de couronnement. Les schismatiques voulurent s'y opposer ; mais, comme tes hérétiques n'essayèrent pas de les soutenir,ils foreal réduits au silence.
Aprùa la lecture des trois protestations, le maréchal à grand-duché de Lithuanie, auprès duquel se tenait Rutski, dl publiquement : « Nous ne renierons pas nos signatures à h t pruL haine Diète ». Le prince Alexandre Sanguszko, palaiii de Wulliynie, parla ensuite, rapporte Rutski, « plutôt en catifr ■ liqufï qu'en hérétique. « Nous avons besoin de la paix,disait-ilf « il lïuit absolument empêcher les controverses sur la religioiç a duDs beaucoup de lieux du royaume, on a commis de grandes a injustices à l'égard des évangéliques, en violant ce qni i « été statué en leur faveur pendant l'élection du roi. » Et il* M mit à parler brusquement sur des choses arrivées à Luhli^ u dont les nôtres ne savaient pas un mot. Les catholiques si n sont étonnés que la Wolhynie produisit de tels calholiqte& tt Le palatin parla ensuite longtemps en faveur des schisoia tiques. Nous avons obtenu cependant que la clause des i^ « slrucLions qui nous concerne fût écrite en la manière siiti vauLe : « on arrangera les affaires de la religion grecq«j « muis^ encore une fois, en sauvegardant les droits de VE^ « catholique romaine. »
Un des districts du palatinat de Braclaw fut le théâtre dû»* scène qui caractérise les mœurs politiques de la Pologne clq* occupa ensuite longtemps la Diète. Aussitôt après la publici^ Lion dcd articles de pacification, un certain Chropiwniski, viccr juge do Braclaw, s'était empressé de recueillir des souscrç* tiûtis parmi les schismatiques pour ouvrir des écoles datf celte contrée. Les Jésuites, qui avaient un collège à Winnic^ cherchèrent à arrêter cette entreprise, mais en vain. L'évôqo*
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