‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 165 sur 316 · Rutscii ad Raphaël, Korsak epist. 5 febr · texte numérisé non relu

Rutscii ad Raphaël, Korsak epist. 5 febr

308 SAUIT JOSAPHAT. — LIVRE VH

grand-duché de Lithuanie, Nicolas Triyna, gagnés tous àtnk rUnion par saint Josaphat, étaient encore celle fois les vérité blés chefs de la noblesse ruthène. Dans cette assemblée, oi examina sans doute s'il était possible d*obtenir,comme îeséTé^ ques latins rayaient désiré, ou le renvoi de la cause à la Dièï^ suivante, ou la réunion d'un synode mixte d'Unîales el de^bir matiques; mais la situation était telle, que ces expédients éui impraticables. D'un autre côté, depuis que le Saint-Siège arir. parlé, les Uniates ne pouvaient plus offrir de conce^ssiousl leurs adversaires. Après une longue délibéralioo, o&coci; d'attendre que le roi eût déclaré ses intentions * .

La grande difficulté, comme toujours, était d'intéresser catholiques latins à une cause qu'ils ne voulaient pas conâiddn comme la leur. Les évêques de Vilna et de Samogitie, le prii Albert Radziwillyet deux ou trois sénateurs peut-être, metuli une véritable ardeur à soutenir les Uniates. Les autres éT^^^ latins et les laïques les plus dévoués à la religion combatbh à leurs côtés, mais sans entrain et sans vigueur, codiidë soldats résignés d'avance à une défaite.

« Les catholiques, écrivait Visconti, sont tellement tièà « qu'à l'étonnement de tout le monde, leurs adversaires, k « coup moins nombreux et moins puissants qu autrefois, f^ « plus de bruit et de menaces que jamais, et remporteot l' « jours quelque nouvel avantage. »

« Pour défendre l'Union, disait ce prélat au lendemain â « Diète, il nous a fallu combattre des monstres ; car ses ed « mis, alliés aux hérétiques, ont employé les artifices les^ « subtils de la malice grecque, pour conduire à bonnt 9 leurs machinations. Ils nous ont menacé de la vioJeac?; « s'ils n'ont pas employé le fer, ils ont recouru èi la puîssaii « séduction de Tor, et l'avarice leur a fait rencontrer plu^ d't « Judas parmi les catholiques. Ils ne prétendaient à rien moi « qu'à détruire entièrement la sainte Union, en lui enleyaul « meilleure etlaplusgrande partie des évéchés, desmonas « et des églises. Ils voulaient faire des fondations nouvelles

1. Relatio de illis quse actds sunt Varsoviœ in causa RuthenoruJ^ torum ioto comitiorummense februario ei martio an, 1635. — Comi quée parle H. P.Martinoy, ainsi que plusieurs lettres de Ruttkit Ml ci-après.

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c faveur du schisme, et l'établir de telle sorte, qu'il n*eût plus < été possible de Tabattre *. »

Tout le mois de février fut employé en vains efforts pour empêcher l'exécution des points de pacification. Les scbisma* tiques la réclamaient à grands cris, dans la chambre des nonces, devant le sénat, en présence du roi lui-même, ils déclaraient, selon leur coutume, qu'ils n'entendraient parler d'aucune affaire sérieuse, tant qu'on n'aurait pas accompli toutes les promesses du diplôme délivré au couronnement.

Le 14 février, Ossolinski rendit compte de son ambassade et annonça à la noblesse que le Pape lui faisait différentes concessions au sujet des dtmes dues au clergé, défendait aux communautés religieuses d'acheter des terres nobles, et promettait défaire juger en Pologne tous les appels portés à son tribunal. Quant aux affaires ruthènes, l'ambassadeur fut obligé d'avouer qu'il n'avait rien obtenu. Il reconnut que les commissaires pontificaux avaient montré les plus bienveillantes intentions- « Mais, dit-il, ce principe revenait toujours, que TÉglise de « Dieu ne peut approuver ni même tolérer que l'on donne le « soin des âmes aux déserteurs de l'Union ; car, en vertu de la € loi divine, tout pasteur est obligé de donner son àme pour « ses brebis. Ce point ne pouvait être résolu d'une autre c manière, sans blesser l'intégrité de la foi '. »

Cette déclaration pouvait satisfaire les schismatiques. Ils exigèrent que la Diète passât outre et leur accordât tout ce qu*on leur avait promis. Ossolinski avait conclu son compte rendu en disant au roi : « Sa Sainteté laisse toute cette affaire « au zèle et à la prudence de Votre Majesté ». Si le Pape ayait fait une réponse semblable, il supposait du moins que. Ladislas respecterait tous les droits des Uniates et de la justice, et prendrait pour règle de conduite la décision rendue par la Congrégation des affaires ruthènes.

Tel n'était pas le dessein du prince. Après le rapport de son ambassadeur, le roi choisit quelques sénateurs et fit élire par les nonces des commissaires, pour trouver un moyen d'accorder les Uniates et les schismatiques. Les Uniates refu-

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