‹ Un apotre de l'union des eglises au XVII siecleChapitre 166 sur 316 · Visconti, Belazione · texte numérisé non relu

Visconti, Belazione

% Compte'rendu de l'amboêsade d'Oisolinski présenté à la Diète, ms- CoUection Naniszewicz.

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sêrent de comparaître devant cette commission, à cause de la défense du Saint-Siège, qui leur avait interdit toute concessioit

Le secours vint alors aux Uniates du côté où ils pouvaient le moins Tespérer. Deux années de règne avaient déjà mûri la roi Ladislas. Il avait cueilli des lauriers dans sa campagne contre la Moscovie. Malgré la prise de Smolensk et la caplore de toute une armée moscovite, il avait cependant accepté aiec empressement un traité qui lui garantissait la possession de Smolensk, de Czernichow et de la Siévérie, à condition qui sacriOerait son titre de grand-duc de Moscovie. Renonçant à régner au Kremlin, Ladislas ne tenait plus autant à ménage les schismatiques. Trop éclairé d'ailleurs pour ne pas voir enfiD de quel côté étaient le bon droit et le véritable intérêt di la Pologne, il commençait à se montrer plus favorable aax Uniates. Ses engagements antérieurs lui ôtaient la possibilité d'arréier le coup qui allait les atteindre : il essaya du moifii d'en adoucir la violence '.

L€s Uniates remarquèrent eux-mêmes que le roi avait chois pour ses commissaires les sénateurs les mieux disposés et leur faveur. Dans la discussion des articles de pacîiicatiiMi, cerlains points furent aggravés ; mais d'autres, en plus graai nombre, furent adoucis. Les Uniates redoutaient en partiel lier rfnstitution de ces commissaires, qui devaient aller < ville en ville pour faire le partage des églises. Chacun de leiBl^ arréls pouvait être une aggravation des articles de pacifi<*= tion ; et Rutski écrivait : «f De cette commission, nous poi tt vons dire, comme le prophète Joël, que la rouille a dévoii. « les restes de la sauterelle ». Il eût préféré que, s'il fellaft en venir à cette extrémité, le roi désignât lui-même les églis» assignées aux schisma tiques. Cette concession ne lui fut p» accordée.

Dans les derniers jours de février, Ossolinski vint, delà pari de Ladislas, annoncer au métropolite les résolutions déliûilives du roi. Le prince déclarait, en particulier, qnll avait le droit d'envoyer, quand bon lui semblait, des com missaires dans les viUes royales, et qu'il ne voulait aucun» discussion à cet égard dans la Diète. Il consentait à laisser

1. Cli favorables dispositions du roi sont attestées par le nonce )^ conti.

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