CHAPITRE m. — EXÉCUTION DBS ARTICLES DE PACIFICATION
révôehédePrzemysP. Malgré cet arrêt, Hulewicz n abandonna pas sa proie et continua la guerre contre Krupecki ; mais ses exactions et ses violences le rendirent odieux aux schismatiques eux-mêmes, qui ne lui pardonnèrent pas, en particulier, le pillage du magnifique trésor de la cathédrale de Przemysl. Il encourut de nouveau la peine de l'infamie, et mourut sous le coup de cette honteuse sentence. Cette mort ne rendit pas la paix à la malheureuse église de Przemysl. Un certain Winnicki se fit nommer évoque schismatique de cette ville, et Krupecki dut recommencer contre ce nouvel ennemi une série de combats, qui remplirent la fin de sa laborieuse carrière.
Les sièges épiscopaux de Pinsk, de Wlodimir et de Chelm devaient rester auxUnîates. Ces diocèses furent cependant le théâtre de luttes toujours vives et quelquefois sanglantes. Au moment du partage des églises, Tévêque de Pinsk, Raphaël Korsak, eut beaucoup à souffrir de la part des commissaires royaux; mais il fut assez heureux pour faire échouer en partie leur mission. Toutes les églises de sa ville épiscopale restèrent en sa possession, et les schismatiques, réduits à célébrer leurs exercices religieux dans des maisons privées, ne parvinrent à organiser un culte public qu'en établissant une confrérie et en bâtissant une église, sur un fonds appartenant à des nobles de leur parti '.
A Wlodimir, Tévéque uiiiate, Joseph Bakowiecki, n'eut pas un succès aussi complet. Plus d'une fois cependant, il fit triompher son droit contre les prétentions des schismatiques. La cathédrale de Brzesc, dont il portait le titre épiscopal uni à oelui de Wlodimir, étant menacée, il se rendit dans cette ville à la tète de son clergé pour défendre cette église au prix même de sa vie. C'était sous les voûtes de cette cathédrale que l'Union avait été proclamée en 1595 ; sa conquête eût été un triomphe éclatant pour les schismatiques, un grave échec pour les Uniates. La latte menaçait d'être chaude ; car le commissaire envoyé par le roi était le palatin de Belz, Raphaël Leszczynski, chef du parti protestant en Pologne.
Il arrivait à Brzesc, bien résolu â faire prévaloir, même par